Bernard Courtault et Puteaux

Au N° 43 de la rue, une plaque commémorative, rappelle qu’un résistant putéolien de  20 ans, Bernard Courtault, a été fusillé par les Allemands le 3 novembre 1943.

Il est enterré au cimetière ancien de Puteaux.

plaque bernard courtault 43 rue paul bert

 

La ville de Puteaux rend hommage à Bernard Courtault :

L’adieu

(Source Wikipédia)

Bernard Courtault laisse derrière lui une lettre d’adieu à son père rendue célèbre par la stèle érigée à son honneur au Mont-Valérien, par le recueil épistolaire Lettres du Mont-Valérien ou encore par l’œuvre Tribunal XXI, les derniers jours d’un résistant dans sa  21e  année (2009) de Jane Audoli, sa sœur, où Bernard Courtault est interprété par Olivier Sitruk.

Il est décrit comme un « héros de la Patrie » par Geneviève Darrieusecq, secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, dans son discours du 22 février 2019. Sa lettre est citée dans plusieurs livres consacrés.

« Mont-Valérien 3/11/43,

   Mon très cher papa,  

   Cette fois, c’est fini. À huit heures je serai fusillé. Du courage mon petit papa. Le nom des Courtault s’éteint avec moi. Je n’ai pas peur de mourir, mais je crains pour vous que j’aime tant.

   Je te répète que j’ai été heureux pendant les 20 ans que j’ai vécus sur la Terre, et que tu y es pour beaucoup. Il ne faut pas regretter le passé, ta séparation d’avec maman. J’ai eu 2 foyers, avec chacun leur bonheur.

   Je meurs en bon chrétien, je viens de communier. Priez pour mon âme, je vous en supplie, maintenant que mon corps disparaît. J’aurais tant voulu vivre, surtout pour vous et ma petite Janette, ma petite chérie, qui peut avoir besoin d’aide. Je la recommande à Colette.

   Pardonne- moi tout le mal que j’ai pu vous causer. Je vais mourir en souriant, avec le sourire en coin « à la Courtault » que vous me connaissez.

   Adieu Colette que j’aime tant, Lucette, Jeannette, Marraine, et toi même très cher papa, que je chéris tendrement. Faîtes (sic) mes adieux à tous ceux qui m’aiment et que j’aime.

   Ton fils affectueux

                        Bernard »

Dominique Blévin

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