Chaque saison, la Société Historique Artistique et Littéraire de Puteaux (SHALP) organise des conférences sur les sujets les plus divers, soit d’intérêt local, soit plus largement sur l’histoire et la culture.
Elle fait appel à des universitaires de renom, ou à des chercheurs et écrivains ayant publié des ouvrages ayant fait date.
Nous reprenons en archives ci-dessous les thèmes de nos conférences des années 2015 à 2019.
Conférences SHALP 2015
Pour mémoire, voici les conférences organisées par la SHALP en 2015
« BOTTICELLI » par Hélène de la Selle
Samedi 07 février 2015 à 15h00 (Palais de la Culture)
Sandro Botticelli est un artiste charnière, appartenant encore – au Quattrocento par sa technique (détrempe sur bois) mais ouvrant aussi la voie à la Haute Renaissance par la modernité de ses thèmes profanes, totalement novateurs. Peintre préféré des Médicis et de leur cercle d’humanistes, Botticelli renoua pour eux avec la peinture mythologique et sa célèbre « Naissance de Vénus » marque de façon magistrale le retour du nu féminin dans la peinture occidentale. Filippino Lippi et Le Pérugin s’imposent avec lui comme les derniers représentants du XVe siècle italien.
« HITCHCOCK » par Véronique Defauw et Christophe Junivart
Samedi 14 février 2015 à 15h00 (Palais de la Culture)
Peinture et Musique Alfred Hitchcock et l’art
Deux expressions sont essentielles à la construction des films d’Hitchcock: la musique géniale de Bernard Hermann qui souligne l’intrigue, forge l’ambiance et parfois même en est le sujet. Grand amateur de peinture et de sculpture, le cinéaste joue avec celles-ci, s’en inspirant construisant ses histoires autour d’elles. Ce sont ces deux aspects originaux que nous aborderons au travers d’extraits de musique, de peinture et bien sûr de films.
« LE REGENT » par Jean Christian Petitfils
Samedi 07 mars 2015 à 15h00 (Palais de la Culture)
Sauvegarder la grandeur de la France tout en faisant le bonheur des Français : le défi qu’eut à relever en 1715 Philippe d’Orléans, neveu de Louis XIV, était redoutable. Si on le voit encore volontiers sous les traits d’un libertin ordonnateur des plaisirs d’une société raffinée mais corrompue, alors que se multipliaient les signes avant- coureurs de la Révolution, ce cliché reste bien léger. Le Régent, personnalité complexe et insaisissable, fut un prince à l’intelligence lumineuse, et aussi un travailleur acharné, un soldat brillant en même temps qu’un politique d’une habileté extrême. Au-delà d’expériences comme la polysynodie (gouvernement des Conseils) et le « système de Law » (tentative pour assainir les finances), les années qu’il passa au pouvoir (1715-1723) resteront dominées par la recherche de la paix à l’extérieur – le rapprochement avec l’Angleterre – et la quête de l’apaisement politique, social; religieux – à l’intérieur Cet Orléans,, assurément digne de figurer dans la galerie des grands Bourbons, sut à merveille innover et restaurer, panser les plaies et faire fructifier les réussites du règne de Louis XIV. Jamais auparavant historien ne l’avait démontré avec autant de science et de virtuosité.
« LEONARD DE VINCI » par Hélène de la Selle
Samedi 14 mars 2015 à 15h00 (Palais de la Culture)
Léonard de Vinci, homme de sciences, ingénieur et artiste
Léonard est unanimement reconnu comme un génie universel et, comme l’a dit l’historien Daniel Arasse, « Dieu mis à part, Léonard de Vinci est sans doute l’artiste sur lequel on a le plus écrit ! » Mais malgré une bibliographie vertigineuse l’homme reste un mystère et son oeuvre finalement assez réduite… (une vingtaine de peintures…). En revanche, grâce aux techniques contemporaines, son art est de mieux en mieux connu et l’éblouissante technique – le sfumato… – qui lui permit d’atteindre à l’extrême douceur de sainte Anne ou de la Joconde – a désormais révélé la plupart de ses secrets.
« MICHEL ANGE » par Hélène de la Selle
Le samedi 12 septembre 2015 à 15h00 (Palais de la Culture)
La Renaissance
1515-2015, 500 ans nous séparent de l’apogée de la renaissance, ce courant artistique qui a conquis toute l’Europe ! la renaissance est une période incroyablement riche qui a mis en lumière des artistes devenus mythes.
Le moyen âge laisse place à la renaissance. Les sociétés évoluent. C’est un renouveau artistique qui prend vie à Florence et s’étend à toute l’Europe. Les artistes italiens révèlent l’héritage culturel de l’antiquité grecque et romaine et s’en inspirent pour créer un style nouveau. Les textes antiques, réservés à une élite, se propagent à un large public grâce à l’invention de l’imprimerie par Gutenberg (1454). La diffusion des idées va éveiller l’Europe. La façon de représenter le monde change alors radicalement.
Michel-Ange a laissé, outre sa sculpture David, le chef-d’œuvre qu’est la voûte de la chapelle Sixtine. En quatre années seulement, il a réalisé un véritable exploit et on assiste, comme dit Arasse, « à l’explosion d’un génie de la peinture » ! C’est toute la force de l’art baroque que Michel-Ange amorce ici.
« RAPHAÊL OU LA GRÂCE » par Hélène de la Selle
Le samedi 26 septembre 2015 à 15h00 (Palais de la Culture)
Raphaël est sans doute le meilleur représentant de la Haute Renaissance. Artiste d’une rare virtuosité, c’est lui qui mit au point cet idéal de beauté classique qui sera reconnu comme la perfection même. Ses Madones sont célèbres dans le monde entier, copiées à des milliers d’exemplaires. Profondément marqué par Michel-Ange lors de son séjour à Rome, son art évolue sans cesse mais sa mort prématurée coupa court à son exceptionnelle carrière.
» UNE BRÈVE HISTOIRE DE L’IDÉE D’ÉVOLUTION BIOLOGIQUE « , par Jean Roussaux
Le samedi 03 octobre 2015 à 15h00 (Palais de la Médiathèque)
De l’antiquité aux OGM, en passant par Darwin
L’observation de la nature a très tôt amené les hommes à émettre l’idée d’une transformation des organismes vivants et d’une évolution des espèces. La formulation de ces idées est restée pendant longtemps vague et entachée de croyances religieuses, d’autant que la doctrine créationniste avait perturbé le déroulement de la vie sur terre. Il faut attendre les 17e et 18e siècles pour que, suite aux découvertes de Descartes et de Newton, la biologie aborde l’idée évolutionniste sous l’angle scientifique. Néanmoins, même les remarquables travaux de Maupertuis, Lamarck ou Saint-Hilaire ne conduisent pas à une théorie extrêmement cohérente d’évolution. C’est véritablement Darwin qui assemble tous les faits en faveur de l’évolution en une théorie qui a emporté progressivement l’adhésion du plus grand nombre.
Pourtant les développements de la Science, nouvelles recherches paléontologiques, apports de la génétique, de l’embryologie moléculaire ont éclairé d’un jour nouveau le concept d’évolution. Si beaucoup de biologistes se sont considérés comme les héritiers de Darwin et se sont retrouvés dans la théorie synthétique de l’évolution ou néodarwinisme, d’autres tout en admettant le fait évolutionniste, ont conforté certaines critiques qui avaient déjà été faites aux conceptions de Darwin.
Alors doit-on ou non dé darwiniser ? Et que doit-on penser des transformations qui introduisent les manipulations génétiques ? Et quelles perspectives les connaissances sur l’évolution proposent-elles pour l’avenir de l’homme ?
Dans un langage abordable pour tous, les grandes lignes d’un des plus passionnants romans de la Science sont résumés et illustrés par des documents qui relatent les faits d’évolution ainsi que les débats qu’ils ont provoqués. et qu’ils suscitent encore.
» À L’HEURE DE LA FEE VERTE » par Marie Claude Delahay
Le samedi 21 novembre 2015 à 15h00 (Palais de la Culture)
L’Absinthe
De Toulouse-Lautrec à Van Gogh, de Baudelaire à Verlaine, de Rimbaud à Hemingway, tous ces grands artistes ont succombé au charme de l’absinthe. Baptisé la fée verte par Oscar Wilde, ce nectar complexe et subtile a inspiré de nombreux artistes et défrayé la chronique. Retour sur le parcours sulfureux d’une boisson au goût d’interdit.
Sa magnifique couleur verte, son air de danger, ses arômes complexes et subtiles ont charmé la France. Tombés sous son emprise, les artistes en ont fait leur muse. L’Absinthe a connu ses heures de gloire mais aussi un destin funeste pour mieux renaître dans les années 2000. Accusée de tous les maux, de rendre fou et malade, l’Absinthe devient le symbole de l’alcoolisme et les ligues de moralité du début du 20e siècle voient en elle le vecteur de la criminalité, de la tuberculose et même de la baisse de la natalité. Ce sont surtout les absinthes trafiquées très peu chères qui ont fait des ravages. Des fabricants peu scrupuleux n’hésitaient pas à mettre des alcools à brûler ou de pomme de terre, des essences d’absinthe trafiquées colorées au sulfate de cuivre. En 1915, le Sénat vote l’interdiction de l’Absinthe qui disparaît de nos apéritifs pour réapparaître en 2010. Sa légende sulfureuse lui a permis de survivre. Symbole du 19e, de la bohème, se revendiquant du dandysme, l’Absinthe a été romantisée par les artistes. De magnifiques ouvres d’art naîtront de cette relation passionnée. Écrivains, peintres, sculpteurs, poètes ont succombé corps et âme au nom de l’inspiration. Il suffit de regarder les ouvres de Van Gogh, qu’il peignait dans des tons ocres et verts pâles pour comprendre l’influence de cette boisson. « Le premier verre vous montre les choses comme vous voulez les voir, le second vous les montre comme elles ne sont pas ; après le troisième, vous les voyez comme elles sont vraiment. » confiait Oscar Wilde, grand amateur de la fée verte. Entre 17h et 19h, des effluves d’anis embaumaient les rues parisiennes, l’heure verte était devenue un véritable art de vivre de la Belle Époque. Aujourd’hui l’Absinthe est revenue sur nos tables et sa recette n’est pas si lointaine de celle que buvaient Oscar Wilde, Ernest Hemingway ou Alfred de Musset.
Conférences SHALP 2016
Pour mémoire, voici les conférences organisées par la SHALP en 2016
» LA VIE A POMPEI » par Jean-Noël Robert
Le samedi 09 janvier 2016 à 15h00 (Palais de la Culture)
La petite ville campanienne de Pompéi fascine depuis l’exhumation de ses cendres au 19e siècle. Baudelaire a choisi trois mots pour décrire Pompéi : « luxe, calme et volupté ». Pourtant Pompéi fut la victime d’un cataclysme majeur. En réalité, tout ce qui inspira les romanciers n’est qu’illusion. Nous irons à la rencontre de cette terre de sang mêlé et de conflits où la vie ne fut pas toujours facile. Nous parcourrons les rues de la cité, nous pénétrerons dans les maisons pour voir comment vivaient leurs habitants, nous essaierons de les suivre dans leurs activités, de percer à jour leurs croyances. Nous partagerons leur passion pour la politique et les loisirs, et nous verrons que la plupart des Pompéiens côtoyaient la misère au quotidien.
» PORTRAIT D’UN ROI SECRET » par Jean-Christian Petitfils
Le samedi 23 janvier 2016 à 15h00 (Palais de la Culture)
Louis XV, celui que son peuple nommait avec affection le Bien-Aimé au début de son règne, deviendra au fil du temps le Mal-Aimé. Louis XV est surtout un roi mal connu. L’historien Jean-Christian Petitfils vous donne rendez-vous pour découvrir sa vraie personnalité. Bien loin des clichés, vous ferez connaissance avec un homme profondément sensible et intelligent. Roi secret, Louis XV a su répondre avec dignité aux tourbillons de l’Histoire et préserver l’héritage du Roi Soleil.
Après les excellentes biographies Louis XIII et Louis XIV, Jean-Christian Petitfils dresse le portrait de Louis XV, l’un des rois les plus mal connus et le moins aimé. Pourtant, il est le roi des Lumières, le monarque d’un pays puissant et le maître de la cour la plus prestigieuse d’Europe.
À cinq ans en 1715, le dernier descendant de Louis XIV et de Marie-Thérèse succède à son arrière-grand-père, dans une conjoncture familiale et nationale dramatique. Après la régence de Philippe d’Orléans puis le ministère du vieux cardinal de Fleury, ce n’est qu’en 1743 que Louis XV se résigne à gouverner, contre son tempérament qui le pousse à fuir les responsabilités. Il est encore le Bien-Aimé, et le plus bel homme de France. Aux prises avec les jansénistes et les Parlements au dedans, avec l’Autriche puis la Prusse et l’Angleterre au dehors, le Roi, avec la présence de grands ministres comme Choiseul et Maupeou, fait face avec intelligence et parfois avec autorité à des événements qui paraissent trop grands pour lui, tant la France et ses voisins se transforment en un demi-siècle. Quel que soit leur rôle véritable, les favorites qui se succèdent entachent l’image du Très-Chrétien, sur lequel, font pression de multiples coteries.
Pourtant, dans ce siècle où l’esprit public évolue très rapidement, où les idées nouvelles foisonnent, Louis XV, à Versailles qui brille d’un éclat incomparable, demeure le souverain le plus prestigieux de l’Europe jusqu’à sa mort en 1774. Après 59 ans de règne, la monarchie semble solide, en dépit des nuages qui s’accumulent.
» L’ÉCOLE VÉNITIENNE, ENTRE COULEURS ET LUMIÈRE » par Hélène de la Salle
Le samedi 06 février 2016 à 15h00 (Palais de la Culture)
Fière de son indépendance, la République de Venise a donné naissance à une école de peinture d’une extrême richesse. L’école vénitienne a profondément bouleversé l’Histoire de l’art et permis à des géants comme Titien et bien d’autres de révéler leur talent qui influença toute l’Europe et perdura pendant plus de 300 ans.
Emportée par la vague humaniste, Venise cultive l’amour des arts, des idées, des lettres et de la liberté. La peinture est imprégnée de cet élan. Portée par Titien, Giorgione et Sebastiono del Piombo, l’école vénitienne rayonne dans toute l’Europe.
Dans les ouvres profanes, dieux et déesses prennent vie. Les artistes célèbrent le corps humain et s’inspire des thèmes mythologiques et de l’art antique. La couleur devient un élément essentiel et marque la rupture avec le dessin florentin et la tradition byzantine. La couleur et la lumière sont un vecteur d’émotions et les peintres en usent pour emplir leurs toiles de sentiments.
La technique picturale connaît aussi des boule- versements. C’est à Venise que la toile s’est imposée comme nouveau support avec la peinture à l’huile qui invite aux détails. La peinture vénitienne est plus pensée, plus intellectuelle, elle fourmille de ces détails riches de sens. L’école vénitienne s’évertue à saisir le vivant. L’art vénitien règnera en maître jusqu’au 18e siècle.
» LE MARAIS SECRET » par Catherine Brut
Le samedi 09 avril 2016 à 15h00 (Palais de la Culture)
Catherine Brut est Conservatrice en chef au département histoire de l’architecture et archéologie de Paris.
Le marais en sous-sol : Dernières fouilles archéologiques d’un secteur sauvegardé de Paris.
Le Marais occupe une place particulière dans le cour des Parisiens. Il est un des premiers sites visités par les touristes du monde entier. Romantique et historique, le Marais offre la vision d’un vieux Paris poétique. Avec Catherine Brut, conservatrice en chef au Département Histoire de l’Architecture et Archéologie de Paris, plongez dans ses secrets bien gardés !
Ancienne zone de marécages, le Marais est aujourd’hui un quartier vivant qui ne cesse d’attirer Parisiens et touristes. Premier secteur sauvegardé de Paris suite à la loi Malraux du 4 août 1962, le Marais a fait l’objet d’une protection qui a permis de conserver ses hôtels particuliers des 16e, 17e et 18e siècles. Les rénovations ont souvent été accompagnées de fouilles archéologiques et d’études du bâti qui permettent, dans la poursuite des découvertes anciennes, de mieux comprendre la place de ce quartier dans l’histoire de la ville. Traversé par des voies de communication en bordure de Seine, des bourgs se développent à l’abri des crues. Cette zone fortement inondable marque les débuts de l’urbanisation à l’époque mérovingienne. Une florissante activité artisanale et commerciale va alors se développer que vont accompagner les enceintes urbaines qui rythment la croissance de Paris, celles des premiers bourgs puis à la ?n du 12e siècle, celle, en pierre, de Philippe Auguste dont des vestiges sont intégrés et, petit à petit, mis en valeur. Paris ne cesse de s’accroître et, sous Charles V, une nouvelle muraille, dont une portion a été récemment mise au jour, englobe ce quartier central situé entre le palais du Louvre et l’hôtel royal Saint-Paul qui voit l’implantation de nombreux hôtels particuliers dont les plus anciens subsistent dans leurs caves gothiques que des études récentes tentent de repérer et mettre en valeur.
» ET LA LUMIÈRE FUT » par Juliette Dia Fero
Le samedi 16 avril 2016 à 15h00 (Palais de la Culture)
Les vitraux du 13° siècle de la cathédrale de Chartres
Célèbres dans le monde entier, les vitraux de la cathédrale de Chartres sont les ensembles les plus complets et les mieux préservés du Moyen Âge. Témoignage flamboyant de l’artisanat de l’époque médiévale, ces vitraux fascinent depuis des centaines d’années. Avec Juliette Dia Fero, spécialiste du vitrail de Chartres, approchez la création au plus près.
Un vitrail au Moyen Âge est une ouvre dessinée au service de la lumière. Ouvre mystique plus qu’intellectuelle, chaque récit a ses codes pour être lu. Les gestes, les attributs et les couleurs sont symboliques. Sa place dans l’édifice est établie par l’église en fonction d’un programme théologique. La technique de fabrication n’est pas un secret et tout peut être expliqué. Cette conférence abordera ces différents points en utilisant les verrières basses du 13e siècle de la cathédrale de Chartres.
» SUR LE CHEMIN DU VENT » par Michel Guillot
Le samedi 21 mai 2016 à 15h00 (Palais de la Culture)
De moulin en moulin, une histoire de vent.
Puteaux possède l’un des plus vieux moulins des Hauts-de-Seine. Construit en 1648, il aurait été l’un des quartiers généraux d’Henri IV. Une longue histoire entoure ce bâtiment qui appartient à la ville depuis 1979. Avec Michel Guyot, de la Société d’Histoire de Suresnes, prenez le chemin du vent et découvrez le patrimoine de notre département.
Jusqu’à l’avènement de la machine à vapeur au milieu du 19e siècle, l’eau et le vent étaient les seules sources d’énergie mécanique.
Au lendemain des croisades, les premiers moulins à vent dit « sarrasins » sont signalés autour de 1180 dans les Normandie française, anglaise et dans les Flandres. Dès lors, le moulin à vent, invention médiévale occidentale, rapidement diffusée, imprime sa marque originale dans la plupart des villages des « pays de France » et d’Europe.
De Boulogne à Saint-Denis, la vallée de la Seine, orientée nord-ouest, était ce qu’on appelait un « chemin du vent ». Longchamp, Suresnes, Nanterre, Puteaux étaient parsemés de moulins. Certains comme le Moulin d’Hérode ont disparu. D’autres sont toujours présents comme les moulins de Longchamp, des Gibets ou de Chantecoq. Les uns privés de leurs ailes, les autres de leur mécanique mais tous chargés d’Histoire et de légendes.
Michel Guyot ancien conservateur du musée de Suresnes évoquera pour vous cette belle histoire des vents et de l’eau.
» L’OEUF OU LA POULE ? » Par Jean Roussaux
Le vendredi 30 septembre 2016 à 15h00 (Palais de la Médiathèque)
Histoire de la découverte du concept de la fécondation.
Avant de répondre à cette grande question métaphysique, il fallait comprendre comment cette machine très complexe qu’est le corps, fonctionne. Avec Jean Roussaux, professeur honoraire à l’université Pierre et Marie Curie, partez en quête de savoir et retracez de manière simple et accessible l’aventure de la vie biologique.
Dès l’Antiquité se sont posées les questions de la génération et de l’hérédité. Bien que les savants grecs et latins et ceux du Moyen Âge aient souvent fait de pertinentes observations, les réponses qu’ils ont apportées à ces questions restèrent fort obscures, du fait de la permanente interférence entre les observations objectives et les croyances aux forces surnaturelles.
Au 17e siècle, l’invention du microscope est une étape importante pour l’évolution de la biologie. Curieusement son introduction dans l’étude de la génération ne fit qu’entretenir pendant un temps la confusion des idées. La plupart des naturalistes et des médecins se séparèrent en deux écoles : ovistes et animalculistes, selon qu’ils plaçaient le germe du nouvel individu dans l’ouf ou dans la semence mâle. Ce n’est que quand la méthodologie scientifique prit corps à la suite des travaux de physiciens comme Galilée, Descartes ou Newton, que la connaissance biologique se débarrassa progressivement des croyances irrationnelles qui la polluaient. Il faudra néanmoins attendre le milieu du 19e siècle et l’acceptation par la communauté scientifique de la théorie cellulaire de Schleiden et Schwann pour que les observations d’auteurs comme Fol ou Hertwig fassent émerger le concept de fécondation qui clarifiait une fois pour toutes le problème de l’origine de l’individu.
C’est cette histoire complexe de l’émergence d’un concept biologique majeur que l’exposé rendra accessible à tous grâce aux illustrations accompagnées de commentaires dépourvus de tout langage technique.
» LA ROUTE DU THÉ ET DES CHEVAUX » par Julie Klein et Philippe Devouassoux
Le Samedi 08 octobre 2016 à 15h (Palais de la Culture)
Pendant plus de quinze siècles, les feuilles de thé des provinces du Yunnan et du Sichuan furent échangées contre les chevaux tibétains, nécessaires aux conquérants de l’empire céleste. Julie Klein et Philippe Devouassoux, deux jeunes explorateurs remontent le temps et traversent ces contrées mythiques. Lors de cette conférence, revivez avec eux leur parcours au doux parfum lointain.
La Putéolienne Julie Klein est une accro aux voyages ! Partis du berceau historique du thé, Julie Klein et Philippe Devouassoux ont affronté à pied, durant six mois, 2500 kilomètres de rizières, de forêts luxuriantes et de montagnes jusqu’au Toit du monde. Passionnés d’Histoire, ils ont eu pour guide les cartes anciennes et, empruntant les mêmes sentiers que jadis, ont pris le pouls des campagnes chinoises en mutation. C’est à l’été, aux sources du Mékong et du Yangtsé, que les marcheurs ont débouché sur les étendues sauvages du plateau tibétain, trouvant dans l’hospitalité et la ferveur d’un peuple opprimé matière à rassasier leur soif de rencontres.
En votre compagnie, ils reviendront sur ce voyage qui marque une étape importante dans leur vie. Vous pourrez admirer la splendeur des paysages à travers de nombreuses photos et de vidéos. Ce parcours insolite est gravé à jamais. Julie Klein et Philippe Devouassoux ont écrit le livre : « La Route du Thé et des Chevaux : 2500 km à pied du Yunnan et du Sichuan aux confins du Tibet » aux éditions Transboréal.
« LA PEINTURE S’ENIVRE » par Véronique Defauw
Samedi 19 novembre 2016 à 15h (Palais de la Culture)
Histoire du vin dans la peinture
Le vin a inspiré de tout temps des ouvres flamboyantes. De la grappe de raisin à la mise en bouteille, de la couleur à la transparence, de la sensualité à l’ivresse, tout est art dans le vin. Associé au profane, au sacré et au divin, le vin est aussi devenu le compagnon de notre quotidien. Cette conférence vous contera son histoire enivrante à travers ses plus belles représentations picturales.
À toutes les époques, les peintres ont associé le vin au divin et aux plaisirs. Ces œuvres illustrent l’histoire culturelle de ce nectar si consommé. L’histoire de l’art du vin tourne autour de trois thèmes : les dieux antiques du vin, Bacchus pour les Romains et Dionysos pour les Grecs, la symbolique du Christ dans le christianisme et le vin source de plaisir.
Les premières traces du vin et de la viticulture remontent à 3200 ans avant J.-C. en Égypte. Des fresques et des bas-reliefs mettent en scène Osiris, premier dieu du vin. Les Égyptiens surnommaient le vin : la sueur de Ré, le dieu solaire.
Pendant l’Antiquité, les Grecs et les Romains rendent hommage à Dionysos et Bacchus avec de grandes fêtes, des hymnes à l’ivresse pour se rapprocher d’eux et donc aller vers le divin. Les artistes de la Renaissance puiseront dans la mythologie grecque et romaine pour donner naissance à des ouvres baroques personnifiant Bacchus et Dionysos. Les chrétiens s’approprient ensuite le vin. Il devient le symbole du Christ et les artistes classiques en abuseront, comme la Cène où Jésus consacre le pain et le vin dont la représentation le plus célèbre reste celle de Léonard de Vinci. Les églises tiendront d’ailleurs un rôle essentiel dans le maintien et la prospérité de la viniculture en Europe.
À partir du 17e siècle, la peinture fait du vin un compagnon de vie quotidienne. Les artistes révèlent le plaisir que procure sa consommation et l’ivresse qui en découle.
Le vin a toujours été considéré comme un don de ou des dieux, son symbolisme nourrira les peintres de toutes les époques jusqu’aux cubistes du début du 20e siècle.
« CICÉRON » par Jean Noël Robert
Samedi 03 décembre 2016 à 15h00 (Palais de la Culture)
La vérité d’un homme, de la littérature à la politique.
« Nous sommes esclaves des lois pour pouvoir être libre. » Cicéron
Tous les apprentis latinistes connaissent son nom. Cicéron a marqué l’histoire de son grand talent d’orateur, devenu une référence siècle après siècle. Ses textes à l’éloquence et à la rigueur classique exemplaire ont traversé les époques. Avocat, homme politique et philosophe, Cicéron était un fervent défenseur de la cause publique. Sa pensée a influencé les philosophes de tous temps.
Cicéron fut-il vraiment le leader politique qu’il prétendait être ? À travers cette conférence, vous ferez la connaissance d’un homme engagé dans une des époques les plus troubles de l’histoire de Rome. Entre audaces et incertitudes, philosophie et histoire, littérature et politique, l’orateur le plus célèbre de la latinité a embrassé la gloire, mais aussi sombré dans des abîmes dont le dernier le conduisit à la mort.
Il fut tour à tour l’ami ou l’ennemi des plus grands de cette République finissante, César, Pompée, Clodius, Antoine, Octave. À une époque où le bruit des armes couvrait celui du verbe, il fit retentir la parole de l’orateur. Contemporain de César et de Pompée, il rêvait d’être l’un d’entre eux. Il a traversé cette République agonisante en un siècle de violence sans avoir pu faire entendre la voix de la sagesse mais en laissant à la postérité un nom qui devait illuminer comme un phare notre histoire humaniste.
Conférences SHALP 2017
Pour mémoire, voici les conférences organisées par la SHALP en 2017
« EMBASTILLEZ-VOUS ! » par Jean-Christian Petitfils
Samedi 25 février 2017 à 15h00 (Palais de la Culture)
On ne présente plus Jean-Christian Petitfils, historien préféré des Français et spécialiste de l’Ancien Régime. Fidèle à la SHALP, il viendra, pour ce nouveau rendez-vous, faire voler en éclats tout ce que vous croyez savoir sur la Bastille !
Avec son nouveau livre, « La Bastille, mystères et secrets d’une prison d’État« , l’auteur vous embarque dans une folle aventure bien loin des clichés véhiculés.
« C’était un épouvantail que cette Bastille redoutée, sur laquelle, en allant chaque soir dans la rue Saint-Antoine, je n’osais lever les yeux. » Restif de La Bretonne.
La Bastille a toujours été vue comme un lieu de secrets. Sûreté de l’État, crime de lèse-majesté, de sombres mystères entourent cette bâtisse dont la construction débuta au Moyen Âge. L’homme au masque de fer en est un très bel exemple ! Mais Jean-Christian Petitfils a fouillé et décrypté ces archives oubliées pour nous offrir plus qu’un livre d’Histoire : un véritable roman d’aventures ! On apprend les étonnantes activités auxquelles se livraient les prisonniers : évasions réussies ou ratées, expériences scientifiques, rebellions, coquetteries. La vie n’est pas un long fleuve tranquille à la Bastille ! Et comme à l’extérieur, le traitement des prisonniers dépendait de leur statut social. Si certains miséreux mourraient de froid ou de faim, d’autres comme le Cardinal de Rohan faisait salon ! Jean-Christian Petitfils nous livre même la liste des courses de Voltaire, enfermé par deux fois. Le philosophe est d’ailleurs à l’origine du mot « embastiller ».
L’auteur vous fera découvrir, lors de cette conférence, des anecdotes pittoresques, scandaleuses mais aussi pourquoi la Bastille a déchaîné autant de passions. Symbole de l’absolutisme royal, ce monument aujourd’hui disparu est un miroir de la société de l’Ancien Régime.
« VIVE LA CENSURE ! » par Véronique Defauw
Samedi 02 mars 2017 à 15h00 (Palais de la Médiathèque)
La censure est aussi ancienne que l’Histoire et l’Art. Elle permet de réguler les moeurs, la vie religieuse et la vie politique. L’art est l’illustration publique de ce contrôle jusqu’au moment où la machine se détraque. A force de montrer ce qu’il faut parfois, l’art montre ce qu’il ne faut pas. Faux pas ou pas ! La censure et les moyens de la détourner prennent souvent des chemins surprenants.
Depuis toujours la censure existe. Si un artiste crée une ouvre, il y aura toujours un autre personnage pour penser que cette ouvre porte atteinte à un pouvoir ou à une communauté. Certains spécialistes pensent même que les grottes de Lascaux en ont été victimes ! Les trois piliers de la censure sont et restent la politique, la religion et les bonnes moeurs. On peut ajouter également l’avant-gardisme dans l’art qui tient une place particulière . Car, ce qui n’est pas compris fait peur. Le cas le plus célèbre de la censure est Socrate. Le père de la philosophie a été condamné à boire la ciguë, une plante toxique mortelle, poison officiel des Athéniens, pour avoir incité les jeunes à la débauche.
La censure est tellement omniprésente qu’au 19e siècle elle est représentée sous les traits d’une vieille femme affublée d’une paire de ciseaux géants. Une des premières représentations, que vous pouvez voir ci-contre, date de 1874 par André Gill, alors célèbre illustrateur de presse, pour le journal l’Éclipse. Revêche, laide, elle porte le prénom d’Anastasie qui signifie en grec et en latin « résurrection » : « Anastasie représente la censure qu’on croit toujours enterrée et qui sans cesse ressuscite. ». La chouette sur son dos symbolise la nuit et les croyances les plus obscures. Malheureusement, Madame Anastasie n’a pas fini d’user de ses ciseaux.
« UNE BRÈVE HISTOIRE DE L’ECOLE PASTORIENNE » par Jean ROUSSAUX
Jeudi 16 mars 2017 à 15h00 (Palais de la Médiathèque)
Jean ROUSSAUX Professeur honoraire de l’université Pierre et Marie Curie, Paris
De Pasteur à Jacques Monod.
De l’Institut Pasteur chacun connaît son rôle dans la fabrication des vaccins et son rôle éminent dans la recherche fonda- mentale. Tout cela est vrai mais ne donne de l’ouvre de l’école pastorienne qu’une image bien incomplète. Les thèmes de recherche ont été en effet infiniment plus diversifiés. Parmi les nombreux chercheurs qui ont accompagné Pasteur dans ses travaux ou ont perpétué son ouvre dans le cadre de l’Institut, beaucoup sont peu connus et bien des aspects de leurs activités sont ignorés. Ils ont pourtant été souvent à l’origine de découvertes remarquables dont les développements ont enrichi les connaissances fondamentales en microbiologie ou en immunologie et ont conduit à des applications qui peuplent notre vie journalière. Cette conférence retracera de manière accessible l’ouvre de Pasteur afin de préciser les caractéristiques de sa démarche de chercheur. Elle évoquera ses collaborateurs et ses héritiers en montrant la diversité des découvertes.
« HUMOUR MON AMOUR » par Jean Loup Chiflet
Samedi 1er avril 2017 à 15h00 (Palais de la Culture)
« L’humour est-il un excès de sérieux. » comme le pensait Tristan Bernard ou une tentative pour décaper les grands sentiments de leur connerie. » comme le laissait entendre Raymond Queneau ? Vaste débat auquel vous invite Jean-Loup Chiflet, en vous plongeant dans le monde jubilatoire de l’humour. De Montesquieu à Raymond Devos, de Feydeau à Frédéric Dard, de Molière à Blondin, il va essayer d’en analyser le mécanisme complexe en nous faisant partager aussi ses passions pour l’humour anglo-saxon et les magiciens de la langue que sont Alphonse Allais, Alexandre Vialatte et tant d’autres.
« LA RENAISSANCE FRANÇAISE » par Hélène de la Salle
Samedi 22 avril 2017 à 15h00 (Palais de la Culture)
Dès 1494, avec Charles VIII, les guerres d’Italie ont permis aux souverains français de découvrir, non seulement un art nouveau, mais aussi un nouvel art de vivre alliant raffinement et confort. Sous cette double in?uence, le château français va se transformer radicalement, passant de la forteresse médiévale au luxueux château d’agrément. C’est la formidable éclosion des châteaux de la Loire !
Le Moyen Âge laisse la place à la Renaissance française à partir du 15e siècle. La vision du monde est profondément modi?ée par l’apparition de l’imprimerie qui permet la diffusion des idées et la découverte du Nouveau Monde, l’Amérique, l’Océanie et l’Australie. La paix s’installe en Europe et favorise la création artistique. La Renaissance française est le temps des peintres, des architectes et des sculpteurs sollicités par les rois tel que François 1er.
C’est le temps fort des châteaux dont la nouvelle architecture est imprégnée de ce nouveau mouvement. On agrandit, on embellit, on modernise ceux construits au Moyen Âge. François 1er fait appel à des artistes italiens (d’ailleurs Léonard de Vinci ?nira sa vie au Clos Lucé sous la protection du monarque français) pour construire des châteaux. Chambord sera conçu par Domenico Bernabei da Cortona dit « Boccador ». Mais, peu à peu, les architectes français commencent à s’approprier le style Renaissance. Amboise, Chenonceau, Gaillon sont de brillants exemples de la Renaissance française. En parallèle de cette renaissance architecturale, la sculpture française s’illustre avec Jean Goujon ou Germain Pilon, et la peinture avec la célèbre École de Fontainebleau. Constituée d’artistes italiens arrivés en France sur l’impulsion de François 1er, l’école accueille des artistes français sous le règne d’Henri IV.
Les changements politiques, économiques et sociaux invitent à une créativité sans limites et placent l’être humain et ses valeurs au centre de la Pensée. Aujourd’hui encore, nous pouvons admirer les magnifiques témoignages de pierre de cette époque
« LE PUTEAUX DE L’ENTRE-DEUX GUERRES » par Héléne de la Salle
Samedi 13 mai 2017 à 15h00 (Palais de la Culture)
Pour célébrer ses 80 ans, la SHALP vous propose de plonger dans une époque révolue grâce aux connaissances pointues de ses membres. Monsieur Brut partagera avec vous ses nombreux documents du Puteaux de l’entre-deux guerres. À cette période, Puteaux connaît un âge d’or. La ville est pros- père et accueille les industries automobiles avec l’épopée De Dion Bouton qui s’achèvera au milieu des années 30, ainsi que Morane et Saulnier, les pères de l’aviation française. Puteaux s’étend et la population passe de 1200 habitants en 1826 à 43800 en 1936, un record ! Entre 1925 et 1930, la ville est transformée avec la construction de nouveaux logements, du cinéma Le Central en 1933, de l’Hôtel de Ville en 1934 par les frères Niermans, Prix de Rome, de la gare en 1937 et s’ajoutent des écoles, des crèches et un hôpital. Puteaux recèle encore bien des secrets, dont vous pourrez découvrir une partie lors de cette conférence.
« VERMEER ET LES MAÎTRES DE LA SCENE DE GENRE » par Sylvie Gazannois
Samedi 16 septembre 2017 à 15h00 (palais de la Culture)
A la suite de la très belle exposition du Louvre, Vermeer et les maîtres de la peinture de genre, la SHALP invite l’historienne Sylvie Gazannois à revenir sur celui que l’on appelait le « sphinx de Delft ». En effet, Vermeer ne serait pas l’ermite que l’on imagine. L’exposition a permis de confronter les toiles de ses contemporains et ainsi lever le voile sur un possible réseau dans lequel Vermeer aurait été au centre ! Vermeer est connu par quelques chefs-d’ouvre tels que «la vue de Delft » ou «la jeune fille à la perle » mais l’essentiel de son ouvre est surtout constitué de scènes de genre. Ces sujets intimes et domestiques eurent beaucoup de succès auprès d’une clientèle de bourgeois et de marchands. Ils reflétaient l’opulence et la rigueur des provinces unies au 17e siècle.
Gerrit Dou, Ter Borch, Jan Steen ou Peter de Hooch ont également peint ces mêmes thèmes : la confrontation des tableaux révèle emprunts et inventions au sein d’un marché artistique très concurrentiel.
« L’ARCHITECTURE ITALIENNE AU 17e SIECLE » par Sylvie Gazannois
Samedi 30 septembre 2017 à 15h00 (Médiathèque Jules Verne)
De la Renaissance naissent les Temps modernes. L’Italie découvre le Baroque qui va envahir toute l’Europe. Les conséquences du Concile de Trente et de la Contre-Réforme ont été déterminantes pour le 17e siècle, qualifié de « siècle de l’âme », et pour toute la production artistique de l’époque. L’architecture religieuse italienne, d’une incroyable richesse, est particulièrement révélatrice du triomphalisme de l’église catholique.
Plans et mobilier des églises sont repensés tandis que les façades se creusent et s’animent sous l’influence d’artistes comme Maderno à l’origine de celle de Saint-Pierre de Rome, Pierre de Cortone ou encore Borromini.
« LES OVNIS DANS LA PEINTURE » par Véronique Fauw
Jeudi 19 octobre 2017 à 15h00 (Palais de la Jeunesse)
Depuis la nuit des temps, l’homme croit voir dans le ciel des objets étranges qui circulent librement. Les peintres à l’imagination sans limites, ont donné une réalité à ces apparitions à la fois célestes et terrifiantes.
Artistes fous ? Peintres hallucinés ? Des peintures remontant à plusieurs siècles, souvent des scènes bibliques, montrent des objets qui s’apparentent à nos ovnis de blockbusters ! Alors fantaisies picturales ou confirmation d’une vie extraterrestre ? Les objets volants non identifiés sont, si nous savons les repérer, fréquents dans la peinture, à nous de les identifier et de comprendre comment ils sont arrivés sur la toile….
« HISTOIRE DE LA BOTANIQUE » par Jean Roussaux
Samedi 21 octobre 2017 à 15h00 (Palais de la Culture)
Avec Jean Roussaux, professeur à l’université Pierre et Marie Curie, découvrez de l’antiquité au 20e siècle, l’histoire fascinante de la botanique occidentale.
Traiter en une conférence de l’histoire de la botanique est un projet bien ambitieux. Non seulement les connaissances des plantes se sont accumulées depuis plus de vingt siècles, mais elles se sont constituées dans des civilisations différentes : Chine, Inde, Europe occidentale ou Moyen-Orient. Toutefois, la méthode scientifique d’étude des plantes s’est principalement développée en Occident et les connaissances acquises sur la classification et la physiologie de ces organismes sont maintenant universelles. Ainsi la nomenclature de désignation des plantes a-t-elle été adoptée par tous les pays. La nutrition, le métabolisme et la régulation des grandes fonctions du végétal sont maintenant bien connus et ont conduit à des progrès remarquables dans le domaine agronomique. Toutes ces connaissances sont l’ouvre de botanistes dont les travaux s’étendent du 17e siècle au 20e siècle.
Mais à partir des années 1970, la biologie moléculaire et la génétique ont apporté des connaissances nouvelles, parfois déconcertantes. Les principes de la classification des plantes, en particulier des plantes à fleurs, ont été revus afin de mieux préciser les relations phylogénétiques entre espèces. De même, l’étude de nombreux mutants d’une petite plante dépourvue de beauté et d’intérêt agronomique, voisine de la moutarde, l’Arabidopsis, a joué un rôle de premier plan dans l’analyse du fonctionnement des végétaux, en particulier au niveau cellulaire. Ces connaissances récentes résultent de l’utilisation de techniques souvent complexes, difficilement accessibles aux non-spécialistes et pourtant si fascinantes.
« L’ARCHITECTURE ITALIENNE DU 17e SIÈCLE » par Hélène de la Salle
Samedi 18 novembre 2017 à 15h00 (Médiathèque Jules Verne)
Architecte de Saint-Pierre pendant plus de 40 ans, Gian Lorenzo Bernini, dit Le Bernin, est un des géants de l’Art dans toute sa splendeur. Mettant son génie créateur au service de l’église triomphante, il est le véritable fondateur de l’esprit et de l’art baroque !
Le Bernin a façonné la basilique Saint-Pierre et a travaillé en accord avec de grands papes bâtisseurs comme Urbain VIII, qui le nomma chevalier, et pour qui il conçut le célèbre baldaquin, ou Alexandre VII qui lui commanda la Chaire de Saint-Pierre. En 1666, il achève l’édifice qui porte les marques de Raphaël et de Michel Ange, en lui offrant un esprit plus baroque avec la célèbre colonnade de la place.
« BRUTUS » par Jean Noël Robert
Samedi 25 novembre 2017 à 15h00 (Palais de la Culture)
« Toi aussi, mon fils ! ». C’est à ce cri de Jules César que Marcus Junius Brutus doit sa célébrité.
Une histoire aux multiples rebondissements entre amitié et trahison, idéalisme et duplicité, que vous contera Jean Noel Robert.
Brutus, un nom légendaire, lié à la trahison, punition historique suite à sa participation à l’assassinat de Jules César. Mais il possède aussi l’image d’un homme vertueux faisant passer le bien de la République avant le sien.
Né vers 85 av. J.-C., Brutus n’est pas le fils de César, mais celui de sa maîtresse Servilia. C’est un jeune homme brillant que le grand général a pris sous son aile protectrice, le pensant promis à un grand avenir. Pourtant, le 15 mars de l’an 44, Brutus est l’un de ceux qui perce de vingt-trois coups de poignards le corps de César. Les conjurés reprochent à celui qui vient d’être proclamé dictateur à vie d’avoir piétiné une République déjà mori- bonde au profit de sa toute-puissance. Pire, on le soupçonne de vouloir être fait roi.
S’il n’est pas l’instigateur du complot, Brutus en a pris la tête, poussé par les Républicains, en raison de sa réputation d’homme vertueux et de grande rigueur morale. Mais, faute d’un projet élaboré, l’attentat se solde par un fiasco politique. Poursuivi par la haine de Marc Antoine, qui se pose en vengeur de César, Brutus choisit l’exil.
Féru de philosophie, ami de Cicéron, Brutus n’aime ni la violence, ni la guerre. S’il fait couler le sang de César, c’est au nom d’un idéal de liberté et de justice. S’il lève des légions avec son complice Cassius, c’est dans l’espoir de rétablir la République d’antan. Mais c’est encore un échec. Brutus meurt en octobre 42 à la bataille de Philippes, défait par Marc Antoine et Octave, le futur empereur Auguste.
Conférences SHALP 2018
Pour mémoire, voici les conférences organisées par la SHALP en 2018
« FRANÇOIS 1er ET LES PAYS-BAS » Par Sylvie Gazannois
Samedi 13 janvier 2018 à 15h00 (Médiathèque Jules Verne)
À l’occasion de l’exposition, « François 1er et l’art des Pays-Bas », au Louvre, la conférencière Sylvie Gazannois reviendra sur le goût méconnu du Roi de France pour l’art des Pays-Bas et leur influence au cour du Royaume de France.
Si l’Histoire a retenu la passion de François Ier pour l’art transalpin et son amitié avec Léonard de Vinci, son règne a permis la diffusion de la création néerlandaise à travers l’implantation d’artistes de renom au cour du Royaume de France. Ces créateurs venus du Nord s’illustrèrent dans l’art du portrait comme Clouet ou Corneille de Lyon et du paysage encore peu utilisé. Le portrait de François 1er par Jean Clouet prend une autre dimension. Si la peinture est connue de tous, le nom du portraitiste est tombé dans l’oubli. Pourtant, ce peintre, originaire des Pays-Bas Bourguignon, se composant de la Flandre, d’Artois, d’un Limbourg et de la Hollande, offre une ouvre emplie de naturel austère, dépouillée d’accessoires qui s’inscrit dans cette veine nordique si caractéristique. La Renaissance française doit autant aux apports italiens qu’aux échanges avec le Nord. Cette dynamique artistique se prolongea dans la tapisserie, le vitrail ou encore l’enluminure.
« LAUZUN ET LA GRANDE MADEMOISELLE » par Jean-Christian Petitfils
Le samedi 20 janvier 2018 à 15h00 (Palais de la Culture)
L’historien préféré des français revient pour une nouvelle conférence ! Jean-Christian Petitfils est l’invité de la SHALP et vous contera l’histoire insolente de Lauzun, un courtisan dont l’histoire a réussi à traverser les siècles !
Avec les mots de Jean-Christian Petitfils, c’est toute la grande époque de Louis XIV qui revit ! Passionné du 17e et du 18e siècle, l’historien ne se lasse pas de porter à la lumière les histoires de nos ancêtres. Lors de cette conférence, Jean-Christian Petitfils narrera cette incroyable de Lauzun dont la vie est un véritable roman d’aventures. Célèbre courtisan de Louis XIV, Antonin Nompar de Caumont, duc de Lauzun, défraya la chronique quand la cour apprit ses fiançailles avec la Grande Mademoiselle, petite-fille d’Henri IV et cousine du Roi-Soleil ! Un scandale pour cet impertinent qui a toujours recherché les bonnes fortunes. Connu et apprécié pour son esprit libertin et piquant, Lauzun réussit malgré tout à toujours se sortir de situations complexes, bien qu’il passa quelques temps en prison. Il renaît à chaque fois de ses cendres avec encore plus de panache !
« MANGA » par Muriel Damoizeau
Samedi 10 mars 2018 à 15h00 (Médiathèque Jules Verne)
Le Manga, un vieil Art
La France est le 2° grand consommateur de mangas après le Japon. Si lors de cette conférence vous découvrirez ses origines, dans cet article, vous comprendrez comment le manga est devenu un phénomène de société dans l’hexagone. Le manga a définitivement été adopté par les Français qui sont les plus gros consommateurs après les Japonais ! Cette mangaphilie ou mangafolie n’a d’ailleurs fait que renforcer le lien qui unit nos deux pays. Tellement qu’une chaîne japonaise, NHK, la plus connue, va adapter un manga français ! Une première ! L’heureux élu, Tony Valente n’y croit toujours pas ! Son manga héroïc fantasy, Radiant*, s’importe au Japon ! Même le Festival BD d’Angoulême a créé cette année le Prix Konishi, qui récompense les meilleures traductions françaises de mangas japonais. En effet avec 1500 titres traduits chaque année du japonais ou français, ce qui représente 40% des publications BD sur le marché français, le manga fait maintenant partie de notre quotidien. En à peine trente ans, il a touché tous les publics même les plus réfractaires grâce à une offre riche et complexe traduisant un véritable art. Mais comment parler de manga sans aborder le Club Dorothée, la matrice de son succès d’aujourd’hui ? À la fin des années 80, de nombreuses voix s’élèvent contre la violence des dessins animés japonais diffusés dans des émissions jeunesses. Les chevaliers du Zodiaque, Dragon Ball, et le controversé Ken le survivant sont les nouveaux héros des petits français. Les premiers lecteurs de manga furent les spectateurs de ces émissions jeunesses. Ces lecteurs de la première heure se sont constitués une culture en contrebande de leurs parents et ont participé à l’introduction du manga dans le cour des Français.
« BERNIN » par Madame de la Selle
Samedi 24 mars 2018 2018 à 15h00 (Palais de la Culture)
Le Bernin, sculpteur de génie
Après Donatello au XVe siècle et Michel-Ange au XVIe, Le Bernin est le troisième géant de la sculpture occidentale. D’une virtuosité éblouissante, il se rend d’abord célèbre par ses portraits et sa capacité de « faire parler le marbre » . La commande du cardinal Scipion Borghèse lui permet d’aborder la grande statuaire où se révèle tout son génie (Apollon et Daphné). Le groupe de l’Extase de sainte Thérèse, achevé en 1652 pour la chapelle Cornaro, est son plus grand chef-d’ouvre. Le Bernin marqua aussi Rome par son activité d’urbaniste et la réalisation de nombreuses fontaines dont celle des Quatre-Fleuves, place Navonne, est la plus célèbre.
« L’ABBAYE DE SAINT GERMAIN DES PRES » par Catherine Brut
Samedi 05 mai 2018 à 15h00 (Palais de la Culture)
L’abbaye de Saint Germain des Prés, entre histoire archéologie et patrimoine.
De la grande abbaye de Saint-Germain des-Prés et de son bourg reste de nos jours visible l’église que longe le boulevard et que l’actuelle restauration remet en lumière. De sa royale fondation mérovingienne l’archéologie livre des témoignages depuis plus d’un siècle et encore tout récemment. De ce bâtiment gothique, quelques vestiges se laissent deviner et étudier au détour d’un square, dans la cave d’un immeuble contemporain. Au fil des mises à jour et grâce aux restitutions, l’abbaye retrouve ses bâtiments disparus lors de la tourmente révolutionnaire et les transformations de cet emblématique quartier de Paris dont les origines restent à découvrir. Pour mémoire « Au XIe Siècle le petit hameau de Puteaux fut détaché de Nanterre pour être agrégé à Suresnes qui venait d’être érigé en paroisse ». Le rattachement à la paroisse de Suresnes rend les habitants de Puteaux « tributaires de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés au point de vue paroissial dont les religieux étaient depuis le Xe Siècle Seigneurs de Suresnes » nous dit l’abbé Machuel. Ils sont donc tributaires de deux abbayes, celle de Saint-Denis pour le temporel et celle de Saint Germain-des-Prés pour le spirituel.
« HUMOUR ET JARDINAGE » par Alain Baranton et Jean Loup Chiflet
Vendredi 18 mai 2018 à 18h30 (Palais de la Culture)
Alain Baraton, jardinier en chef de Versailles, chroniqueur sur France Inter et à la Télévision, et auteur d’une vingtaine d’ouvrages dont un Dictionnaire Amoureux des jardins participera à un débat croisé « Humour et jardinage » avec Jean-Loup Chiflet éditeur et écrivain lui-même auteur d’une soixantaine de livres dont un Dictionnaire Amoureux de l’humour. Les deux compères s’interrogeront mutuellement sur leurs deux derniers titres publiés et qui sont des recueils de souvenirs : « Le camélia de ma mère » pour Alain Baraton, et :« Je n’ai pas encore le titre » pour Jean-Loup Chiflet.
Conférences SHALP 2019
Pour mémoire, voici les conférences organisées par la SHALP en 2019
« L’EUROPE CLASSIQUE » par Hélène de la Selle
Samedi 13 avril 2019 à 15h00 (Palais de la Culture)
Le XVIIe siècle – qualifié de « siècle mystique », et la Contre-Réforme ont donné naissance au triomphalisme baroque qu’adoptèrent l’Italie et l’Espagne.
Mais la France, les Provinces Unies et l’Angleterre démontrent que ce siècle a aussi été celui de la naissance de la science moderne, de la mesure et de la raison.
En France, l’art de l’époque d’Henri IV a été déterminant dans sa volonté non seulement d’embellir sa capitale, Paris, mais aussi de l’assainir et de la sortir de l’époque médiévale. L’urbanisme moderne est né !
La première moitié du siècle est une des périodes les plus riches de l’architecture française. L’architecture religieuse connaît un essor spectaculaire, consécutif à la Contre-Réforme et marqué par l’apparition de l’église moderne dite « de style jésuite ». L’architecture civile est tout aussi active. Les hôtels particuliers non seulement se multiplient mais changent de plan et de décor pour s’adapter aux goûts nouveaux de la société. Salomon de Brosse et Lemercier sont les deux premiers initiateurs de ce mouvement.
« LE JAPON » par Jean-Noël Robert
Samedi 25 mai 2019 à 15h00 (Palais de la Culture)
Une vision personnelle du Japon
Les nombreux adhérents de la SHALP qui me connaissent, et me font l’honneur de venir m’écouter habituellement leur parler de la vie des Romains d’un autre temps, savent que ma curiosité pour les civilisations m’a souvent poussé à explorer le continent asiatique. Et notamment le Japon, pays que j’ai beaucoup parcouru dans tous les sens depuis vingt-cinq ans. C’est pourquoi le regretté Gérard Leclerc m’avait un jour demandé de venir à Puteaux parler de « mon » Japon.
C’est donc à un voyage très personnel que je vous convie pour vous faire découvrir, photographies à l’appui, certains aspects peu ou mal connus de ce pays au caractère contrasté dans lequel la tradition assumée s’allie avec bonheur à une modernité extrême.
J’aime le Japon pour la beauté des paysages, la richesse de sa culture, le raffinement si particulier de son art de vivre. De l’équilibre entre les jours sombres et les heures claires de son histoire naissent une force d’âme et une sérénité qui s’appuient sur un goût de l’ordre, une discipline de vie engendrant l’harmonie du quotidien sans obérer un aspect festif parfois surprenant.
Que l’abord quelque peu dépaysant de cet acteur du théâtre kabuki soit considéré par chacun comme une invite à cette promenade japonaise.
« HISTOIRE DES SCIENCES » par Jean Roussaux
Samedi 08 juin 2019 à 15h00 (Palais de la Culture)
Le « microbe » dans l’histoire de l’homme.
Depuis son apparition sur terre, l’homme a été confronté aux microbes. Ils ont accompagné son évolution, lui apportant soit une aide insoupçonnée, soit la mort dans de terrifiantes souffrances.
Parmi les microbes bénéfiques, on citera d’abord ceux des fermentations qui permettent la fabrication du pain, des fromages et de nombreuses boissons.
On citera aussi les microbes qui peuplant la peau protègent des agressions et le microbiote intestinal qui favorise la digestion et l’immunité. Tous ces organismes bénéfiques qui ont de tous temps accompagné la vie de l’homme, l’histoire n’en a guère parlé.
En revanche, les microbes à l’origine des grandes épidémies ont laissé des traces indélébiles dans l’histoire.
Ainsi de nombreux écrits témoignent non seulement des ravages provoqués dans les populations par ces fléaux mais aussi de leurs conséquences sociales, voire culturelles. Ces microbes ne furent découverts qu’après l’invention du microscope et c’est l’avènement de la microbiologie, à la suite des travaux de Henlé, Koch ou Pasteur, qui a permis une connaissance approfondie de leurs modalités d’action. Ce sont ces deux aspects, sociologique et microbiologique, qui seront abordés dans cette conférence en relatant l’histoire de deux de ces terribles calamités, la peste et la syphilis.
» Tu me vertiges, l’amour interdit de Maria Casarès et d’Albert Camus » par Florence Forsythe
Le Samedi 21 septembre 2019 à 15h00 (Palais de la Culture)
En 1944, Maria Casarès et Albert Camus se croisent lors d’une soirée chez les Leiris. Elle est Espagnole, ardente et c’est une comédienne très en vue. Lui a publié en 1942 son roman L’Etranger et fréquente Sartre et Beauvoir à Saint-Germain-des-Prés, haut lieu de l’intelligentsia parisienne.
Camus et Maria vivent une histoire d’amour incandescente, mais plus encore ils se retrouvent liés par le sentiment de l’exil, l’Espagne républicaine et la passion du théâtre.
A la Libération de Paris, Maria et Camus vivent l’urgence d’une vie démultipliée. Cependant, lorsque Camus, qui était marié, annonce à Maria la venue de sa femme. Maria rompt alors avec l’écrivain.
Deux ans plus tard, leur histoire reprend, traversée de tempêtes et d’accalmies. Et quand Camus se bat contre Sartre, c’est vers Maria qu’il se tourne et vient chercher ce qu’elle nomme la construction d’un amour don. Au fil des années, elle est « l’Unique » pour Camus qui restera le grand amour de la comédienne.
Le roman Tu me vertiges de Florence Forsythe précède la publication de la Correspondance et fait découvrir sous une forme romanesque qui l’éclaire, l’histoire de cette passion qui a commencé la nuit du débarquement le 6 juin 1944 et se termine avec la mort tragique de Camus en 1960.
Florence Forsythe est auteure, comédienne et metteure en scène. Elle a été productrice-déléguée à France-Culture où elle a produit de nombreuses émissions parmi lesquelles Le Bon plaisir d’Anna Karina ; des ateliers de la création, notamment celui de la chorégraphe Carolyn Carlson, etc…
Auteure et biographe de Maria Casarès, elle écrit : « Maria Casarès, une actrice de rupture » Actes Sud, 2013 ; « Tu me vertiges, l’amour interdit de Maria Casarès et Albert Camus » en 2017.
» Léonard de Vinci « , par Sylvie Cazanois
Le samedi 19 octobre 2019 à 15h00 (Palais de la Culture)
2019 marque le 500ème anniversaire la mort de Léonard de Vinci au Clos Lucé à Amboise.
A cette occasion, le Louvre organise une grande exposition, mais devant le nombre important de visiteurs, Madame GAZANOIS nous a proposé une conférence sur cet homme. Comme elle nous l’écrit : Artiste protéiforme et prolifique, Léonard reste encore aujourd’hui un homme de génie fascinant. Tous les domaines de la création semblent l’avoir intéressé : architecture, mécanique, armement, peinture, sculpture. De Florence à Milan et enfin la Vallée de la Loire, il se mit au service des princes de son temps (Médicis, Borgia, Sforza, Valois). Ingénieur et artiste, auteur énigmatique et habile courtisan, il marque son époque de ses inventions technique et innovations plastiques.
» L’architecture classique » par Hélène De La Salle
Le samedi 16 novembre 2019 à 15h00 (Palais de la Culture)
A la fois « Siècle mystique », et » Grand siècle », le XVIIe siècle est un des plus riches de l’architecture française, architecture qui tend alors à affirmer son caractère national. François Mansart et son chef-d’œuvre, le château de Maisons-Laffitte, témoignent de l’évolution vers une architecture plus sobre, moins marquée par l’exubérance du baroque italien. Mais c’est surtout au cours de la seconde moitié du siècle, avec le règne personnel de Louis XIV, et avec la création de l’Académie d’Architecture, en 1671, que le classicisme français va s’imposer. Louis Le Vau, et surtout Jules Hardouin-Mansart sont les principaux représentants de ce que l’on appellera « le grand style ».
SPECTACLE » LES PASSAGERS DU 8 H 12 » par LA COMPAGNIE TROTTOIR EXPRESS
Le samedi 14 décembre 2019 à 15h00 (Palais de la Culture)
En cette fin d’année 2019, la SHALP propose un spectacle divertissant par la compagnie TROTTOIR EXPRESS. Les deux acteurs sont : Jean-François GUEDY-PAXEL et Georges GILBERT-CAZENEUVE. Le premier après un master de Lettres et d’études théâtrales a participé à plusieurs ateliers et fait une carrière d’enseignant, comédien et metteur en scène. Il a créé en 1979 Traction Avant, puis en 1986 Trottoir Express. Georges GILBERT-CAZENEUVE travaille comme musicien avec Jérôme SAVARY, puis il intègre la compagnie de Jean-François GUEDY-PAXEL.
« Ils sont deux,
Dans une gare.
L’Un et l’Autre.
Ils attendent d’improbables trains qui tardent à venir.
Alors, que faire quand on ne se connaît pas ?
On parle. On parle de tout et de rien, de ses souvenirs, d’une
soeur à Lisieux, de Rintintin, de Marylin…
On joue un peu, on fait connaissance. Et après ?
Après, on verra. »




