Archives Conférences SHALP 2006-2009

Chaque saison, la Société Historique Artistique et Littéraire de Puteaux (SHALP) organise des conférences sur les sujets les plus divers, soit d’intérêt local, soit plus largement sur l’histoire et la culture.

Elle fait appel à des universitaires de renom, ou à des chercheurs et écrivains ayant publié des ouvrages ayant fait date.

Nous reprenons en archives ci-dessous les thèmes des conférences des années 2006-2009.

Conférences SHALP 2006

Pour mémoire, voici les conférences organisées par au Palais des Congrès de Puteaux de septembre à décembre 2006

« Histoire de Regards : un regard au Paradis, la miniature persane » par Véronique Defauw
Le 23 septembre 2006, à 15 h
Regarder une miniature persane, c’est se promener dans la nature céleste, dans des jardins aux couleurs de pierres précieuses : un voyage au pays des plaisirs.

« Si Louvre m’était conté : la forteresse de Philippe Auguste et le  » beau séjour  » de Charles V  » par Hélène de la Selle
Le 30 septembre 2006, à 15h
Au tout début du XIIIe siècle, Philippe Auguste protège Paris d’une enceinte que renforce à l’Ouest, la « Grosse tour du Louvre ». Mais, dès le siècle suivant, Charles V abandonne le palais de l’Ile de la Cité et transforme l’austère forteresse en une somptueuse résidence royale.

« Histoire de Regards : le regard ébloui, de Turner à Rothko » par Véronique Defauw
Le 7 octobre 2006, à 15 h
Le peintre regarde le soleil en face. Ebloui et fasciné mais aussi aveuglé, comment parviendra-t-il à nous communiquer ses sensations par la seule présence de sa couleur.

« Si le Louvre m’était conté : le palais de la Renaissance des derniers Valois » par Hélène de la Selle
Le 14 octobre 2006, à 15 h

Avec la Renaissance et des artistes tels que l’architecte Pierre Lescot et le sculpteur jean Goujon, le Louvre change à nouveau de visage à l’initiative de François Ier et devient le théâtre de la vie de la cour raffinée des Valois. A la mort d’Henri II, sa femme Catherine de Médicis se fait construire un nouveau palais hors des murs, la palais des Tuileries.

« Corneille » par Claude Coulon, Professeur à l’université Paris Sorbonne
Le 21 octobre 2206, à 15 h

« Histoire de Regards : le regard intérieur : paysage chinois  » par Véronique Defauw
Le 28 octobre 2006, à 15 h
Le paysage chinois est un poème intime, l’âme de son auteur, une connaissance du monde qui pénètre peu à peu celui qui le regarde.

« Si le Louvre m’était conté : Le « grand dessein » des Bourbon » par Hélène de la Selle
Le 18 novembre 2006, à 15 h
Henri IV – le premier des Bourbons mais aussi le premier urbaniste de Paris et un grand « roi bâtisseur » – est à l’origine du grand dessein du Louvre, vaste projet destiné à faire du double palais une véritable cité royale…Il n’aura le temps de réaliser que la galerie du Bord de l’Eau, réunissant le Vieux Louvre aux Tuileries, et ses descendants, Louis XIII et Louis XIV, feront multiplier par quatre les proportions de la Cour Carrée, désormais ouverte sur la ville par sa somptueuse Colonnade… Mais le départ du roi à Versailles interrompt le chantier et va changer le destin du Louvre !

« Histoire de Regards : Titien : le pouvoir en face » par Véronique Defauw
Le 25 novembre 2006,à 15 h
Cette conférence a pour but de préparer le visiteur à l’exposition, « Titien, le pouvoir en face », qui se tiendra au musée du Luxembourg. Cette exposition met en lumière le Titien portraitiste, celui qui a immortalisé les plus grands hommes de son temps et nous a offert une vision intime de la société du XVIe siècle.

« Si le Louvre m’était conté : l’abandon du XVIIIe siècle, la période révolutionnaire et la création du musée » par Hélène de la Selle
Le 9 décembre 2006, à 15 h
Durant tout le XVIIIe siècle, les rois sont à Versailles et le Louvre, abandonné et inachevé, a définitivement perdu sa fonction de résidence royale…Les Académies, autorisées par Louis XIV à s’y installer, y côtoient alors les artistes qui envahissent tous les locaux disponibles, transformant l’ancien palais des rois de France en une joyeuse pension de famille…Louis XVI, sensible à l’esprit du siècle des Lumières, est d’accord pour exposer ses collections dans le Grande Galerie mais c’est finalement la période révolutionnaire qui verra naître le premier Muséum du Louvre.

« Histoire de Regards : le regard critique, Jérôme Bosch » par Véronique Defauw
Le 16 décembre 2006, à 15 h
Etrange œuvre que celle de Jérôme Bosch ! Que regardons-nous, une terrifiante et ludique création de monstres ou un art élaboré fit de réflexions théologiques ? L’ambiguïté règne dans le jardin des délices.

Conférences SHALP 2007

Pour mémoire, voici les archives des conférences organisées au Palais des Congrès de Puteaux en 2007.

« Si le Louvre m’était conté : le musée Napoléon et l’œuvre de la Restauration  » par Hélène de la Selle
Le 13 janvier 2007, à 15 h
Napoléon Ier, après sa fulgurante ascension, s’installe au palais des Tuileries et reprend le grand dessein d’Henri IV. Ses architectes, Fontaine et Percier, commencent l’aile nord, le long de la rue de Rivoli nouvellement percée, et reprennent le décor inachevé de la cour Carrée. En parallèle, Napoléon enrichit considérablement les collections du Muséum – rebaptisé Musée Napoléon – à la tête duquel il place le remarquable Vivant Denon. Après la chute de l’Empire, Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe continueront plus modestement l’œuvre de leur prédécesseur.

« Histoire de Regards, Le regard cultivé , l’Ambassadeur de Holbein » par Véronique Defauw
Le 20 janvier 2007, à 15 h
Comment la peinture peut-elle s’inscrire dans la culture humaniste ? Comment Holbein, peintre artisan, peut-il hausser son œuvre au niveau de ses commanditaires ? C’est ce que nous essaierons de comprendre en analysant ce tableau à la fois si savant et si mystérieux.

« L’énigme du masque de fer » par Jean-Christian Petitfils
Le 27 janvier 2007, à 15 h
En 1687, en plein règne de Louis XIV, un mystérieux prisonnier d’Etat était conduit en chaise à porteurs, un « masque d’acier » sur le visage, au fort de l’île Sainte-Marguerite, au large de Cannes. Nul ne pouvait connaître le motif de sa détention, ni son identité. Onze ans plus tard, ce même prisonnier, portant cette fois un masque de velours noir, était transféré à la Bastille, où il devait mourir en 1703. Des précautions exceptionnelles avaient toujours entouré sa détention. Était-il un frère jumeau de Louis XIV, un grand prince détenant un redoutable secret ? Pour quelle raison a-t-on gardé cet homme trente-quatre ans en prison ? Cette histoire authentique a donné naissance à une multitude d’hypothèses et à une légende qui continue d’alimenter la littérature romanesque comme la filmographie. Connaît-on enfin la vérité sur le Masque de fer ?

« Si le Louvre m’était conté : le musée Napoléon et l’œuvre de la Restauration » par Hélène de la Selle
Le 3 février 2007
Après le « palais du Peuple » rêvé par la Seconde République, c’est bien une véritable cité impériale que Napoléon III va faire édifier, en un temps record, cité comprenant caserne, écuries, manège, appartements ministériels, salle des Etats etc… Le travail, confié aux architectes Visconti puis Lefuel, est colossal, 335 sculpteurs et ornementistes travaillant sur le chantier. D’autre part, durant tout le Second Empire, le musée ne cesse d’enrichir ses collections du fait de fouilles archéologiques fructueuses, ou de donations spectaculaires…

« Histoire de Regards : Le regard intellectuel : Poussin » par Véronique Defauw
Le février 2007 à 15 h
La peinture pour Poussin élève l’âme, libère la pensée. Il exige du spectateur un effort de réflexion. C’est à nous maintenant de le suivre.

« Si le Louvre m’était conté : les années Malraux et le « Grand Louvre » » par Hélène de la Selle
Le 10 mars 2007, à 15 h
La IIIe République ayant fait raser les ruines du palais des Tuileries, incendié par les Communards, le musée du Louvre s’ouvre désormais sur l’axe triomphal de Paris. La première moitié du XXe siècle est marqué par les deux guerres mondiales – dont le bâtiment et les collections sortent miraculeusement indemnes…- et par le travail de conservation d’hommes aussi remarquables qu’Henri Verne. Mais il faudra attendre André Malraux, dans les années 60, et surtout les travaux du « Grand Louvre », menés sous Mitterrand, pour que le Louvre puisse conquérir l’intégralité des locaux et atteindre à la modernité grâce à la pyramide de Peï et grâce à une redistribution quasi totale des collections.

« Edmond Rostand, le théâtre du panache » par Claude Coulon, Professeur à l’université Paris Sorbonne
Le 17 mars 2007, à 15 h
Le XIXe siècle menaçait de faire une assez triste fin et de s’achever dans la morosité. Le théâtre ouvrait de très sombres perspectives. Et soudain l’enthousiasme jaillit du boulevard, on s’embrassa dans les rues, on applaudit pendant une demi-heure la pièce qui donnait la Porte Saint Martin, on refusa de quitter le théâtre, on provoqua un monstrueux attroupement dans le quartier, la police rejoignit son préfet, qui venait de décorer de la Légion d’Honneur l’auteur de cette comédie héroïque miraculeuse. Cyrano était né, et il devait devenir le plus grand succès du siècle.  » Le fiel des envieux et la bave des lâches  » ont tenté de remettre les choses en place. Les néo-classiques typiquement français ont voué Rostand à la malédiction des auteurs populaires, comme Hugo, Dumas. Mais il n’est donc pas en si mauvaise compagnie ! Cet homme timide et faible, malade et toujours empli de doute, méridional qui transporte son accent sur la scène, a vécu une vie merveilleuse qui vaut la peine d’être contée. Il a écrit une œuvre étonnante qui ne marque pas les derniers feux du romantisme mais fait revivre la préciosité d’un langage souverain et la magie du geste du plus grand art baroque. Il faut redécouvrir Rostand, avec innocence, avec gourmandise, avec enthousiasme. Car il appelle chacun de ses spectateurs ou de ses lecteurs à l’ascète du dépassement en lui offrant la beauté du panache.

« Histoire de Regards : Le regard assassin » par Véronique Defauw
Le 24 mars 2007, à 15h
Femmes fatales coupant la tête de leur ennemi, martyrs exhibant leur souffrance, la peinture est envahie d’images de violence. Comment regardons-nous ces horreurs, sommes nous attirés par la fascination du mal ou prenons-nous nos distances, sommes-nous encore réceptifs à la pédagogie du crime ?

« Christophe Colomb, prophète de l’Apocalypse » par Denis Crouzet
Le 31 mars 2007, à 15 h

Denis Crouzet est Professeur à l’université Paris Sorbonne, Professeur d’histoire moderne à l’université de Paris IV-Sorbonne, spécialiste des guerres de Religion et des pratiques de violence à la Renaissance.
Il est également l’auteur du Haut cœur de Catherine de Médicis (2005), de la Nuit de la Saint-Barthélemy (1994) et des biographies de Charles de Bourbon et Jean Calvin (2003 et 2000).

Un peu plus de cinq cents ans après sa mort, nous pourrions croire tout savoir de Christophe Colomb (1451-1506). En réalité, l’homme, volontiers énigmatique et manipulateur, échappe aux tentatives d’investigation. Les historiens l’ont dépeint tour à tour comme un génial ou un pitoyable navigateur, un aventurier avide, un visionnaire incompris ou un illuminé intransigeant. La conférence cherchera à recomposer les contours du regard quasi onirique que le marin génois portait à la fois sur le monde et sur lui-même. À partir du Journal de bord ou du Livre des prophéties de l’Amiral de la mer Océane, elle partira à la recherche de ses rêves, ses attentes, ses angoisses, et démêlera l’écheveau d’un imaginaire singulier. Le premier voyage dans les îles joue alors comme un catalyseur du millénarisme qui l’habite. Confronté à une nature enchanteresse et à une humanité qu’il juge innocente, Colomb s’imagine avoir trouvé une terre bénie et voit là un signe divin annonçant le retour du Christ et l’évangélisation prochaine de tous les peuples de la Création. Ses déceptions multiples – l’or qui est rare, l’empire du Cathay qui tarde à apparaître, le mécontentement de ses compagnons et les réactions défensives des Indiens – vont pourtant le convaincre progressivement que la révélation apocalyptique dont il se veut le héraut se heurte à la puissance du Diable. Il bascule ainsi dans un temps de violence, imprimant une tournure dramatique à la rencontre avec le Nouveau Monde : asservissements, guerres, massacres, famines, pandémies entraînent en quelques années l’éden dans une effrayante Apocalypse…

« Histoire de Regards : Le regard érotique : Boucher et Fragonard » par Véronique Defauw
Le 28 avril 2007, à 15 h
Au XVIIIè siècle le regard s’offre au plaisir, au désir. La nature est bonne et généreuse, les sens mènent l’homme au bonheur et Eros conduit le bal.

« Histoire de Regards, le regard objectif : Velasquez » par Véronique Defauw
Le mai 2007, à 15h
Vélasquez regarde le monde tel qu’il se présente à lui, sans état d’âme, sans interprétation Son pinceau va droit au but. Il propose la peinture comme seul sujet de la peinture et nous oblige à se mettre à son niveau.

« Histoire de Regards, La crise du regard : Guernica de Picasso » par Véronique Defauw
Le 2 juin 2007, à 15 h
Comment regarder le monde après les drames du XXe siècle, comment regarder la peinture après la révolution de Cézanne ? Comment peindre encore un grand tableau d’histoire, c’est ce que nous explique Picasso avec Guernica.

« Histoire de Regards : regard sur le quotidien » par Véronique Defauw
Le 29 septembre 2007, à 15 h
L’homme et surtout la femme se confondent avec leur espace. Le temps s’est arrêté, le geste est figé et pourtant l’image est si proche de nous car de Vermeer à Hopper le silence nous parle.

« Fontainebleau : du Moyen Âge à François 1er  » par Hélène de la Selle
Le 6 octobre 2007, à 15 h
Le nom de Fontainebleau – dont l’étymologie reste contestée…- apparaît dans les archives royales dès 1137, sur une charte signée du roi Louis VII, l’année même de la mort de son père.
Après lui, Philippe-Auguste, Saint-Louis et surtout Philippe-le-Bel (le seul à être né et mort à Fontainebleau…) y séjournèrent et y pratiquèrent leur passion de la chasse.
De ce domaine méconnu, il ne reste aujourd’hui que le donjon médiéval, cœur historique du château, toujours respecté par les différents souverains qui s’y succédèrent. François Ier changea le destin de ce domaine; cet homme à la personnalité flamboyante, surnommé le « père des arts », sera l’initiateur d’un nouvel art de vivre à la Cour et surtout d’un mouvement artistique d’une rare ampleur : la Renaissance Française.

« Quand les romains allaient en Chine  » par Jean Noel Robert
Le 13 octobre 2007, à 15 h
C’est en 166 de notre ère que, pour la première fois, des voyageurs venus de l’Empire romain ont abordé les rivages chinois. Il s’agit d’un exploit qu’il faut mesurer à l’aune des connaissances géographiques de l’époque. Les échanges ne furent pas seulement commerciaux, mais aussi culturels autour de ce carrefour du monde que constitua le Gandhara, avec l’Asie centrale.
Cette conférence se propose d’évoquer les audaces et les périls de ces aventureuses pérégrinations dans leur contexte historique et géographique, et de soulever quelques questions paradoxales sur les représentations de la lointaine Sérique (ainsi qu’ils nommaient la Chine) dans l’imaginaire des Romains.

« Fouquet » par Jean Claude Petitfils
Le 20 octobre 2007, à 15 h
Nicolas Fouquet, surintendant des Finances, compte parmi les personnages les plus fascinants du Grand Siècle. Habile et plein de charme, fastueux financier, mécène généreux, bâtisseur du magnifique domaine de Vaux-le-Vicomte, il côtoie les poètes, les écrivains, les artistes (La Fontaine, Corneille, Mme de Sévigné, Le Brun…). Il fut accusé d’avoir puisé dans les caisses de l’Etat. Son arrestation en 1661 par le fameux d’Artagnan, suivi de son procès retentissant, fut le début de la Révolution royale. Fut-il un financier douteux ou fut-il accusé par jalousie ? Fut-il coupable ou victime ?

« Culture universelle et identités culturelles : l’Italie à la  Renaissance » par Véronique Defauw
le 27 octobre 2007, à 15 h
L’Italie, alors qu’elle n’existe pas comme nation est le premier peuple à s’être défini culturellement. A travers le modèle romain, la langue de Dante, la peinture de Masaccio et la sculpture de Donatello, la terre d’Italie a inventé l’identité culturelle.

« L’œuvre de François 1er : l’Ecole de Fontainebleau  » par Hélène de la Selle
Le 10 novembre 2007, à 15 h
En moins de 20 ans, l’œuvre accomplie par François Ier à Fontainebleau est considérable…: bâtiments reconstruits ou agrandis, jardins créés de toutes pièces, décors intérieurs aussi somptueux que novateurs pour l’époque, associant peintures, stucs et boiseries sculptées comme dans la très célèbre galerie du Roi… Trois artistes italiens, appelés à la cours par François1er se partagèrent le gigantesque chantier : Serlio pour l’architecture, le Rosso et le Primatice pour les décors, créant ainsi l’école dite de Fontainebleau dont l’influence sera prépondérante sur tout l’art français du XVIe siècle.

« Sacha Guitry, roi de Paris » par Monsieur Claude Coulon
, Professeur à l’université Paris Sorbonne
Le novembre 2007, à 15 h

« Le plus difficile n’est pas de se faire un nom, mais un prénom. »

Fils du plus grand acteur de son temps, Sacha l’a compris tout de suite et, filleul du tsar de toutes les Russies, son prénom était un souverain cadeau. Il a adoré la vie, les femmes, le théâtre et Paris, qui pendant plus de vingt ans lui ont rendu cet amour au centuple. Il a été l’héritier de l’esprit de Voltaire, le disciple de la fantaisie d’Alphonse Allais, il avait la cruauté d’Alfred Capus et créait des personnages avec l’aisance de Molière. Oisif et paresseux comme Feydeau, il n’a cessé un seul instant de construire une œuvre immense, quelque cent vingt pièces, plus de trente films, des poèmes, des essais, des souvenirs, des impromptus, qui tous traduisaient sa morale de l’élégance, sa passion de la beauté, sa foi dans la vie. Jalousé, haï, méprisé des doctes, traîné dans la boue à la Libération, il donnait le vertige aux gens graves et inquiétait les gens sérieux. Mort en 1957, il ne cesse d’être joué, remonté, adapté, c’est-à-dire prodigieusement vivant. Cet anniversaire est l’occasion de le saluer du mot qu’il appliquait à Molière: « Quoi de neuf? Sacha Guitry! »

« Culture universelle et identités culturelles : l’influence de l’Italie » par Véronique Defauw
Le 24 novembre 2007, à 15 h
L’Italie impose son modèle culturel partout en Europe, nous essaierons de comprendre les raisons de cette réussite exceptionnelle.

« Fontainebleau : Henri II, continuateur de l’œuvre de François 1er » par Hélène de la Selle
Le 1er décembre 2007, à 15 h
Au cours de la seconde moitié du XVIe siècle, Henri II, Catherine de Médicis et leurs fils poursuivirent l’œuvre magistralement engagée par leur prédécesseur. Faisant appel cette fois à l’architecte français Philibert de l’Orme, Henri II ordonna le chantier de la somptueuse salle de Bal alors que, après sa mort, Catherine de Médicis rappela son compatriote le Primatice en tant que surintendant des Bâtiments du Roi. L’aile du pavillon des Poêles est achevée tandis que, lui faisant face dans la cour de la Fontaine, l’aile de la Belle Cheminée sort de terre. Enfin, sous Charles IX, et dans le contexte troublé des guerres de Religion, le château de Fontainebleau est mis en sécurité par un large fossé ceinturant les bâtiments.

« Culture universelle et identités culturelles : la France après les guerres d’Italie  » par Véronique Defauw
Le 15 décembre 2007, à 15 h
Comment se dégager de l’emprise italienne ? Comment imposer un nouveau modèle français ? Cette tâche sera celle de Louis XII, de François Ier et de tous les souverains de la renaissance française.

Conférences SHALP 2008

Pour mémoire, voici les archives des conférences organisées au Palais des Congrès de Puteaux en 2008.

« Fontainebleau : Henri IV et les derniers grands travaux architecturaux » par Hélène de la Selle
Le 12 janvier 2008, à 15 h
Henri IV est – après François Ier – l’autre grand « bâtisseur » de Fontainebleau, en particulier à l’est du domaine où on lui doit la porte Dauphine, ou porte du Baptistère (en souvenir des cérémonies du baptême né à Fontainebleau), la cour des Offices ou cour Henri IV, et trois des ailes encadrant la cour des Princes, l’une d’entre elles abritant la célèbre galerie des Cerfs. du futur Louis XIII, Henri IV fut par ailleurs tout aussi entreprenant en ce que concerne tant les décors intérieurs – avec la fameuse « Belle Cheminée » qui laissa son nom à l’aile du Primatice – que les jardins, remaniés ou intégralement créés…L’année précédant sa mort vit l’achèvement de l’immense canal (près d’un kilomètre cinq…), superbe trait de lumière au cœur du grand parc.

« Louis XIV et les femmes » par Jean Claude Petitfils
Le 19 janvier 2008, à 15 h
Marié pour des raisons de haute politique à l’infante Marie-Thérèse d’Autriche, une femme effacée qui ne sut pas conquérir son cœur, Louis XIV fut, au long de son règne, un grand amoureux : il eut des amourettes, des passades, des aventures sensuelles et de longues passions… C’est au point que certains historiens ont divisé son règne personnel en trois âges, selon la favorite dominante du moment : « l’âge La Vallière », « l’âge Montespan » et « l’âge Maintenon ». On sait qu’après la mort de la reine, il épousa cette dernière, la marquise de Maintenon, veuve du poète Scarron, qui régna sur son cœur pendant près de trente-cinq ans. Mais quelle influence les femmes eurent-elles vraiment sur la vie et sur le règne du Roi-Soleil ? Ont-elles joué un rôle politique ? Et lequel ?

« Histoire de Regards : le regard poétique » par Véronique Defauw
Le 26 janvier 2008, à 15 h
Langage poétique, musical, la peinture se transforme en émotion pure sous le pinceau de Watteau.

« Fontainebleau et les derniers Bourbons » par Hélène de la Selle
Le 2 février 2008, à 15 h
Louis XIII et Louis XIV ont relativement peu marqué l’histoire de Fontainebleau même si Anne d’Autriche, en tant que reine régnante puis reine-mère, fit procéder à d’importants embellissements dans les appartements royaux. Le Nôtre œuvra également dans les jardins, mais sans bouleversements majeurs En revanche, Louis XV, plus ancré dans le XVIIIe siècle et peut-être moins respectueux de l’œuvre de ses ancêtres, engagea de nombreux travaux menés par l’architecte Ange-Jacques Gabriel et qui entraînèrent en particulier la disparition de la galerie d’Ulysse… C’est enfin Marie-Antoinette qui laissa son empreinte à la fin du siècle en imposant le style pompéien alors à la mode dans son petit boudoir.

« Histoire de Regards : le regard solitaire » par Véronique Defauw

Le 9 février 2008, à 15 h
En marge des courants à la mode, Rembrandt, Goya, Bacon posent un regard personnel sur le monde et choisissent d’en représenter le drame.

« Kennedy, l’histoire et le mythe » par Monsieur Claude Coulon, Professeur à l’université Paris Sorbonne
Le 16 février 2008, à 15 h
La double présidence du Général Eisenhower avait permis au parti républicain d’occuper le pouvoir et au vice-président Richard Nixon de déchaîner le maccarthysme pour compromettre tous ses adversaires. Le retour du parti démocrate avec l’élection de Kennedy permettait donc d’espérer une revanche sur une histoire calamiteuse et symbolisait très largement l’aube d’une ère nouvelle. Le charisme de cet homme jeune, entouré d’une équipe brillante, la puissance de sa famille et le charme de sa femme, son ambition de définir une Amérique nouvelle en lui assignant « une nouvelle frontière », sa volonté de faire triompher les droits civiques, sa détermination face à l’adversaire, soviétique, cubain ou vietnamien, ont contribué à métamorphoser sa présidence, de son vivant même, en l’espoir d’un retour à l’âge d’or dont l’Amérique poursuivait depuis longtemps la quête et pour lequel il serait un nouveau Roi Arthur. Les échecs de la fin de son mandat ne s’effacèrent que devant l’horreur de sa mort, épisode ultime où l’Histoire dut s’incliner devant la légende.

« Fontainebleau : de la révolution à nos jours » par Hélène de la Selle
le 15 mars 2008, à 15 h
La Révolution ayant – à quelques emblèmes près… – épargné le château, Napoléon Ier lui rendit sa vocation de demeure « souveraine » et s’attacha à remeubler les appartements vidés de tout mobilier.
C’est dans la cour du Cheval blanc, rebaptisée « cour des Adieux », que l’empereur fit ses adieux à la garde impériale avant son départ pour l’île d’Elbe.
Louis XVIII et Charles X se contentèrent d’achever la Galerie de Diane tandis que la Monarchie de Juillet reste surtout marquée par une restauration générale du palais en vue du mariage, somptueux, du duc d’Orléans en mai 1837.
Napoléon III resta également fidèle à Fontainebleau où il fit de fréquents séjours. Lefuel, construisant une nouvelle salle de spectacle, s’y fit apprécier et choisir comme architecte du Louvre, et l’impératrice Eugénie nous a laissé son Musée chinois.
De nos jours, les conservateurs mènent une remarquable politique d’entretien et de restauration du château et veillent à y attirer un public toujours plus nombreux.

« Culture universelle et identités culturelles : l’Angleterre de Shakespeare » par Véronique Defauw
le 22 mars 2008, à 15 h, au Palais des Congrès (3ème étage)
L’Angleterre triomphe de l’Invincible Armada. Les Tudor s’imposent comme monarques absolus. Shakespeare donne à la culture anglaise ses lettres de noblesse.

« Les Etrusques : richesses et rayonnement d’une civilisation méconnue » par Monsieur Jean Noel Robert
le 29 mars 2008, à 15 h, au Palais de la Culture
Il a existé en Toscane, avant l’hégémonie romaine, une civilisation méconnue et étrange qui, pourtant, fut l’une des trois plus puissantes en Méditerranée, avec la Grèce et Carthage. C’était aux VIIe – VIe siècles avant notre ère, et elle n’a laissé à notre curiosité qu’un art raffiné et vivant. Enquête sur ces hommes oubliés aux sources de la civilisation italienne.

« Culture universelle et identités culturelles : au pays de Bruegel » par Mme Véronique Defauw
le 5 avril 2008, à 15 h
Dans un pays en proie aux bouleversements historiques, une conscience flamande se définit, proche du peuple et sensible aux misères du temps.

« Hommage à Camus » par Monsieur Claude Coulon, Professeur à l’université Paris Sorbonne
le 12 avril 2008, à 15 h, au Palais des Congrès (3ème étage)

« Histoire de Regards : la figure du méchant » par Véronique Defauw
Le 17 mai 2008, à 15 h
Dans une peinture essentiellement pédagogique, morale la figure du méchant est primordiale, elle définit le bien, le héros. Mais cette image du mal évolue en même temps que la société. Le méchant d’hier n’est plus celui d’aujourd’hui.

« Histoire de Regards : le mouvement  » par Véronique Defauw
le 31 mai 2008, à 15 h 30, au Palais des Congrès de Puteaux
Comment exprimer le mouvement en peinture, c’est à dire sur une surface plate et fixe ? C’est la réponse à ce défit que nous suivrons en regardant Delacroix jusqu’aux futuristes italiens.

« Les Parisii et l’époque mérovingienne » par Hélène de la Selle
Le 27 septembre 2008, à 15 h, au Palais de la Culture de Puteaux

« L’Allemagne de Dürer » par Véronique Defauw
Le 4 octobre 2008, à 15 h, au Palais de la Culture de Puteaux

« Les Mangas » par Muriel Damoizeau
Le 11 octobre 2008, à 15 h, au Palais de la Culture de Puteaux

« Les Romains avaient-ils peur de l’amour ? » par Jean Noël Robert
Le 18 octobre 2008, à 15 h, au Palais de la Culture de Puteaux

« Histoire de Regards : le regard ambigü » par Véronique Defauw
le 25 octobre 2008, à 15 h, au Palais des Congrès de Puteaux

« Histoire de la ville de Paris : le Moyen Age » par Hélène de la Selle
Le 8 novembre 2008, à 15 h, au Palais de la Culture de Puteaux
Architecture civile (enceintes, Louvre, palais de la Cité) et religieuse (Notre-Dame, Sainte Chapelle…)

« L’Espagne de Cervantes » par Véronique Defauw
Le 22 novembre 2008, à 15 h, au Palais des Congrès de Puteaux

« La Grande Guerre et les Poètes » par Claude Coulon,
Professeur à l’université Paris Sorbonne
Le 6 décembre 2008, à 15 h, au Palais de la Culture de Puteaux

« Histoire de Regards : le regard dans le miroir : vision ou déformation ?  » par Véronique Defauw
le 13 décembre 2008, à 15 h, au Palais de la Culture de Puteaux

« Histoire de la ville de Paris : la Renaissance – Henri IV » par Hélène de la Selle
le 20 décembre 2008, à 15 h, au Palais de la Culture de Puteaux
La Renaissance, humanisme et art nouveau…; Henri IV, premier « urbaniste de Paris »

Conférences SHALP 2009

Pour mémoire, voici les archives des conférences organisées au Palais des Congrès ou au Palais de la Culture de Puteaux de janvier à juin 2009.

« Le dessin animé de propagande sous la Seconde Guerre Mondiale » par Serge Roffat
Le 10 janvier 2009, à 15 h, au Palais des Congrès de Puteaux

« L’Europe de Caravage » par Véronique Defauw
le 17 janvier 2009, à 15 h, au Palais de la Culture de Puteaux

« Histoire de la ville de Paris : le Grand Siècle de Louis XIV » par Hélène de la Selle
le 24 janvier 2009, à 15 h, au Palais de la Culture de Puteaux
Le Grand siècle de Louis XIV, les charmes du style rocaille…, le néoclassicisme

« Les églises médiévales de Paris : L’apport des fouilles archéologiques de ces dernières années à leur histoire » par Catherine Brut
le 31 janvier 2009, à 15 h, au Palais de la Culture de Puteaux

« L’Amérique de Marilyn Monroe » par Claude Coulon, Professeur à l’université Paris Sorbonne
le 7 février 2009, à 15 h, au Palais de la Culture de Puteaux

« Histoire de Regards : le regard mystique : de l’icône byzantine à Malevitch » par Véronique Defauw
le 14 mars 2009, à 15 h, au Palais de la Culture de Puteaux

« Panem et Circenses : les loisirs chez les Romains » par Jean Noël Robert
le 21 mars 2009, à 15 h, au Palais de la Culture

« Histoire de la ville de Paris : le XIXème, Napoléon 1er et Napoléon III » par Hélène de la Selle
le 28 mars 2009, à 15 h, au Palais de la Culture
Napoléon Ier et Napoléon III : Les travaux d’Haussmann

« Culture universelle et identités culturelles : La France sous Louis XIV, nouvelle référence culturelle » par Mme Véronique Defauw
le 4 avril 2009, à 15 h, au Palais de la Culture de Puteaux

« Histoire de Regards : le regard politique : David » par Véronique Defauw
le 25 avril 2009, à 15 h, au Palais de la Culture de Puteaux

« Histoire de la ville de Paris : le XXème siècle, les grands chantiers présidentiels » par Hélène de la Selle
le 16 mai 2009, à 15 h, au Palais de la Culture

« Nanterre et les Parisii  » par Antide Viant
le 23 mai 2009, à 15 h, au Palais de la Culture de Puteaux

Conférence par Claude Coulon, Professeur à l’université Paris Sorbonne
Le 30 mai 2009, à 15 h, au Palais de la Culture de Puteaux

« Histoire de Regards : l’impression visuelle : la couleur » par Véronique Defauw
le 6 juin 2009, à 15 h, au Palais de la Culture de Puteaux

« Histoire de la ville de Paris : Le XXème siècle, les grands chantiers présidentiels » par Hélène de la Selle
le 20 juin 2009, à 15 h, au Palais des Congrès de Puteaux

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