Par Gérard Brazon, écrit pour l’exposition 2009 réalisée par l’Atelier de généalogie.
A mon arrière-grand-mère
Il était beau, il était si gentil,
Il avait de beaux mots et tout promis.
Alors, c’est entre deux ballots de foin,
Fougueux, il démontra son Valentin.
Puis elle avait cru au mariage,
Avant qu’elle n’ait cessé d’être sage.
Mais depuis les foins, qu’elle n’est plus vierge.
Il lui a dit d’allumer un cierge.
Toute seule, elle a fait son petit.
Un mignon de tendresse. Que pour elle!
Puisque le beau gars, son père est parti.
Parti bien loin, laissant l’ex-pucelle.
De fille de ferme, en fille mère.
Pour aller courir les demoiselles.




