Guide des Rues de Puteaux – de A à Z

Guide des rues de Puteaux

Histoire des rues de Puteaux

Dernière mise à jour : 9 juillet 2024

Atelier animé par Anne Chabot

Astuce : pour une recherche rapide de rue par son nom, vous pouvez utiliser le raccourci clavier CTRL+F  de recherche de mot sur une page. 


Index alphabétique 

A B C D E É F G H I J K L M N O P R S T V W


A

Abbé Maurice Guibert (Rue de l’)

Commence quai de Dion Bouton et finit rue des Pavillons.

La rue de l’Abbé Guibert était une voie privée longeant la résidence Bellerive, il fut décidé par délibération du 22 décembre 1988 de la baptiser rue de l’Abbé Maurice Guibert.

L’Abbé Guibert (1907-1976) fait partie des grandes figures putéoliennes. Ancien aumônier, il animait l’institution du Sacré-Cœur située rue des Pavillons à Puteaux. Ordonné en juillet 1931, il choisit d’étendre sa mission pastorale à la jeunesse ouvrière et devient le Supérieur « du Navire » de 1938 à 1967.

Mobilisé en 1939, fait prisonnier, il s’évade après cinq semaines de captivité. En 1942, il crée un groupe de défense passive avec 20 jeunes gens du « Navire » et héberge, à Saint Dyé-sur-Loire, 90 enfants de Puteaux et plusieurs réfractaires au STO. Malade, il reste dans le midi comme aumônier militaire puis revient à Puteaux en 1973.

A propos du « Navire » : premier patronage paroissial, ouvert en 1871 dans le presbytère de la Vieille Eglise, « Le Navire » était spécialisé dans l’apostolat de la classe ouvrière. Sa vocation était de loger les jeunes travailleurs et ouvriers. A l’occasion du centenaire du « Navire », l’Abbé Guibert, alors rattaché aux religieux de Saint- Vincent-de- Paul, en a retracé l’histoire dans un ouvrage.

Quant à l’origine du mot « Navire », elle est totalement anecdotique : un jeune putéolien ayant exprimé ses vœux de bonne année au patronage, écrivit en ces termes : « C’est à toi, mon beau navire, que vont tous mes vœux, au début de cette année, à toi et ton vaillant équipage ». L’appellation « Le Navire » devint vite familière pour désigner le patronage.

Agathe (Rue)

 

Rue Agathe à Puteaux
Rue Agathe à Puteaux
Commence rue Voltaire et finit rue Gérhard.Du prénom d’une fille de Monsieur Claude Pitois, ancien maire de Puteaux de 1840 à 1847, la rue Agathe figure déjà sur le plan cadastral de 1835. Dans une délibération du conseil municipal du 7 avril 1837 les rues Pitois et Agathe sont mentionnées.Lieu-dit : la Plaine Vineuse.Monsieur Pitois, vice-président du conseil d’arrondissement de Saint Denis, fut chevalier de la Légion d’honneur. Il est décédé le 27 octobre 1865 à l’âge de 76 ans.La baronne Nadine de Rothschild habita au n° 6 de la rue Agathe. On peut lire dans son livre de 1987 Heureuse et pas fâchée de l’être (éditions Jean-Claude Lattès) : « Au 6 de la rue Agathe, « ma » maison, et toujours le linge aux fenêtres. Dans le boyau qui mène à la cour, la peinture est un peu plus écaillée, les boîtes à lettres un peu déglinguées. … Puteaux reste dans mon souvenir le paradis des enfants … Au retour de l’école, je jetais mon cartable, attrapais au vol le panier à provisions, fonçais faire les courses, bâclais mes devoirs pour retrouver au plus vite mon fief, mon somptueux royaume, que délimitaient les deux extrémités de la rue Agathe … ».Depuis, la rue a peu changé si ce n’est la plantation de quelques chênes verts qui ornent l’un des trottoirs et une large plaque suspendue au-dessus de la chaussée indiquant très visiblement son nom : rue Agathe. Au-dessus de la plaque, se faisant face, deux petits personnages trinquent…. en souvenir de la Plaine Vineuse. Enfin signalons qu’il existait au siècle dernier un lavoir communal situé au 3 de cette rue Agathe.

Alexandre Soljenitsyne (Boulevard)

Commence quai de Dion-Bouton et finit rue Jean-Jaurès.

Ce boulevard fait partie des plus récentes rues de Puteaux puisqu’il fut construit en 1974, la municipalité ayant ainsi décidé de rendre hommage à ce célèbre écrivain russe.

Né en 1918, Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne, obtient le prix Nobel de littérature en 1970. Après de brillantes études en Sciences et Lettres, il enseigne l’astronomie et les mathématiques dans une petite ville au nord de Rostow. Mobilisé comme soldat en 1940, envoyé sur le front de Prusse-Orientale en 1944, il sera promu capitaine. Arrêté en 1945 pour avoir émis dans une lettre privée des doutes sur les qualités militaires de Staline, il est condamné sans appel pour « complot antisoviétique » à 8 ans de redressement dans un camp de travail, expérience qu’il relate dans Une journée d’lvan Denissovitch. En 1962, Khrouchtchev autorise la parution de cette description crue du goulag. La publication fait sensation et donne une immédiate célébrité à Soljenitsyne. A partir de 1964, interdit en URSS, il publie ses œuvres à l’étranger : Le Premier cercle, Le Pavillon des cancéreux et L’Archipel du Goulag (1974).  Alexandre Soljenitsyne a toujours plaidé pour l’abolition de la censure.

Ampère (Rue)

Commence avenue Georges Pompidou et finit rue Francis de Pressensé.

Lieu-dit : le Château.

Elle doit son nom à l’un des plus brillants savants du début du XIXème siècle : André-Marie Ampère (1775-1836). Ce mathématicien et physicien autodidacte a écrit un traité sur le calcul des probabilités et introduit les mathématiques dans la physique. Il fait de nombreuses découvertes dans le domaine de l’électromagnétisme et de l’électronique qui assimilent le magnétisme à l’électricité comme le solénoïde et l’électroaimant. Il est surtout connu pour la règle du  » bonhomme d’Ampère  » qui relie la direction du courant électrique dans un fil conducteur au sens de déplacement de l’aiguille d’une boussole et pour l’unité d’intensité du courant qui porte son nom. C’est l’un des derniers savants qui ait abordé les domaines les plus divers : la chimie mais aussi les sciences naturelles (la botanique) et la philosophie. Il fut professeur à l’Ecole Polytechnique et au Collège de France ainsi que membre de l’Académie des Sciences.

Le premier tronçon de la rue Ampère comporte un terre-plein planté de tilleuls. Le second tronçon borde le conservatoire Jean-Baptiste Lully. Avec la rue Volta voisine, ces rues rappellent que dans ce quartier, en bord de Seine, se trouvait, dès 1900, l’usine Ouest-Lumière qui alimentait en électricité tout l’ouest parisien. Cette usine nationalisée en 1946 sous le nom « d’électricité de France (EDF) »   fut détruite dans les années 1990.

Anatole France (Rue)

Commence place Simone et Antoine Veil et finit rue Louis Pouey.

Dès le cadastre de 1812, la rue est appelée vieux chemin de Puteaux à Colombes. Elle a été appelée parfois rue de la Montagne des Rus. Une délibération du 5 novembre 1924 lui donnera son nom actuel.

Lors de l’aménagement de La Défense la section terminale de la rue Anatole France a été prise pour créer la rue Louis Pouey.

Lieux-dits : la Croix, les Valettes, les Rus.

Anatole France, de son vrai nom Anatole Thibault, est né à Paris en 1844. Il est fils de libraire, il a très vite le goût des beaux livres. Après de bonnes humanités, il entre comme bibliothécaire au Sénat et publie des poèmes (Poèmes dorés) en 1873. C’est un fin critique littéraire et il tient de 1887 à 1893 la chronique de la vie littéraire au journal « Le Temps ». Mais c’est avec le roman Le Crime de Sylvestre Bonnard qu’il découvre sa vraie voie, celle du roman ironique. Il publiera d’autres romans dont Le Lys Rouge, La Rôtisserie de la Reine Pédauque.

En 1896, il est élu à l’Académie française. L’année suivante, il prend parti pour Dreyfus et s’associe à Emile Zola pour le défendre. En 1921, il reçoit le prix Nobel de littérature pour l’ensemble de son œuvre.

André Aignan (Rue)

Commence rue Bernard Palissy et finit rue des Fusillés de la Résistance.

Cette voie fut ouverte en 1880, lors de la construction des réservoirs d’eau pour desservir Puteaux qui comptait à cette époque 15 586 habitants. Initialement nommée Chemin de la Compagnie des Eaux, elle fut rebaptisée rue André Aignan par délibération du 8 octobre 2015.

La première moitié de la voie, accessible aux véhicules depuis la rue Bernard Palissy, se termine en impasse. La seconde moitié est une voie piétonne longeant le jardin de la Rose des vents et débouchant rue des Fusillés de la Résistance.

Lieu-dit : les Bachottes.

André Aignan, secouriste de la Croix-Rouge, résistant F.F.I., né le 1er mai 1914 à Puteaux, a été tué par des militaires allemands le 24 août 1944 place Cambronne à Paris (VIIème). Dans le secteur Cambronne il y eut sept morts pour la Libération de Paris, les noms figurent sur une plaque apposée boulevard Garibaldi. A Puteaux, son nom est gravé sur le monument « A la mémoire des martyrs de la Résistance », square des Martyrs.

André Lecler (Rue)

Commence quai de Dion-Bouton (ex-quai National) et finit rue Manissier.

En 1812, la rue André Lecler s’appelait rue des Graviers. Cette rue tirait sans doute son nom des graviers que l’on extrayait à l’époque de la Seine. Puis elle fut rebaptisée rue Fortin. La rue Fortin ne portera le nom d’André Lecler qu’après une délibération du 30 décembre 1944. C’est à l’angle de cette rue et du quai National que s’est située la Maison Commune de Puteaux (mairie) de 1794 à 1842.

Lieu-dit : le Bourg.

Résistant de la seconde guerre mondiale vendu à la milice Perrot, André Lecler de Talensac (1899-1944) fut arrêté le 17 juin 1944 et mourut des sévices que les troupes allemandes lui infligèrent au camp de la Croix-Rouge à Rennes.

En savoir plus 

André Turpin (Square)

Situé rue Lavoisier.

André Turpin (1906-1975) a été Président des Expropriés de La Défense et Président d’honneur de la SMP (Société Municipale de Puteaux). La SMP, créée par Marius Régnier, spécialisée en gymnastique et danse, est la plus ancienne société de Puteaux. Certains de ses membres furent champions de France de gymnastique dont Raymond Dot qui fut aussi médaillé de bronze aux championnats du monde de 1950. Cyril Atanassoff, initialement élève du cours de danse de la SMP, est devenu danseur étoile à l’Opéra de Paris.

Appel du 18 juin (Rue de l’)

 

Rue de l'Appel du 18 Juin à Puteaux
Rue de l’Appel du 18 Juin à Puteaux
Commence rue Saulnier et finit rue Godefroy.La rue de l’Appel du 18 juin située dans le vieux quartier de Puteaux a été créée le 30 juillet 1998.Cette rue est devenue piétonne.Lieu-dit : le Bourg.Sous-secrétaire d’état à la Défense nationale et à la Guerre depuis le 5 juin 1940, le Général De Gaulle décida, en apprenant la démission du Président du Conseil Paul Reynaud, de partir pour l’Angleterre afin de poursuivre le combat. Accompagné par le lieutenant Geoffroy de Courcel, il parvint à Londres dans la matinée du 17 juin 1940 et y rédigea le texte de l’Appel qu’il prononça le lendemain, 18 juin 1940, vers 20 heures, sur les ondes de la B.B.C. Le nom de cette rue est le symbole de l’espoir, de la résistance, du combat pour la liberté, associés à un français des plus illustres : le Général De Gaulle.

Arago (Rue)

Commence rue Jean Jaurès et finit rue Bellini.

À l’origine, cette voie s’appelait rue Magenta, en l’honneur de la ville de Magenta (Italie), où les troupes françaises et italiennes avaient vaincu les Autrichiens en 1859. Le 1er octobre 1878, la municipalité décide de rendre un dernier hommage à cet homme politique si célèbre en rebaptisant cette rue en rue Arago.

En 1854, fut construite l’église évangélique luthérienne de Puteaux. Ce temple et l’établissement scolaire y attenant ont disparu en 1975. Quant au terme Le Vivier, nom que portait le lieu-dit à l’époque, il symbolisait une pièce d’eau située entre l’avenue du Général De Gaulle et l’ancienne rue Bellini.

Lieu-dit : le Vivier

Grand savant du XIXème siècle et homme politique influent, François Arago (1786-1853) est élu, en 1809, à l’Académie des Sciences, puis devient en 1834 directeur « des observations » à l’observatoire de Paris. À ce titre, il peut être considéré, aujourd’hui, comme le père de la vulgarisation scientifique moderne. Sa carrière politique commence en 1830. Élu et réélu député des Pyrénées-Orientales, puis de Paris, il resta parlementaire jusqu’au coup d’État de 1852. Il siège également au Conseil Général de la Seine, qu’il présida deux fois, de 1830 à 1849.

Ses convictions ardemment républicaines le poussent à participer à la Révolution de 1848 où il exerce une action modératrice avant de devenir membre du Gouvernement provisoire, ministre de la Marine puis de la Guerre, (il promulgua le décret abolissant l’esclavage aux Colonies) et enfin chef de l’Etat durant 46 jours (du 9 mai 1848 à la dissolution du 24 juin).

Arche (Parvis de l’)

Entoure l’Arche.

Place piétonne.

La Défense, Secteur Arche Nord et Sud.

Le parvis de La Défense, espace majeur du grand axe à La Défense, est encadré par les trois équipements principaux du quartier : la Grande Arche, le CNIT et le centre commercial Westfield les 4 Temps. Juste sous la dalle se trouve la salle d’échange RER/Métro/Transilien/Tramway/Bus. Il est le support de nombreuses animations tout au long de l’année (marché de Noël, expositions, feu d’artifice, etc.).

Arche (Passage de l’)

Au Sud de l’Arche.

Voie piétonne couverte.

La Défense, Secteur Arche Sud.

Arche (Promenade de l’)

Entre la Place de l’Arche et Nanterre.

Voie piétonne.

La Défense, Secteur Arche Sud.

Arche de La Défense (Grande)

La Grande Arche est un lieu emblématique située à l’extrémité ouest de l’axe historique. Elle a été inaugurée le 14 juillet 1989 lors du bicentenaire de la Révolution française et à l’occasion du G7. Elle était initialement nommée « La Grande Arche de la Fraternité ».

La Défense, Secteur Arche Nord et Sud.

Johan Otto von Spreckelsen et Erik Reitzel conçoivent la Grande Arche comme une version du XXème siècle de l’Arc de Triomphe de l’Étoile consacrée à l’humanité et aux idéaux humanitaires plutôt qu’aux victoires militaires.

La Grande Arche a approximativement la forme d’un cube évidé en son centre, mesurant 112 m de long, 107 m de large, pour une hauteur de 111 m. Le vide intérieur permettrait d’abriter la Cathédrale Notre-Dame de Paris. Il a été suggéré que la structure ressemble à un hypercube en quatre dimensions, un « tesseract », qui serait projeté sur le monde tridimensionnel.

Arsenal (Rue de l’)

Commence rue Voltaire et finit en impasse.

Elle est partie intégrante de la résidence de l’Arsenal. Cette voie fut percée en 1986 pour faciliter la circulation entre les différents logements construits par le ministère de La Défense. C’est en hommage à cette page de l’histoire putéolienne que la ville décida de baptiser cette impasse rue de l’Arsenal.

Lieu-dit : la Plaine Vineuse.

L’Arsenal de Puteaux est à l’origine un atelier créé en 1866 par l’ingénieur alsacien Frédéric-Guillaume Kreutzberger. Installé quai National (actuellement quai de Dion-Bouton) l’usine fabrique d’abord des machines-outils destinées aux arsenaux. Dès 1872, l’atelier ne cesse de s’agrandir et Kreutzberger cherche un terrain plus vaste. A partir de 1882 l’établissement dépend directement du service de l’artillerie de l‘armée ; celle-ci en prendra seule la direction, en le rebaptisant I’ « Arsenal ». L’Arsenal conçoit des armes de petits et moyens calibres pour l’armée et les fabrique en série. Ainsi en 1892, sous la direction du commandant Desport, on met secrètement au point le fameux canon de 75 à tir rapide et en 1903 l’Arsenal réalise une mitrailleuse qui se révèlera malheureusement peu performante. Pendant la première guerre mondiale il produit fusils mitrailleurs, canons de 37 mm et munitions. L’Arsenal fêta ses cent ans en 1975, puis arrêta définitivement ses activités en 1978.

Auguste Blanche (Rue)

Commence rue Voltaire et finit rue Jean Jaurès.

Avant d’être prolongée en 1854 jusqu’à la rue Jean Jaurès, la rue Auguste Blanche s’appelait rue de Nanterre. Avec la rue des Bas-Rogers elle correspondait à une voie empruntée jusqu’au milieu du XIXème siècle par les pèlerins se rendant à l’ermitage du Mont-Valérien.

Lieu-dit : la Plaine Vineuse.

Maire de Puteaux de 1872 à 1880, Auguste Blanche (1824-1885) fut également conseiller général. On se souvient qu’il avait institué une rente annuelle en faveur d’un ouvrier pauvre de Puteaux et lancé de nombreuses constructions scolaires. C’est sous son mandat que le boulevard Richard Wallace, à l’époque boulevard du Chemin de Fer, fut achevé.

Dans cette rue, en son milieu, une petite aire de repos : le square Parmentier. A l’angle de la rue Auguste Blanche et de la rue Géhrard, une bambouseraie.

B

Bas-Rogers (Rue des)

Commence rue Jean Jaurès et finit rue des Fusillés de la Résistance.

Sur toute sa longueur la rue des Bas-Rogers sépare Suresnes à l’ouest de Puteaux à l’est. Seuls les numéros pairs sont sur Puteaux. Voie départementale D104.

Cette rue est l’une des plus anciennes de Puteaux puisqu’elle figurait déjà sur le plan cadastral de 1669. Elle tient son nom du lieu-dit « le Bois Roger ». Il s’agissait d’une propriété boisée qui, en 1552, appartenait à l’une des plus vieilles familles de Suresnes.

Lieu-dit : Les Bas-Rogers.

Son premier tronçon jusqu’au pont des cinq arches est en pente douce mais le second tronçon, une côte très raide, sépare les cimetières anciens de Puteaux et de Suresnes. Le troisième tronçon, à partir de la rue Cartault, était initialement occupé par des pavillons et des terrains cultivés souvent bordés de lyciets. Actuellement, face aux immeubles suresnois, subsistent des maisons basses ; en outre le passage des glycines, une surface arborée, relie la rue des Bas-Rogers à la rue Pasteur. A proximité de la rue des Fusillés un jardin familial, le jardin des Arums, apporte une note de verdure.

Cette route était utilisée par les pèlerins parisiens qui, après avoir traversé la Seine grâce à un bac, rejoignaient l’ermitage du Mont Valérien. Le premier ermite s’installe au Mont Valérien, lieu isolé et propice à la prière, en 1402 mais on ne trouve une chapelle qu’à partir de 1561. A partir de ce moment, les ermites, qui habitent des maisonnettes et vivent de leur travail, en particulier la culture de la vigne, constituent une congrégation originale jusqu’à la Révolution. C’est après l’édification d’un calvaire, vers 1640, que le Mont devient lieu de pèlerinage ce qui durera sans interruption jusqu’en 1830. Les ermites occupent encore le Mont jusqu’à la mort du dernier d’entre eux en 1831, quelques années avant la construction du fort.

Basse (Place)

Axe de La Défense : entre Puteaux et Courbevoie.

Place piétonne.

La Défense, Secteur Esplanade Sud.

Bellini (Rampe)

Cette rampe relie la rue Bellini à la terrasse du même nom.

Zone piétonne.

La Défense, Secteur Esplanade Sud. Quartier Bellini.

Bellini (Rue)

Commence rue Jean Jaurès et finit rue Arago.

Initialement nommée rue Cressent, elle rendait hommage à Charles Cressent, un ébéniste français du XVIIIème siècle dont le talent exceptionnel a personnifié la période de la Régence. C’est par délibération du 6 février 1878 que cette voie fut baptisée rue Bellini, rendant hommage à ce célèbre compositeur. Mais son emplacement fut modifié lors de l’édification des HLM en 1964.

La Défense, Secteur Esplanade Sud. Quartier Bellini.

Lieu-dit : Le Vivier.

Compositeur italien, né en Sicile, Vincenzo Bellini (1801-1835) est un fantastique compositeur admiré par Chopin et Wagner. Il a composé une dizaine d’opéras dont le dernier (Les Puritains) a été composé en partie à Puteaux où il meurt d’une tumeur intestinale, chez un ami, le 23 septembre 1835, dans une maison du quai National aujourd’hui détruite.

Une chanson de l’école d’artillerie, L’artilleur de Metz, dont il existe plusieurs versions plus ou moins grivoises, avait été composée sur un air célèbre de l’opéra Les Puritains qui a aussi servi de base musicale à La Galette, chant de l’école militaire de Saint-Cyr.

Bellini (terrasse)

Zone piétonne.

La Défense, Secteur Esplanade Sud. Quartier Bellini.

Benoit Malon (Rue)

Commence boulevard Richard Wallace et finit rue Godefroy.

Initialement rue Poireau (Censier de 1697). Cultivait-on spécialement des poireaux dans ces jardins ? Est-ce pour cette raison qu’il a été donné à cette rue le nom de ce légume ? C’est ce que, malgré nos recherches, nous n’avons pu, à notre grand regret, découvrir. Cette rue sera baptisée rue Benoît Malon, le 27 juillet 1912.

Lieu-dit : Le Bourg.

Socialiste français, Benoît Malon (1841-1893) joua un rôle important et souvent méconnu dans l’histoire du mouvement ouvrier français et international. Il devint l’un des chefs de l’Internationale. Député de la Seine en 1870 puis adjoint au maire du XVIIème, il devient membre de la Commune de Paris. Exilé en Suisse et en Italie, il sera, à son retour en France après l’amnistie, fondateur et directeur de la « Revue Socialiste ». A Puteaux, il fut fondateur de la coopérative La Revendication. Cette coopérative qui devait par la suite devenir la société à caractère national « Les Coopérateurs » puis la Coop.

Bergères (Jardin des)

Anciennement rond-point des Bergères ou carrefour des Bergères, puis place des Bergères. Ce rond-point a été créé en 1763 lors des travaux remodelant le réseau routier entrepris sous la direction de Messieurs Trudaine et Perronet, créateurs de l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées. Il était situé sur le lieu-dit les Bergères où la légende prétend que Sainte Geneviève, (née en 422 à Nanterre), menait paître ses moutons. A l’origine, il portait le nom de rond-point de Chantecoq, du fait de son exposition face au soleil levant, moment où chante le coq.

La place circulaire était divisée en deux terre-pleins par la route de Saint-Germain qui deviendra avenue du Président Wilson. Dans les années 1920-1950 le terre-plein coté Nanterre comportait quelques platanes et un large espace où s’installait parfois une fête foraine ou un jeu de boules. Le terre-plein côté Puteaux-centre était séparé en deux par la rue de la République qui atteignait l’avenue du Président Wilson. Un marché couvert par des bâches amovibles s’installait sur ce terre-plein goudronné deux fois par semaine. Au cours du temps la place fut desservie d’abord par une ligne de tramway, la ligne 58 qui reliait la place de l’Etoile à Paris à la place du Château de Saint-Germain-en-Laye. Cette ligne fut exploitée de 1890 à 1935 puis remplacée par une ligne d’autobus venant du pont de Neuilly en direction de Rueil et Saint-Germain-en-Laye puis enfin par une ligne d’autobus (258) au départ de La Défense. La traction des tramways était assurée d’abord par des motrices pourvues de batteries puis ensuite par des motrices alimentées par une ligne aérienne. Pendant la guerre de 1940-45 l’essence étant indisponible, les autobus fonctionnaient avec de l’alcool, du gaz de ville ou du gazogène.

La place était ceinturée par une rue dénommée rond-point des Bergères. Le long de cette rue, on trouvait près de l’angle avec la rue du Mont-Valérien (aujourd’hui rue des Fusillés) une papeterie devenue boulangerie pâtisserie et à l’angle avec la rue de la République un grand bazar. Sur cette rue on trouvait également plusieurs cafés, une boulangerie et une épicerie. Un peu plus tard s’installera une pharmacie à l’angle de cette rue et de l’ancienne rue Charcot. Lors de la création d’un marché couvert on édifia un square agrémenté d’une fontaine inspirée par l’art moderne.

En 2023, la place des Bergères est en pleine transformation devenant la place centrale de l’écoquartier des Bergères dont la construction a totalement fait disparaître les traces de son histoire.

Bergères (avenue des)

Créée par délibération du 21 février 2019, l’avenue des Bergères sera une avenue circulaire située à l’intersection de la rue de la République, des avenues du Général De Gaulle et du Président Wilson et de la rue des Fusillés de la Résistance. Fin 2023 n’existe que le tronçon entre l’avenue du Général De Gaulle et la rue des Fusillés.

Bernard Palissy (Rue)

Commence rue Cartault et finit rue de la République.

Longtemps appelée sente de la Cahutte, cette rue prit son nom actuel en 1896. Avant le percement de la rue Gutenberg, la rue Palissy était bordée sur son côté droit d’abord par les immeubles HLM de la rue Cartault puis par un grand mur qui entourait les usines Lorilleux et s’étendait jusqu’à la rue de la République.

Bernard Palissy (1510-1589 ?) céramiste, potier, émailleur, écrivain et savant français, devient célèbre grâce à ses beaux vases de terre, ornés d’animaux, de plantes et de fruits, qu’il appelait ses « rustiques figulines ». Mais il est aussi arpenteur–géomètre lorsqu’il effectue notamment le relevé des marais salants de Saintonge en 1543. En 1548 il devient le protégé du connétable de Montmorency et le suit à Ecouen, c’est d’ailleurs au château d’Ecouen que se trouvent la plupart de ses œuvres. Dès la fin 1562, accusé d’avoir participé aux troubles fomentés par les huguenots de Saintes, il est incarcéré à la Conciergerie de Bordeaux. En 1566, il réalise une grotte rustique en émaux pour le connétable puis pour Catherine de Médicis aux Tuileries. En 1572 il échappe à la Saint-Barthélemy en se réfugiant à Sedan avec sa famille jusqu’en 1576. Il connaît à nouveau les persécutions en qualité d’hérétique. Emprisonné de décembre 1586 à janvier 1587, il est repris par la Ligue en 1588 et condamné à être pendu et brûlé. Cette peine est commuée en emprisonnement. Il meurt deux ans plus tard de « faim et mauvais traitements » à la Bastille.

Bicentenaire (Rue du)

Commence rue Eugène Eichenberger et finit rue Victor Hugo.

Anciennement rue traversière des Sablons, elle est nommée rue du Centenaire en 1889 à l’initiative de Charles Chenu, Maire de Puteaux. Elle fut rebaptisée rue du Bicentenaire en 1989 à l’occasion de l’anniversaire du deuxième centenaire de la Révolution française qui fut célébré avec faste.

Lieu-dit : les Sablons.

A l’origine de la chute de l’Ancien Régime et de la naissance de la France contemporaine, la Révolution a mis en avant les valeurs essentielles de la République française : la liberté, l’égalité et la fraternité.

Blanchisseurs (Rue des)

Commence rue Parmentier et se termine en impasse.

Cette rue rappelle que la blanchisserie fut une des anciennes industries de Puteaux. Dès le XVIIIème siècle cette activité se développe à proximité de la Seine. En 1905, une quinzaine de blanchisseries sont principalement installées rues Voltaire, Victor Hugo, Eugène-Eichenberger, Jean Jaurès, du Bicentenaire ou rue du Marché (actuellement Marius Jacotot). L’une des plus importantes, la Blanchisserie Américaine créée en 1897, employait plus de cent ouvriers et ouvrières au 33 rue Voltaire. Elle devient ensuite atelier de fabrication d’eau de Javel, puis à nouveau blanchisserie (Société Elis), dernière blanchisserie de Puteaux qui disparait en 2016.

Boieldieu (Jardins)

Partie basse du Quartier Boieldieu.

Secteur majoritairement piétonnier.

La Défense, Secteur Arche Sud. Quartier Boieldieu.

François-Adrien Boieldieu, né le 16 décembre 1775 à Rouen et mort le 8 octobre 1834 à Varennes-Jarcy, est un compositeur français. Fils spirituel de Grétry, Boieldieu privilégiait les mélodies sans ornements superflus qu’il mettait en valeur avec une instrumentation légère, mais soignée. Parlant de la musique de Boieldieu, Berlioz lui trouvait une « élégance parisienne de bon goût qui plaît ». En 1800 Boieldieu remporte un triomphe avec Le Calife de Bagdad . De 1803 à 1810, invité par l’empereur russe Alexandre Ier, il devient le compositeur de la cour impériale et y compose neuf opéras dont Aline, reine de Golconde (1804) et Les Voitures versées (1808). De retour en France, il reconquit le public parisien avec La Jeune Femme en colère, Jean de Paris  et son chef-d’œuvre La Dame Blanche (1825). Son opéra Les Deux Nuits (1829) fut loué par Wagner pour « la vivacité et la grâce naturelle de l’esprit français ».

Boieldieu devenu professeur de composition au Conservatoire de Paris succéda à Méhul à l’Académie des beaux-arts. Boieldieu est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise. Son cœur fut déposé, le 13 novembre 1834, au cimetière de Rouen dans un tombeau offert par la ville de Rouen.

Boieldieu (Passage)

Commence Terrasse Boieldieu et finit Porte de Puteaux du Centre Commercial Les 4 Temps.

Voie piétonne sous dalle.

La Défense, Secteur Arche Sud. Quartier Boieldieu.

Boieldieu (Quartier)

A la création de La Défense (fin des années 1960), la rue Boieldieu a donné son nom au quartier qui l’entourait. Il est divisé en Jardins Boieldieu et Terrasse Boieldieu.

La Défense, Secteur Arche Sud. Quartier Boieldieu.

Boieldieu (Terrasse)

Partie haute du Quartier Boieldieu.

Secteur piétonnier.

La Défense, Secteur Arche Sud. Quartier Boieldieu.

Bourgeoise (Rue)

Commence rue Voltaire et finit rue Benoît Malon.

Cette rue est une des plus anciennes de Puteaux. Lors de la Révolution française, on la rebaptisa rue de l’Egalité, en l’honneur des valeurs républicaines, puis elle retrouvera son nom originel durant la chute de l’Empire, en 1815.

Lieu-dit : le Bourg.

Bouvets (Boulevard des)

Relie le boulevard Patrick Devedjian à la rue des Longues Raies à Nanterre.

Sur un plan daté de 1669, apparait un lieu-dit les Bouvets. En 1855, le mot Bouvets désignait un quartier. Sur les cadastres de 1812 et 1835, figure le mot « Le Bouvoir », qui pourrait être une mauvaise transcription de Bouvais. Que voulait dire Bouvais ? Un bouvet était un lieu où l’on parquait les jeunes bœufs. Puteaux comptait plusieurs fermes et des producteurs de lait chez qui les putéoliens venaient acheter leur lait frais. L’élevage de bovins faisait partie de l’activité de ces fermiers dont les veaux étaient destinés soit à la reproduction, soit à la viande, soit à devenir des bœufs pour les labours et pour tirer les charrettes.

Brazza (Rue de)

Commence rue de la République et finit rue Monge.

A l’origine, cette rue était un sentier dénommé sente des Loges. Elle prit son nom actuel le 15 novembre 1906, un an après la mort de Brazza. La rue de Brazza est l’une des plus pentues de la région parisienne (19%).

Lieu-dit : les Larrys.

Pierre Savorgnan de Brazza (1852-1905), d’origine italienne, naturalisé français, est un officier de marine qui a effectué trois missions d’exploration en Afrique centrale, en particulier l’exploration du bassin du Congo et du cours de l’Ogooué. La première exploration ne dispose que de moyens rudimentaires et de quelques subsides obtenus grâce à Léon Gambetta et Jules Ferry. Dans la deuxième, missionnée cette fois par le gouvernement, Brazza entre en négociation avec des chefs locaux et obtient la concession d’un territoire où va s’édifier Brazzaville. Finalement Brazza établit la domination française sur la rive droite du Congo de 1875 à 1885.

Son œuvre, essentiellement pacifique, ressemblant plus à celle d’un missionnaire laïque qu’à celle d’un conquérant, fut vivement critiquée par le général Marchand et ses officiers et par d’autres explorateurs. Dans un rapport qui ne fut dévoilé que plus tard, Brazza dénonce les excès de la politique coloniale et le poids exercé sur celle-ci par les intérêts privés. Le souvenir de Brazza demeure indélébile au Congo, le 3 octobre

de chaque année, on évoque son histoire lors de la célébration de l’anniversaire de Brazzaville.

C

Carpeaux (place)

Entre l’allée de l’Arche à Courbevoie et le CNIT à Puteaux.

Anciennement sente du Chemin de fer.

Présence de la sculpture Le Pouce de César.

Place piétonne.

La Défense, Secteur Arche Nord.

Jean-Baptiste Carpeaux est né à Valenciennes (Nord) en 1827. Il est attiré très jeune par la sculpture. En 1844, il entre à l’Ecole des beaux-arts de Paris. Il obtient le prix de Rome et s’installe à la Villa Médicis où il étudie les grands maîtres : Raphaël, Michel-Ange. De là, il envoie trois sculptures à Paris : le Petit Boudeur, le Pêcheur à la coquille, Ugolin entouré de ses enfants.

Lorsqu’il rentre à Paris, il est introduit dans l’entourage de Napoléon III, sculpte le buste de la Princesse Mathilde (cousine de Napoléon III). Il participe à la décoration du pavillon de Flore (le Triomphe de Flore) et de l’Opéra Garnier (la Danse). Il donne des leçons de dessin au Prince Louis Napoléon, fils de Napoléon III, dont il fera le portrait sculpté. Il réalise aussi des toiles dont le Bal costumé au palais des Tuileries. Il collabore avec l’architecte Louis Davioud à la Fontaine des Quatre Parties du Monde de la Place Camille Jullian à Paris. La guerre de 1870 va interrompre sa carrière. Il meurt en 1875 à Courbevoie et sera enterré à Valenciennes.

Carpeaux (rue)

Commence avenue de la Mission Marchand à Courbevoie et finit rue Perronet ouest à Puteaux.

Voie de desserte souterraine.

La Défense, Secteur Arche Nord.

Cartault (Rue)

Commence rue des Bas-Rogers et finit rue de la République.

Cette voie fut créée en 1850. Initialement, elle débutait à la hauteur de la rue Pasteur, au niveau de l’entrée du cimetière ancien, mais elle fut prolongée par la suite jusqu’à la rue des Bas-Rogers grâce à la transformation d’une partie de la sente des Bachottes. La rue comportait un lavoir surmonté d’une grande cheminée maintenant détruite. Elle traverse les bâtiments HLM du 4 et du 29 rue Cartault. Sur son côté gauche la rue était initialement bordée d’un long mur qui délimitait le parc et les usines Lorilleux. Ce terrain est maintenant en partie construit et en partie occupé par le parc Offenbach.

Lieu-dit : le Moulin.

Pierre Edmond Cartault (1835-1870) fut un bienfaiteur de la commune. Avant de décéder, à l’âge de 35 ans, il demanda à sa femme de rédiger un testament en faveur d’œuvres caritatives, afin de doter d’une somme de 10 000F une pauvre ouvrière désirant se marier. Pendant la Commune en 1871, le Conseil Municipal accepte ce legs et adopte le règlement du concours dénommé « Fondation Cartault ». En 1874 une lauréate est désignée parmi les ouvrières méritantes. Ainsi Puteaux nomme sa première « rosière ». La dernière, Mauricette Julia Dzenziolsky (une ouvrière horlogère), élue en 1931 et couronnée en 1934, périt à Auschwitz. Les époux Cartault sont inhumés dans le cimetière ancien.

Chantecoq (Rue)

Commence place Simone et Antoine Veil et finit rue de la République.

Très ancienne rue de Puteaux, elle tient son nom de son exposition face au soleil levant que salue le « chant du coq ». Elle reliait le bourg au hameau de Chantecoq qui se situait à l’emplacement actuel de la Poste, rue de la République.

Bien que très courte, cette rue est une des rues principales de Puteaux. Elle longe l’esplanade de l’hôtel de ville, lieu de nombreuses manifestations, et le Palais de la culture qui propose des activités culturelles et de nombreux spectacles.

Charles Chenu (Rue)

Commence rue Lucien Voilin et finit rue de la République.

A l’origine cette rue était constituée par l’ancienne rue des Damattes dont le tracé était parallèle à la rue Chantecoq. Elle finissait à la rue des Sablons, appelée aujourd’hui rue Victor Hugo. Charles Chenu la fit prolonger par la sente Leroy, qui faisait le lien entre la rue des Sablons et la rue de la République. Elle s’appela rue Leroy jusqu’en 1901, date à laquelle elle fut rebaptisée rue Charles Chenu en mémoire du maire qui avait habité cette rue.

Lieu-dit : les Damattes.

Charles Chenu (1835-1900) a été maire de Puteaux de 1884 à 1894 dans la période du début de la construction du pont de Puteaux édifié grâce au don, par la baronne Germaine de Rothschild, d’un terrain situé sur l’ile de Puteaux. Il fait rebaptiser le boulevard du Chemin de fer en boulevard Richard Wallace. Il fait prolonger la rue des Damattes et la rue du Centenaire. Il inaugure le groupe scolaire rue de la République.

Charles Lorilleux (parc)

Situé au pied des HLM Lorilleux, rue Charles Lorilleux.

Voir rue Charles Lorilleux.

Charles Lorilleux (rue)

Commence rue de la République et finit avenue du Général De Gaulle.

Anciennement chemin aux Vaches, puis sente des Hauts Chantecoq, cette voie fut ouverte sur un terrain appartenant à Charles Lorilleux. Prolongée en 1900 par la sente des Champs Moisiaux jusqu’à l’avenue du Président Wilson (actuellement Général De Gaulle).

Lieux-dits : les Hauts de Chantecoq – les Champs Moisiaux.

En 1824 Pierre Lorilleux (1788-1865) installe une fabrique d’encre d’imprimerie à Puteaux sur le site entourant le moulin de Chantecoq. A la mort de Pierre, son fils Charles (1826-1893) lui succède et agrandit l’usine. Il compose une palette de plus de 200 nuances. Devenue exportatrice de réputation mondiale la société compte au début du XXème siècle plus de 115 succursales et dépôts en France et à l’étranger. Le moulin de Chantecoq est l’emblème de la Société Lorilleux. Charles Lorilleux s’investit également dans la vie de Puteaux devenant maire pour quelques mois en 1872. En 1979, le Moulin a été donné à la commune avant le départ de l’usine dans l’Oise.

Charles Lorilleux (square)

Situé au pied des HLM Lorilleux, au coin des rues de la République et du Moulin.

Cinq-Arches (Viaduc des)

Ce viaduc proche du  » cimetière ancien  » de Puteaux enjambe la rue des Bas-Rogers.

Construit au XIXème siècle, ce double viaduc de cinq arches permet actuellement le passage du tramway T2 et des trains SNCF ligne L, reliant respectivement le pont de Bezons à la porte de Versailles et la gare Saint-Lazare à Versailles Rive Droite, Saint-Nom-la-Bretèche et Cergy-le-Haut.

La ligne Saint-Lazare-Versailles fut la deuxième ligne ferroviaire ouverte en Ile de France en 1839. La portion vers Saint-Nom-la-Bretèche/forêt de Marly fut ouverte beaucoup plus tard (1884). En outre il existait une ligne reliant Puteaux à Issy-Plaine (Issy-les-Moulineaux) dite ligne des côteaux qui fut ouverte en 1889 au moment de l’Exposition universelle. Son tracé correspond à un tronçon de l’actuel tramway T2.

Le pont des Cinq-Arches domine le cimetière ancien de Puteaux.

Initialement il a existé 2 cimetières à Puteaux. Le premier près de la vieille l’Eglise dès la fin du XVIème siècle, le deuxième à l’angle des rues Voltaire et Gérhard, à la fin du XVIIIème. Aujourd’hui, il en existe deux autres : celui de la rue des Bas-Rogers créé au milieu du XIXème siècle, dit cimetière ancien, et celui du boulevard des Bouvets ouvert au début du XXème siècle sur la commune de Nanterre (dit cimetière nouveau de Puteaux).

Collin (Rue)

Commence rue Benoît Malon et finit rue Jean Jaurès.

Sur le cadastre de 1855, une fourche déterminait deux rues Collin dont l’une a disparu.

Lieu-dit : le Bourg.

Cette ancienne voie privée desservant la propriété d’un Monsieur Collin est devenue communale lors de la construction du groupe scolaire Benoît Malon. Les sections maternelles et primaires de garçons de cet établissement existent depuis 1925.

Une parcelle des terrains donnés à la commune fut achetée par l’évêché de Paris en 1890 pour y réaliser, à l’initiative de la marquise de Dion, un patronage de jeunes filles destiné à leur formation professionnelle. Ces bâtiments sont devenus le centre paroissial, 33 rue Saulnier, qui dispose d’une entrée rue Collin.

Couchant (Passerelle du)

Elle enjambe le boulevard Devedjian et permet de relier l’arrière du Centre commercial des 4 Temps avec les immeubles Kupka et le quartier des Rosiers à Puteaux.

D

Dame blanche (Allée de la)

Commence Jardins Boieldieu et finit allée des Valettes.

Allée Piétonne.

La Défense, Secteur Arche Sud. Quartier Boieldieu.

La Dame blanche est un opéra-comique en trois actes de François-Adrien Boieldieu, sur un livret d’Eugène Scribe, créé le 10 décembre 1825 à l’Opéra-Comique. L’œuvre s’inspire de deux romans de Walter Scott, Guy Mannering ou l’astrologue (1815) et Le Monastère (1820).

Dame blanche (Square de la)

Entre l’avenue Jean Moulin, la chaussée des Valettes et le boulevard Patrick Devedjian.

La Défense, Secteur Esplanade Sud. Quartier Villon.

De Dion-Bouton (Quai)

Commence avenue Georges Pompidou et finit pont de Neuilly.

Auparavant, nommé chemin de la Marchandise conduisant de Suresnes à Neuilly, il devient en 1812 chemin de Saint-Cloud à Neuilly, puis selon les régimes, quai Royal sous Louis XVI, quai National de 1848 à 1852, quai Impérial en 1852, il redevient National en 1870 lors de la chute du Second Empire avant de prendre son nom actuel quai de Dion Bouton le 30 mai 1980.

Le comte Albert de Dion (1856-1946) et le mécanicien Georges Bouton (1846-1938) mirent au point en 1895 le célèbre moteur à pétrole qui devait révolutionner l’industrie automobile. Les usines situées au 24 quai National employèrent jusqu’à 3000 ouvriers et produisirent plus de 300 000 véhicules. Véritable poumon de l’industrie putéolienne, alimenté par le fleuve, le quai National n’était qu’un alignement ininterrompu d’usines flanquées de grandes cheminées.

Georges Bouton est enterré au cimetière ancien de Puteaux.

Degrés (Place des)

Entre la Rose de Cherbourg et le Centre commercial des 4 Temps.

Voie piétonne.

La Défense, Secteur Arche Sud. Quartier des Degrés.

La Place des Degrés est une œuvre de Piotr Kowalski. C’est l’une des œuvres d’art de La Défense. Cette installation consiste en une succession de trois terrasses sur lesquelles sont disposés des éléments de sculptures monumentales. On peut y voir un escalier monumental, un mât, du mobilier urbain. On trouve aussi un dallage géométrique qui, vu d’une certaine hauteur, se révèle être un portrait du mathématicien Blaise Pascal.

Delarivière-Lefoullon (Rue)

Commence rue Michelet et finit rue Paul Lafargue

Anciennement baptisée sente des Renardières de 1812 à 1900. Les propriétaires de ce terrain, Messieurs Delarivière et Lefoullon, l’offrirent à la municipalité pour créer une route, en échange de quoi, elle serait baptisée rue Delarivière-Lefoullon en l’honneur des fondateurs du quartier. Monsieur Lefoullon fut Maire adjoint de Puteaux en 1870. La voie est créée par délibération en 1891 et ouverte en 1894.

La Défense, Secteur Esplanade Sud. Quartier Villon.

Cette sente des Renardières était constituée de blocs en pierre disposés en escaliers. Lors de sa transformation en rue, les pierres furent enlevées et le sol entièrement nivelé. Non loin de cette rue se trouvait la fabrique de bière « la Brasserie », démolie lors des travaux de la Défense.

Demi-lune (Route de la)

Commence avenue du Général De Gaulle et finit rue Michel Ange à Courbevoie.

Voie routière en partie souterraine.

Le nom de demi-lune vient de sa forme, ancien nom de la place de La Défense.

La Défense, Secteurs Arche Nord / Arche Sud.

Défense (Place de La)

Axe de La Défense : partie de l’Esplanade entre le Centre commercial des 4 Temps et l’œuvre de Calder L’Araignée Rouge (1976) appelée encore Le Grand Stabile Rouge.

Cette place est bordée de tours (Ariane, Opus 12, Cœur Défense, etc.). C’est un lieu de circulation intense. On y trouve l’espace d’information de Paris La Défense.

Limite entre Puteaux et Courbevoie. Voie piétonne.

La Défense, Secteur Arche Nord / Secteur Arche Sud.

Créée vers 1770, lors des travaux d’aménagement de Trudaine et Perronet ingénieurs et architectes du roi Louis XV de 1745 à 1780. Charles Daniel Trudaine, conservateur des plans des grandes routes du royaume, avait un « bureau des dessinateurs », créé en 1744 qui sera transformé en « Ecole » sous la direction de Rodolphe Perronet en 1747. Ainsi commence l’histoire de l’école d’Ingénieurs des Ponts et Chaussées. La place fut achevée sous le règne de Napoléon III qui souhaitait en augmenter la surface afin d’égaler celle de l’Etoile. La place, qui fut de tout temps, circulaire, s’appellera rond-point de Chantecoq, rond-point de la Demi-Lune ou rond-point de Courbevoie. En 1863 une statue de Napoléon 1er située initialement sur la colonne Vendôme est déplacée et installée place de la Demi-Lune qui devient alors le rond-point de l’Empereur. Pendant la guerre de 1870, la statue de Napoléon fut immergée dans la Seine. Après la guerre, elle fut retirée du fleuve et se trouve maintenant dans la cour des Invalides.

Pour remplacer la statue de Napoléon 1er, un concours fut organisé afin d’ériger une nouvelle statue à la mémoire des défenseurs de Paris assiégé par les troupes prussiennes en 1870-1871. L’œuvre du sculpteur Louis-Ernest Barrias (1841-1905) symbolisant la défense de Paris fut retenue et le monument inauguré le 12 août 1883. Le rond-point de Courbevoie, par délibération du conseil municipal de Puteaux du 4 août 1883, est renommé rond-point de La Défense de Paris qui, au cours du temps, devient simplement rond-point de La Défense. Il donnera son nom au nouveau quartier qui débute en 1956 par la construction du Centre national des industries et des techniques (CNIT) sur l’emplacement d’une ancienne usine Zodiac. A cette époque, la place était encore bordée par quelques maisons basses et même par une ferme.

Ce monument a connu plusieurs déplacements dus aux travaux d’aménagement de La Défense. Un moment relégué en contre-bas, sous la dalle, il prend sa place définitive en janvier 2017 face au complexe Cœur Défense, à quelques mètres de son emplacement originel.

Défense (Rond-point de La)

Fait la jonction entre Puteaux et Courbevoie. Correspond au niveau inférieur de la Place de La Défense.

Voie routière située sous la dalle.

La Défense, Secteurs Arche Nord / Arche Sud.

Dôme (Place du)

Située entre la place des Degrés, le parvis de la grande Arche, les 4 Temps et les cinémas UGC (ex Dôme IMAX). Du parvis, on y accède par des escaliers et un escalator bordé par un mur végétal.

La Défense, Secteur Arche Sud. Quartier Degrés.

Son nom vient du Dôme Imax. Entre 1992/2000 ce dôme contenait une salle de cinéma au format Imax, procédé révolutionnaire. Face à un vaste écran hémisphérique de 1 144 mètres carrés prenaient place 467 sièges inclinés à 35 degrés. Contrairement à une salle de cinéma classique celle du Dôme Imax était équipée d’un projecteur Omnimax utilisant des pellicules d’un format dix fois supérieur à celui des films classiques de 35 millimètres.

E

Edgar Quinet (Rue)

Commence contre-allée du Général De Gaulle et finit rue des Rosiers.

Initialement nommée sente des Fontaines, cette rue fut rebaptisée rue Edgar Quinet en 1903. Elle est désormais une rue piétonne.

Lieu-dit : les Fontaines.

Historien et homme politique français, Edgar Quinet (1803-1875) était spécialisé dans l’histoire de la Prusse et dans celle du Christianisme. Quinet s’inscrit dans le mouvement du scientisme reposant sur la foi en la vérité et la critique rationaliste des textes.

Nommé professeur au Collège de France en 1846 aux côtés de Michelet, il fut un républicain engagé, élu député de l’Ain en 1848, réélu en 1849. Après le coup d’état du Prince Napoléon (1852), il s’exila en Suisse et ne rentra en France qu’une fois la République retrouvée en 1872. Il écrivit de nombreux ouvrages comme L’enseignement du peuple (1850) ou L’esprit nouveau (1874).

Edouard Vaillant (Rue)

Commence rue de la République et finit par des escaliers passant sous le boulevard Patrick Devedjian et donnant sur l’allée des Valettes et la passerelle des Pincevins.

Initialement elle finissait avenue du Président Wilson.

Ancien nom : rue des Pincevins. La rue prend son nom actuel le 3 juin 1925.

Lieu-dit : les Pincevins.

Edouard Vaillant (1840-1915) nait à Vierzon d’un père notaire. Lorsqu’il a deux ans, la famille s’installe à Paris. Il va faire des études de sciences. Il a son diplôme d’ingénieur de l’Ecole Centrale de Paris. Puis il fait des études de médecine. Il continue des études scientifiques en Allemagne et en Autriche. Il adhère à l’Association internationale des travailleurs et en particulier aux thèses de Proudhon. Il revient à Paris en 1870. Il prend une part active à la Commune de Paris (il est élu au conseil de la Commune). Condamné à mort, il s’exile en Angleterre. Il peut revenir en France en 1880. Il est élu conseiller municipal du XXème arrondissement de Paris, puis député de la Seine en 1893. Il participe à la création de la SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière).

A l’angle de la rue Edouard Vaillant et de la rue de la République, Camille Renault avait son restaurant fréquenté par des personnalités célèbres : Jean Cocteau entre autres et des peintres comme Jacques Villon, Frantz Kupka, Vitalis…

Eugène Eichenberger (Rue)

Commence rue des Bas-Rogers et finit Place Simone et Antoine Veil.

La route entièrement pavée était l’axe principal reliant Paris à Suresnes avant la création de la route de Suresnes à Neuilly en 1800 (actuelle rue Jean Jaurès). Initialement appelée rue des Ecoles, on y construisit la première école primaire. Elle sera ensuite baptisée rue Eichenberger en 1902.

Eugène Eichenberger est un bienfaiteur de la commune à laquelle il a légué des immeubles, notamment rue Jean Jaurès. Dans cette rue Eichenberger, on trouve le nouveau marché couvert et l’entrée de l’école Jean Jaurès. Cette école était anciennement l’école des filles du groupe scolaire constitué en outre par l’école primaire de garçons Benoît Malon et la maternelle. Au 35 de cette rue, dans les années 1930-1950, se trouvait le cinéma L’Eden (encore appelé Le Lido) qui proposait des projections de films et des soirées théâtrales.

Dans cette rue se trouve le Jardin japonais.

É

Écluse (voie de l’)

Île de Puteaux.

Cette voie commence à l’allée des Sports et se termine en impasse à l’entrée du barrage-écluse de Suresnes, où elle dessert les 16 courts de tennis de la Ville.

Église (Place de l’)

Place piétonnière désignée par les plaques « Place de l’Église » et « Place de la Vieille Église ».

Au fil de l’histoire, on a appelé place de l’Église ou de la Vieille Église tout ou partie de l’espace entourant la Vieille Église. Aujourd’hui, on considère qu’elle se situe entre la rue de l’Eglise et la rue Rabelais devant le parvis. C’est sur cet emplacement que se trouvait en grande partie le premier cimetière de Puteaux datant de 1575, d’après Lebeuf. Les fouilles récentes de 2021 ont confirmé cette présence. Ce cimetière fut désaffecté au profit du deuxième cimetière crée en 1800 entre la rue Voltaire et la rue Gérhard.

L’Église Notre Dame de Pitié dite Vieille Église, édifice le plus ancien de Puteaux, date en partie du début du XVIème siècle. La chapelle initiale, bénie en 1523, est composée d’une nef terminée par une abside à pans coupés dont les vitraux installés au cours du XVIème seront classés en 1886. Le plus célèbre d’entre eux est le vitrail de Saint René. Au milieu du XVIIème siècle, le bâtiment est agrandi pour connaître ses dimensions actuelles et on lui adjoint une tour en forme de clocher avec une horloge et trois cloches, l’une d’elle fut baptisée du nom de son parrain, Jean-Baptiste Lully. Ces cloches vont disparaître à la Révolution et l’église est transformée en Temple de la Raison pendant dix-huit mois. En 1850, l’église est entièrement restaurée par l’architecte Paul Eugène Lequeux qui met en place une nouvelle façade qui est celle que nous connaissons aujourd’hui.

C’est à cette époque que trois nouvelles cloches sont installées : elles sont aujourd’hui visibles dans le parc Offenbach. La place est elle-même aérée, remaniée et on procède à l’alignement de la rue de l’Eglise. En 1899, un incendie détruit entièrement la toiture endommageant la voute d’origine. Malgré quelques remises en état, la décision de construire une nouvelle église plus vaste et plus adaptée en 1934 aboutira à sa fermeture pour des raisons de sécurité en 1945 et à la démolition du clocher. Elle échappe à la destruction complète et sera classée aux monuments historiques en 1975.Reconstruite, elle récupère ses vitraux restaurés en 1984. La réouverture au culte ainsi qu’à des activités culturelles telles que conférences et concerts a lieu en 1985. En juin 2012, inauguration du campanile nommé Jean Baptiste, en mémoire du passage de Jean-Baptiste Lully à Puteaux.

Église (Rue de l’)

Commence rue Manissier et finit rue Voltaire.

La rue de l’Eglise voie très ancienne du bas de Puteaux, créée aux environs de 1510, lors de la construction de la première église de Puteaux, reliait la Seine à la rue Voltaire. Durant la Terreur, l’église fut transformée en Temple de la Raison, mais dès Thermidor, celui-ci redevient église à la requête du citoyen Jean-Louis Gillet, vicaire constituant, le 21 juin 1795 (3 Messidor An III). La rue prit alors le nom de rue du Temple jusqu’en 1814 où elle redevient rue de l’Eglise.

Lieu-dit : le Bourg.

F

Fernand Pelloutier (Rue)

Commence rue de la République et finit rue Sadi Carnot.

Initialement nommée rue de Denain, cette rue fut créée sur une partie de la propriété Lorilleux qui fut cédée gracieusement à la commune en 1898.

Elle ne prit le nom de Fernand Pelloutier que le 5 novembre 1924.

Lieu-dit : le Haut-Chantecoq.

Créateur du syndicalisme français, Fernand Pelloutier (1867-1901) est considéré comme anarchiste, militant dans le syndicalisme révolutionnaire, malgré son éducation cléricale. A l’encontre de beaucoup qui se séparent du peuple pour aller à la bourgeoisie, Pelloutier abandonna la bourgeoisie pour vivre la vie populaire. Il anime la Fédération des Bourses du travail dont il devient secrétaire en 1895. Il n’est pas étranger à l’évolution vers le communisme libertaire que, consciemment ou non, adoptent les ouvriers français. En 1894, il prône le principe de la grève générale. Il est l’auteur du livre Les Bourses du travail.

Fontaines (Rue des)

Commence avenue du Général De Gaulle et finit rue des Rosiers.

A l’origine, cette rue était appelée « sente des Champs-Moisiaux » et ne sera baptisée rue des Fontaines qu’en 1870.

Lieu-dit : les Fontaines.

Four (Rue du)

Commence rue Voltaire et finit rue Benoît Malon.

Elle figure déjà sur le plan terrier de 1700.

C’est dans cette rue du vieux Puteaux datant du XVIIème siècle que se tenait le four communal. Ce four qui servait à cuire le pain était sans doute lié à la construction du moulin.

Lieu-dit : le Bourg.

Francis de Pressensé (Rue)

Commence quai de Dion-Bouton et finit rue de Verdun.

Lieu-dit : le Château.

Initialement nommée allée du Château, l’entrée de cette rue était formée par le demi-cercle que nous apercevons encore rue de Verdun. En 1861, les arbres de cette allée furent abattus et l’allée prolongée jusqu’à la Seine. Elle prit alors le nom de rue du Château (Le château de Puteaux fut entièrement démoli en 1881). C’est à partir du 5 novembre 1924, que la rue Francis de Pressensé prit son nom. Vers 1900 la centrale électrique Ouest-Lumière est installée dans cette rue (voir également rue Volta).

Homme politique français, Francis de Pressensé (1853 – 1914) a fortement marqué l’histoire de la Ligue des Droits de l’homme qu’il a présidée de 1903 à 1914. Au lendemain du procès Zola, il s’engage avec passion dans la défense du capitaine Dreyfus.

Proche de Jaurès, il sera un des initiateurs de la séparation de l’Église et de l’État, puis dans les années qui précèdent la guerre de 1914, un ardent défenseur de la paix européenne.

Franck Kupka (Boulevard)

Relie le boulevard Patrick Devedjian (anciennement boulevard circulaire) à l’avenue Pablo Picasso de Nanterre

Artiste peintre, originaire d’Opocno en Bohême orientale, Franck Kupka (1871-1957) est un des précurseurs du mouvement cubiste. Il participait aux réunions du fameux Groupe de Puteaux, animé par les frères Duchamp.

Elève des écoles des Beaux-arts de Prague (1888), puis de Vienne (1892), il s’installe à Paris en 1896. Entre 1900 et 1912, Kupka fréquente les milieux anarchistes et dessine dans « Les Temps nouveaux » de Jean Grave et dans « L’Assiette au beurre », critiquant une société inégalitaire asservie à l’argent.

En 1906, il s’installe à Puteaux dans une petite maison de la rue Lemaître, aujourd’hui disparue, qu’il partage avec son ami Jacques Villon. Il y vivra pendant plus de cinquante ans, jusqu’à sa mort. Ses recherches graphiques le conduiront au fur et à mesure vers une stylisation des formes et de la couleur, passant du divisionnisme au fauvisme et progressivement vers l’abstraction. En 1912 il expose au nouveau salon de la Section d’or à Paris, qui réunissait des artistes tels Braque, Picasso, Delaunay. Cette première véritable exposition, manifeste des peintres cubistes, prit le parti de ne plus composer avec le règlement des salons académiques.

La guerre de 1914 créera une rupture dans sa production, puisqu’il s’engage aux côtés des soldats français et participe à la première guerre mondiale sur le front de la Somme. De 1915 à 1918, il est membre d’une organisation de volontaires tchèques en France.

Le Groupe de Puteaux poursuivra une trajectoire autonome au mouvement de la Section d’or.

Franklin (Passage)

Entre la place de La Défense et la Terrasse Boieldieu.

Voie piétonne.

La Défense, Secteur Arche Sud. Quartier Boieldieu.

Benjamin Franklin, né le 17 janvier 1706 à Boston et mort le 17 avril 1790 à Philadelphie, est un imprimeur, éditeur, écrivain, naturaliste, inventeur, abolitionniste et homme politique américain. Père fondateur des États-Unis.

François Coty (Passerelle)

La passerelle François Coty relie le quai de Dion Bouton à l’île de Puteaux en franchissant la route départementale 7 et le bras principal de la Seine. Elle se situe entre le pont de Puteaux et le pont de Neuilly au niveau de la rue de l’Abbé Guibert. Elle est inaugurée le 18 septembre 2019.

La passerelle est accessible de 6 à 23 heures.

De son vrai nom, Jean-Marie François Spontini dit François Coty naît à Ajaccio le 3 mai 1874. Il arrive à Paris dans le sillage du député corse Emmanuel Arène. En 1904, il fait un stage au sein des établissements Chiris à Grasse. Il commercialise son premier parfum La Rose Jacqueminot, prélude à d’autres parfums. En effet il ouvre une Maison de Parfumerie à Paris, Place Vendôme, à New York, au Royaume-Uni et dans le monde entier dès 1920.

En 1917, Il s’associe à une fabrique de jouets en bois faisant travailler des mutilés de la Première Guerre mondiale puis la rachète et la transforme dans les années 20 en fabrique d’emballages de parfum. Il fait alors appel à René Lalique et à la cristallerie de Baccarat. Il se fait connaître par ses parfums et ses produits cosmétiques de qualité (poudres, rouges à lèvres…) et il conditionne ses parfums en petits flacons.

Il meurt en 1934 victime d’une congestion cérébrale.

Puteaux cultivait une rose, variété de la rose de Damas cultivée à Provins, qui a servi à de nombreux parfumeurs venus à Puteaux (Houbigand, Le Chevalier d’Orsay, Bienaimé ou Caron).

Fusillés de la Résistance (Rue des)

Commence au rond-point des Bergères et finit à l’angle des rues Félix-Faure et des Bas Rogers.

Elle se poursuit, séparant Nanterre de Suresnes jusqu’aux glacis du Mont-Valérien.

Lieu-dit : les Bachottes.

Ancienne Sente, elle permettait, dès le XVIème siècle, aux habitants de Paris de se rendre à l’ermitage du Mont Valérien qui restera un lieu de pèlerinage jusqu’à la Révolution. Elle fut aménagée en route stratégique lors de la construction du fort du Mont Valérien en 1843. La rue changea fréquemment de nom, route du Calvaire en 1855, elle devint ensuite rue du Mont-Valérien puis, à la Libération, le 30 juin 1944, rue des Fusillés de la Résistance en hommage aux 4500 martyrs de la Résistance tombés dans les fossés du fort sous les balles de l’armée hitlérienne.

Félix Eboué (Rue)

Entre le Boulevard Patrick Devedjian et le Pont Léonard de Vinci à Courbevoie.

D914.

La Défense, Secteur Arche Nord.

Félix Eboué est né en 1884 à Cayenne en Guyane.

Il a été administrateur de l’A. E. F. (Afrique Equatoriale française) pendant 20 ans. Il étudie les usages et coutumes de ses administrés. Il est secrétaire général en Martinique de 1933 à 1936. Il est gouverneur du Tchad en 1938. Il fait construire la route qui permettra à la colonne Leclerc d’arriver en Afrique du Nord.

En 1940 il rejoint le général De Gaulle. Celui-ci le nomme gouverneur de l’A.E.F. et Félix Eboué en fait une plaque tournante de la France Libre.

Retiré en Egypte, au Caire, il décède d’une congestion cérébrale en 1944. Il a été le troisième Compagnon de la Libération. Dès 1927 il avait reçu la Légion d’Honneur. Il repose au Panthéon depuis 1949.

Félix Faure (Avenue)

Commence à Nanterre avec le même nom de rue et finit rue des Fusillés de la Résistance.

Son tronçon terminal sépare Puteaux de Nanterre. Le côté Puteaux correspond aux numéros impairs à partir du 159.

Homme politique français, Félix Faure (1841-1899) a été Président de la République française de 1895 à 1899, sous la IIIème République.

Pendant la guerre de 1870, il participe à la défense de la ville du Havre. Elu député républicain de la Seine inférieure (actuelle Seine maritime) à quatre reprises entre 1891 et 1895, il est nommé sous-secrétaire d’Etat au Commerce et aux Colonies dans différents cabinets puis ministre de la Marine. Il est élu à la présidence de la République en janvier 1895 grâce au soutien des monarchistes et des modérés. Son mandat est marqué par une intense activité diplomatique. Pour renforcer l’alliance avec la Russie, Félix Faure reçoit le Tsar Nicolas II à Paris en octobre 1896 et se rend en visite officielle en Russie en 1897. Son mandat est marqué par l’expansion coloniale, parfois ponctuée de crises diplomatiques (Fachoda) et par l’affaire Dreyfus. Il décèdera brusquement dans le salon bleu au Palais de l’Elysée en 1899 d’où la phrase restée célèbre « Le président a-t-il encore sa connaissance ? Non, elle est partie par l’escalier ! ».

Félix Pyat (Passage)

Relie la rue Lavoisier en traversant le square André Turpin au passage Monge et à la rue Louis Pouey.

Voie piétonne.

Secteur La Défense, Secteur Arche Sud, Quartier Boieldieu.

Félix Pyat (Rue)

Commence avenue du Général De Gaulle et finit rue Hoche.

Cette rue fut créée en 1895/1896 sur le terrain où se tenait le château des Bouvets qui appartenait au Baron Rholf. D’abord appelée rue Charles Decroix en l’honneur d’un ancien maire de Puteaux, elle prit le nom de Félix Pyat en 1912.

Lieu-dit : Château des Bouvets.

Avocat, puis auteur dramatique et journaliste, Aimé Félix Pyat (1810-1889) commence sa carrière politique en 1848. Nommé par le nouveau régime républicain commissaire du gouvernement provisoire dans le Cher, il est ensuite élu député à la Constituante, puis à la Législative de 1849. Dès 1848, il est opposé à l’élection de Louis Napoléon Bonaparte. Compromis dans l’émeute du 13 juin 1849, il doit se réfugier en Suisse, puis en Belgique et enfin en Angleterre où il milite dans les organisations révolutionnaires. En 1864 il adhère à l’Association internationale des travailleurs.

Revenu en France il appelle à l’insurrection à la suite de l’assassinat du journaliste Victor Noir le 10 janvier 1870 puis s’exile en Angleterre. Après la chute de l’Empire et la proclamation de la République le 4 septembre 1870, il rentre en France et fonde le journal Le Combat qui est interdit dès février 1871. Élu représentant de la Seine à l’Assemblée nationale le 8 février 1871, il devient membre de la Commune, de sa commission exécutive et de la commission des finances en avril. Début mai, il devient membre du Comité de salut public. Condamné par contumace à la peine de mort le 28 mars 1873 pour avoir choisi le camp de la Commune, il s’exile de nouveau en Angleterre et n’en reviendra qu’après l’amnistie de 1880. En 1887 il est élu sénateur du Cher et en 1888 député des Bouches du Rhône, mais il ne finira pas son mandat car il décède le 4 avril 1889. Il repose à Paris au cimetière du Père Lachaise.

G

Galliéni (Passerelle)

Commence place des Pyramides, traverse le square Galliéni et finit au 33 de la boucle Gallieni. Voie piétonne.

La Défense, Secteur Esplanade Sud. Quartier Villon.

Galliéni (Square)

Rue Delarivière-Lefoullon.

La Défense, Secteur Esplanade Sud. Quartier Villon.

Galliéni (boucle) (RD21)

Commence boulevard Patrick Devedjian, finit rond-point de la Liberté.

Voie urbaine.

La Défense, Secteur Esplanade Sud. Quartier Villon.

Joseph Gallieni, né le 24 avril 1849 à Saint-Béat et mort le 27 mai 1916 à Versailles, est un militaire et administrateur colonial français. Il prend une part active à l’expansion et à la consolidation de l’empire colonial, notamment en Afrique.

Gambetta (Rue)

Commence rue Monge et finit rue Louis Pouey

Ancienne rue de la Côte, elle prend son nom actuel le 15 novembre 1906.

Lieu-dit : les Larrys.

Homme politique français, Léon Gambetta (1838 – 1882), d’origine italienne et naturalisé français à l’âge de 21 ans, débute par une carrière d’avocat libéral sous le second Empire. Député républicain, il prône la laïcité de l’école gratuite et obligatoire, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, la liberté de la presse et le suffrage universel. Actif dans la journée révolutionnaire du 4 septembre 1870 où fut proclamée la déchéance de l’empereur Napoléon III, il participe avec Jules Ferry à la naissance de la IIIème république. Il organise alors, au sein du gouvernement de défense nationale, la lutte contre les Prussiens qui ont envahi le pays. Son départ en ballon de Paris assiégé pour organiser la levée de troupes en province est resté célèbre. Quelques années plus tard, chef de l’Union Républicaine, il devient président de la Chambre des Députés en 1879 puis président du Conseil en 1881. Après son décès, Léon Gambetta devient le symbole du patriotisme républicain.

Georges Hassoux (allée)

Île de Puteaux.

Longe la Seine côté Puteaux depuis la voie de circulation du Pont de Puteaux jusqu’à l’île du Pont à Neuilly. Elle longe le Palais des Sports de Puteaux et son parking, le Hall des sports Marius Régnier, le stade Léon Rabot, le stade Paul Bardin puis devient piétonnière en entrant dans le parc Lebaudy.

Georges Hassoux (1898-1947) adhère à la Société Municipale de Gymnastique en 1913 (aujourd’hui SMP) Il en deviendra le Président de 1960 à 1987.

Georges Hutin (Voie)

Commence et finit rue de la Demi-Lune.

La Défense, Secteur Esplanade Sud. Quartier des Degrés.

Voie sous dalle desservant les tours et commerces dont la Grande Arche.

Georges Hutin (1899-1978) collaborateur du Maréchal Lyautey.

Par arrêté du 20 novembre 1962, Georges Hutin est nommé Président du conseil d’administration de l’établissement public de La Défense jusqu’en 1969.

Georges Legagneux (Impasse)

Commence rue Voltaire et finit en impasse.

L’impasse créée en 1897, sans dénomination, pour faciliter I’implantation de nouvelles usines sur les terrains de la plaine vineuse, prend le nom de Legagneux en 1919. Actuellement l’impasse borde le square Lully et se termine sur l’arrière du lycée Agora. Elle a été l’objet de modifications inaugurées en novembre 2023 dont l’arborisation.

Lieu-dit : la Plaine Vineuse.

Plus communément appelé l’homme oiseau, Georges Legagneux (1884-1914) né à Puteaux, est un des aviateurs de la belle époque. Il avait 21 ans lorsque Levasseur, fabricant de l’Antoinette, le débauche de I’ entreprise de tramways électriques où il travaillait à Puteaux pour lui offrir un poste de mécanicien. Puis en 1908, le capitaine Ferber Ie pousse au pilotage de ses biplans. Le 19 septembre, il réussit à voler sur 500 m en monoplan à Issy-les-Moulineaux. Le 29 juillet 1909, il inscrit son nom dans I’histoire mondiale de l’aviation en effectuant le 1er vol en aéroplane à moteur en Suède. En décembre 1910, Legagneux porte le record du monde d’altitude à 3180m puis, à bord de son monoplan Blériot, il réalise un vol en circuit fermé de 515 km en 5h 29. Pilote instructeur chez Voisin il devient chef pilote chez Bréguet en 1911, il effectue de très nombreux vols de démonstration. En 1912, Legagneux reprend les compétitions et s’investit dans la mise au point du moteur « Le Rhône » qui sera testé, homologué et fabriqué en série en 1913 (le moteur Le Rhône 7c désigné « Rhône-Legagneux »). En 1913, il établit un nouveau record d’altitude avec plus de 6000 m. Victime de sa passion, Georges Legagneux se tue à Saumur le 6 juillet 1914 à la suite d’une chute dans la Loire, à l’âge de 31 ans.

Georges Pompidou (Avenue)

Commence quai de Dion-Bouton et finit rue de Verdun

La rue sépare Suresnes de Puteaux.

Lieu-dit : le Château

Anciennement ruelle au Prince (1813) rue des Grands Jardins (1820) rue de Penthièvre (1837) puis rue de Keighley (1910), nom donné en reconnaissance de l’assistance apportée par cette ville anglaise aux sinistrés lors de l’inondation de la commune. Cette rue a été élargie en 1986, puis plantée de 4 rangées de tilleuls pour devenir l’avenue Georges Pompidou. En 2019 les pelouses bordant les immeubles ont été arborées de cornouillers, de mahonias, d’hortensias, de rosiers… Au début du XXème siècle, l’usine Unic s’installe à l’angle de la rue de Keihgley et du quai National (actuellement de Dion-Bouton).

Fils d’instituteurs, Georges Pompidou (1911-1974) reste le seul président de la Vème République d’origine populaire. Elève de l’Ecole Normale Supérieure, il devient professeur de lettres. C’est en 1944 que Georges Pompidou se voit confier la direction du cabinet du général De Gaulle. Directeur de la banque Rothschild en 1956, Pompidou abandonne ce poste pour celui de premier ministre en 1962. Élu Président de la République en 1969, Georges Pompidou se consacre au développement industriel de la France en investissant dans le programme TGV, la modernisation du téléphone, la construction d’autoroutes… Passionné d’Art Contemporain, il eut l’idée de créer Ie Musée national d’Art Moderne qui porte son nom.

Godefroy (Rue)

Commence quai de Dion-Bouton et finit Place Simone et Antoine Veil.

La rue s’appelle ainsi depuis 1853.

Ancien nom : au XVIIème siècle, le chemin de la Porte des champs se raccordait à la rue de la Porte des champs (actuellement rue Voltaire) et se terminait à l’actuelle rue Parmentier.

Lieu-dit : le Bourg.

Léon Godefroy était un manufacturier de la ville. Il a été Maire de la ville de 1857 à 1858. Il est mort en fonction. Il a fait don d’un terrain à la ville, ce qui a permis de prolonger la rue jusqu’à la Seine.

A l’angle de la rue Godefroy et de la rue Jean Jaurès, l’Eglise possédait un terrain où les gardes suisses de la religion réformée pouvaient être enterrés. En effet, après les guerres de religion entre catholiques et protestants, Henri IV avait rétabli la paix par l’Edit de Nantes en 1598. Louis XIV avait révoqué ce traité. Les protestants n’avaient plus aucun droit. Seuls les gardes suisses pouvaient garder leur religion, mais ils ne pouvaient pas être enterrés avec les catholiques.

Au début du XXème siècle, un bureau de poste avait été établi au n°30 de la rue. L’immeuble a gardé le dernier bec de gaz de la Ville.

Gutenberg (avenue)

Relie la rue de la République à la rue Bernard Palissy.

L’avenue correspond initialement à une voie privée qui était située à l’intérieur de l’enceinte des usines Charles Lorilleux. Comme ces usines fabriquaient de l’encre d’imprimerie le nom de l’imprimeur allemand a été retenu pour cette voie, ouverte au public en 1985 après la construction d’importants immeubles.

Johannes Gutenberg est né à Mayence (entre 1394 et 1399) et décédé en 1468. En 1430 il quitte Mayence pour s’installer à Strasbourg où, en association, il monte un atelier de taille de pierres précieuses puis vers 1437 se lance dans la fabrication de miroirs. A partir de 1436 et jusqu’en 1444, période sur laquelle on dispose de peu d’information, Gutenberg va mettre au point une technique d’impression typographique grâce à la création de caractères en relief (les types) réutilisables à l’infini. Pour réaliser ces caractères qui sont faits d’un alliage de plomb, d’étain et d’antimoine apparaît un nouveau métier, celui de fondeur de caractères. Son invention s’est très rapidement répandue en Europe occidentale, et des ateliers de typographie se créèrent dans les capitales et grandes villes.

Général De Gaulle (Avenue du)

Commence jonction avec l’A14 (sous le rond-point de la Défense) et finit avenue des Bergères.

Créée par délibération du 30 juillet 1998 (en même temps que la rue de l’Appel du 18 juin), elle a remplacé l’avenue du Président Wilson du rond-point des Bergères jusqu’à la Défense, au-delà du rond-point des Bergères vers Nanterre, l’avenue a conservé son ancienne appellation de Président Wilson.

Charles De Gaulle (1890 – 1970), Général et homme d’Etat français. Officier lors de la 1ère guerre mondiale, plusieurs fois blessé et prisonnier, Charles De Gaulle enseigne, à l’école de guerre, une forme de nouvelle stratégie de guerre de mouvement qui donnera quelques succès à Montcornet, Laon ou Abbeville pendant la campagne de France de 1940.

Lorsqu’il est nommé sous-secrétaire d’Etat à la Guerre le 6 juin 1940, dans le gouvernement de Paul Reynaud, la bataille de France est perdue. De Gaulle voit alors le salut de la France dans l’élargissement du champ de bataille : c’est donc outre-mer que la France doit poursuivre la lutte. C’est ce dont il fait part à Paul Reynaud qui approuve. Mais ce n’était pas le choix du Maréchal Pétain qui était vice-président du Conseil et optait pour une cessation des combats, quel qu’en soit le prix. Reynaud confie alors à De Gaulle d’établir un plan de résistance et de se rendre à Londres pour affirmer que la France continue la lutte dans ses possessions d’outre-mer si nécessaire, idée que le général Weygand traitait « d’enfantillage ». L’entre- vue avec Winston Churchill montre que les deux hommes sont animés par une commune ténacité pour organiser la résistance. Entre les 10 et 15 juin le clan des partisans d’un armistice s’organise ébranlant la détermination de Paul Reynaud qui demande néanmoins à De Gaulle de retourner à Londres pour organiser le transport de troupes encore disponibles vers l’Afrique du Nord. De retour en France, il apprend le remplacement de Reynaud par Pétain et le projet d’armistice. Il repart à Londres en emportant la « continuité de la France » qui se matérialise par son célèbre appel du 18 Juin à la BBC.

Il organise dès lors la résistance et s’impose à la tête de la France libre.

Après la Libération, il devient chef du gouvernement provisoire de la République française de 1944 à 1946. En désaccord avec les pratiques de la IVème République, il démissionne. Il crée son parti, le RPF, (Rassemblement du Peuple Français), et revient au pouvoir en mai 1958 lors de la crise algérienne. Il devient président du Conseil et rédige une nouvelle Constitution qui fonde la Vème République. Président de la République de 1959 à 1969, De Gaulle mène une politique d’indépendance qui sera affaiblie par l’évolution de la gauche, le ballotage de 1965 et les évènements de mai 1968.

Un an après la crise de mai 1968, son projet de régionalisation et de réforme du Sénat étant repoussé par référendum, il démissionne et se retire de la politique (28 avril 1969).

Quelques temps avant ce référendum qu’il considérait comme perdu, il avait prédit « qu’il partirait mais qu’à ce moment sa légende deviendrait gigantesque ». Il se retire dans sa propriété de « La Boisserie » à Colombey-les-deux-Eglises (Haute-Marne). Il ne la quittera plus que pour des séjours à l’étranger, en particulier en Irlande. Il décède d’une rupture d’anévrisme le 9 novembre 1970 et est enterré au cimetière de Colombey.

Général De Gaulle (Contre-allées du)

Voies de circulation parallèles à l’avenue du Général De Gaulle entre la Rose de Cherbourg et l’avenue des Bergères.

Général De Gaulle (Esplanade du)

Axe de La Défense : Entre le Parvis et le bassin Takis.

Limite entre Puteaux et Courbevoie.

Place piétonne.

La Défense, Secteur Esplanade Sud. Quartier Villon / Quartier Michelet.

Général Leclerc (Rue du)

Commence rue Edouard Vaillant et finit rue Paul Lafargue.

La Défense, Secteur Esplanade Sud, Quartier Villon.

Ancienne rue de l’ancien marché, la rue du Général Leclerc (avec précision sur la plaque de rue « Maréchal de France ») prend son nom actuel d’après une délibération du conseil municipal du 27 février 1997.

Maréchal de France, Philippe de Hautecloque (1902-1947) Leclerc de son nom de guerre, libéra Paris le 24 août 1944. Après Saint Cyr, Saumur puis l’Ecole de Guerre, d’où il sortit major, il fut nommé en 1939 capitaine d’état-major de la 4ième division d’infanterie. Prisonnier des allemands, il parvint à s’évader pour rejoindre le Général De Gaulle à Londres qui lui confie la mission de rallier à la France libre le Tchad, le Cameroun et le Congo. Remontant avec ses troupes en Libye, il remporte la victoire de Koufra où il prononce le fameux serment « Jurez de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs, flotteront sur les cathédrales de Metz et de Strasbourg ».

En 1943, au Maroc, Le Général Leclerc forme la 2ème division blindée (2ème DB), majoritairement composée de tirailleurs sénégalais du Tchad et des chasseurs d’Afrique de Dakar. La 2ème DB, affectée à l’armée du général Patton, débarque en France le 1er août 1944, combat en Normandie, libère Paris puis Strasbourg en novembre 1944. Après la guerre, Le général Leclerc rétablit la souveraineté française en Cochinchine et en Annam. Nommé commandant supérieur des forces françaises d’Afrique du Nord, il décède en 1947 dans un accident d’avion.

Gérhard (Rue)

Commence boulevard Richard Wallace et finit rue Voltaire.

Après la construction du quartier des Arts, l’ancienne rue Gérhard qui commençait boulevard Richard Wallace et finissait rue Parmentier a été fusionnée avec la rue Gérhard prolongée qui lui faisait suite (mars 2017).

Lieu-dit : la Plaine Vineuse

Ancienne sente qui menait au cimetière ouvert en 1785, sur les terrains de la plaine vineuse au niveau des actuelles rues Agathe, Parmentier et Gérhard. On pouvait voir, il y a quelques années encore, l’un des piliers d’accès à ce cimetière à l’angle des rues Voltaire et Parmentier. Ce cimetière remplaçait celui qui, depuis l’origine de Puteaux, était situé au voisinage de la vieille église et qui datait approximativement de 1580. La rue Gérhard tire son nom de celui d’un ancien notable, Bernard Gérhard, maire de Puteaux de 1826 à 1831. Elle figure déjà sur le cadastre de 1835. Transformée en 1850 en une rue joignant la rue Agathe au boulevard du chemin de Fer (actuel boulevard Richard Wallace), elle fut prolongée jusqu’à la rue Parmentier. C’est dans cette rue Gérhard que fut installé le Casino, première salle de spectacles de Puteaux. Sur le trottoir de gauche de la rue, en son milieu, une aire de repos : l’aire des Cyprès.

H

Hanet (Passage)

Commence passage Marianne à proximité de la ligne de chemin de fer et finit rue Cartault.

Du nom d’un ancien propriétaire de ce passage décédé en 1880.

Lieu-dit : les Chigneux.

Henri Barbusse (Square) parfois dénommé square du théâtre.

Situé sur le côté droit du Théâtre des Hauts-de-Seine, délimité par les rues Benoit Malon, Collin et Henri Martin.

Lieu-dit : le Bourg

Romancier français, Henri Barbusse (1873 – 1935), est né à Asnières et mort à Moscou. Il se fit remarquer par un roman naturaliste L’enfer, édité en 1908, mais son chef-d’œuvre demeure Le Feu (prix Goncourt en 1916). Il reste le premier auteur à décrire de manière réaliste, le quotidien des soldats durant la Première Guerre Mondiale. En 1923, admirateur de la Révolution Russe, il adhère au Parti Communiste français et publie Le couteau entre les dents. Il anime le mouvement et la revue « Clarté » et cherche à définir une littérature prolétarienne. Il séjourne en Russie et écrit une biographie de Staline (1935). Véritable chevalier errant, en route pour libérer le prolétariat, il a poursuivi sa croisade jusqu’à l’extinction de ses forces. Henri Barbusse est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris.

Henri Martin (Rue)

Commence boulevard Richard Wallace, fait le tour du théâtre et finit en voie piétonne rue Saulnier.

Voie ouverte lors des travaux d’édification de la salle des fêtes (l’actuel Théâtre des Hauts-de-Seine) en 1913. La rue Henri Martin prend son nom par délibération du 10 mars 1908.

Lieu-dit : le Bourg.

Historien français, Henri Martin (1810 – 1883) fut élu à l’Académie des sciences morales et politiques en 1871. Auteur d’une remarquable Histoire de France, il travaille de 1837 à 1854 à l’écriture de ses 19 volumes, devenant ainsi le grand historien de la France. Rédacteur au « Siècle », il fut maire du XVIème arrondissement en 1870, député de Paris en 1871, sénateur de l’Aisne en 1876. Il fut l’un des fondateurs et le premier président de la Ligue des patriotes. Membre de l’Académie française en 1878, il reste l’historien aux manières simples, d’un esprit cordial et d’une parole ardente.

Henri Sellier (allée)

Dessertes piétonnes à l’intérieur de la Résidence Lorilleux.

Homme politique, Henri Sellier (1883-1943) est une référence en matière d’habitat. Pionnier des logements sociaux en Région Parisienne, il est le créateur du concept des Cités Jardins à Suresnes.

Elu conseiller général socialiste de Puteaux en 1910 puis élu maire de Suresnes en 1919, il devient Président du conseil général de la Seine en 1927.

En matière d’habitat, les conceptions d’Henri Sellier se basent sur l’implantation de logements à l’écart des lieux de production afin d’éviter les pollutions industrielles et sur l’éloignement de la cité de tout trafic routier important n’intéressant pas la cité directement. L’organisation de nouveaux espaces dans un environnement sain d’arbres et de verdure offrant le maximum d’air et de lumière ainsi que l’orientation des bâtiments pour bénéficier d’un ensoleillement et des vents dominants est à mettre en rapport avec la montée de la tuberculose de l’époque.

Hoche (rue)

Commence rue Marcellin Berthelot et finit rue de Prony.

Anciennement sente des traversières des Bouvets. Elle prend son nom actuel en 1900.

Voie piétonne.

Lieu-dit : les Bouvets.

Soldat de la Révolution française, Lazare Hoche (1768-1797), est devenu général grâce à ses actes de bravoure. Engagé dans la garde française en 1784, il devient capitaine en 1792. Promu général de division en 1793, il commande l’armée de la Moselle, bat les autrichiens et les prussiens en décembre 1793 et délivre la ville assiégée de Landau.

Il vient à bout de l’insurrection royaliste des provinces de l’ouest et pacifie la Vendée en 1796. Ministre de la guerre en 1797, il commande en chef l’armée de Sambre et Meuse avec laquelle il bat les autrichiens avant de mourir de maladie à Wetzlar, en Prusse.

Hoche (square)

Situé à l’angle des rues Hoche et Félix Pyat.

Horlogerie (voie de l’) (Haute et Basse)

Commence avenue Jean Moulin et finit avenue du Président Wilson.

Voies sous dalle desservant les tours et commerces de la Terrasse Boieldieu.

La Défense, Secteur Arche Sud. Quartier Boieldieu.

Nom donné en souvenir des usines Jaz qui se trouvaient à cet emplacement. Jaz est une entreprise horlogère française, spécialisée dans la production de réveils, de montres et de pendules murales. Elle est fondée à Paris en 1919 par Ivan Benel (ingénieur français 1881-1970) et Louis Gustave Brandt (descendant de Louis Brandt, fondateur d’Omega). Le 28 janvier 1919, la C.I.M.H. (Compagnie Industrielle de Mécanique Horlogère) est officiellement créée en tant que Société Anonyme (S.A.) au capital de 600 000 francs, porté ensuite à 1,8 million de francs au cours de la même année. Son siège social est établi au 18 boulevard Malesherbes à Paris et une usine de 2 500 m2 est construite à Puteaux qui emploie près de 300 personnes en 1930.

En 1961, l’usine de Puteaux est expropriée et démolie pour accueillir le nouveau quartier de la Défense. La production est alors entièrement rapatriée dans l’usine alsacienne de Wintzenheim.

Hôtel de ville (Esplanade de l’)

Située devant l’Hôtel de Ville.

Au XVIIème siècle, l’esplanade avait déjà la forme triangulaire qu’elle présente aujourd’hui.

Au XIXème siècle, elle était bordée par la tannerie Soyer et par des pavillons. L’esplanade était occupée par un marché ouvert en 1854 si bien illustré par le tableau de Vitalis : « l’hôtel de ville, jour de marché ». Ce marché disparait en 1969 lors de l’ouverture d’un marché couvert rue Eugène Eichenberger.

Il avait été prévu en 1930, d’édifier sur l’esplanade la nouvelle église Sainte Mathilde. Mais les terrains sont expropriés par la ville pour y construire la nouvelle mairie. Dans le dossier d’expropriation, on ne parle plus de la tannerie. Dans les années 1930 on entreprend la démolition de l’ancienne Mairie de 1854 située sur les quais, à l’angle du quai National (actuel de Dion Bouton) et du boulevard Richard Wallace. Le nouvel Hôtel de Ville sera inauguré en 1934. Il s’agit d’un vaste édifice de style moderne qui sera considéré comme une des plus belles constructions du département de la Seine.

Initialement, devant l’Hôtel de ville, se trouvaient trois bassins et l’esplanade était séparée de la nouvelle mairie par la rue Barbès. A partir de 1980, le Maire présente un nouveau projet. La rue est supprimée et il n’y a plus qu’un seul bassin. Le bassin de 1326 mètres carrés alimente des jets d’eau. Deux rangées d’arbres sont plantées. La place est agrémentée d’un amphithéâtre qui disparaitra en 2009. Elle est inaugurée en juin 1981. L’esplanade est dotée d’un parking souterrain de près de 400 places, entièrement remanié en 1980.

Cette esplanade est le lieu de nombreuses manifestations organisées par la ville.

I

Imprimeurs (Allée des)

Entre la rue Gutenberg et la rue Bernard Palissy.

Longe le Square des Merveilles.

J

Jacques Villon (Rue)

Commence rue du Paradis et dessert les parkings de la Tour Atlantique, finit chaussée des Valettes.

Voie de desserte.

La Défense, Secteur Esplanade Sud. Quartier Villon.

Jacques Villon, pseudonyme de Gaston Émile Duchamp, né le 31 juillet 1875 à Damville et mort le 9 juin 1963 à Puteaux, est un peintre, dessinateur et graveur français.

Jean Jaurès (Rue)

Commence quai de Dion-Bouton et finit rue des Bas Rogers.

La rue Jean Jaurès, d’abord nommée route de Suresnes à Paris, puis rue de Paris à partir de 1851, est baptisée de son nom actuel le 5 septembre 1914. Cette voie, traversant la commune, ne fut terminée qu’en 1800. A cette époque il existait, à l’extrémité de cette rue, près du quai, trois maisons dont les guinguettes « A ma campagne » et « La Grille ».

Homme politique, Jean Jaurès (1859-1914) est l’un des fondateurs du socialisme français. Grand admirateur de Léon Gambetta et Jules Ferry, il entre à l’Assemblée Nationale. Député il soutient la grève des mineurs de Carmaux en 1893, défend le capitaine Dreyfus et participe à la création du parti socialiste français. En 1904, il fonde le journal « L’Humanité ». En 1905 il participe à la rédaction de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat. Violemment opposé à la politique coloniale, au camp nationaliste et à la guerre, il est assassiné le 31 juillet 1914 alors qu’il s’apprêtait à mener une nouvelle campagne pour la paix.

Arletty, qui a vécu au numéro 7 de la rue (à l’emplacement de la Halte Culturelle), a décrit Puteaux dans son livre de souvenirs Je suis comme je suis (éditions Carrère, mai 1987).

Jean Moulin (Avenue)

Commence rue Anatole France et finit Rond-point de La Défense.

Voie urbaine (D N°9).

La Défense, Secteur Arche sud, Quartier Boieldieu. Secteur Esplanade Sud, Quartier Villon.

Jean Moulin est né à Béziers le 20 juin 1899. Il sera préfet de l’Aveyron en 1932, puis d’Eure-et-Loir en 1939. A la déclaration de la guerre, il souhaite être dégagé de sa fonction de préfet, mais il est forcé de garder son poste.

Le 17 juin 1940, il est arrêté parce qu’il refuse de signer le protocole rédigé par les allemands accusant des tirailleurs sénégalais d’avoir commis des atrocités sur des civils. Ces personnes étaient en fait des victimes de bombardements allemands. Jean Moulin est arrêté, frappé à coups de poing. Il tente de se suicider en se tranchant la gorge avec un débris de verre. Après son hospitalisation il se rétabli et il organise le départ des populations civiles de son département. Il reste préfet d’Eure-et-Loir et applique les décisions de Vichy sans aucun zèle. Il est révoqué le 2 novembre 1940.

Il quitte Chartres et va rencontrer dans le midi plusieurs résistants. Il rejoint Londres le 9 septembre 1941. Il y retournera à plusieurs reprises. Le général De Gaulle lui confie la mission d’unifier les mouvements de la résistance. Il prendra le nom de Rex.

Il parviendra à réunir les divers mouvements de résistants sous le nom de Conseil national de la Résistance (CNR). Il participe à la création du maquis du Vercors. Lors d’une réunion à Caluire, il sera arrêté, torturé, transféré à Paris puis à Neuilly-sur-Seine. Il meurt près de Metz le 8 juillet 1943 (d’après l’Etat Civil allemand).

Jean Moulin (Passerelle)

Relie la terrasse Boieldieu à la place du Sud.

Voie piétonne.

La Défense, Secteur Arche sud, Quartier Boieldieu / Secteur Esplanade Sud, Quartier Villon.

Jean Nennig (Passage)

Commence rue Jean Jaurès et finit rue Eugène Eichenberger.

Rue piétonne.

Ancien passage Saint-Ferdinand ouvert au milieu du XIXème siècle sur la propriété d’un monsieur Desrues. L’accès était fermé aux voitures par deux bornes charretières à chacune de ses extrémités lui valant le surnom de passage des Trois Bâtons. La rue Jean Nennig prend son nom actuel après la délibération du 30 mai 1990.

Lieu-dit : les Damattes.

Jean Nennig, Maire de Puteaux de 1945 à 1947, aura été le seul maire communiste de la ville.

Jeanne Louise Guérin (rue)

Commence avenue des Bergères et finit rue des Fontaines.

Nouvelle rue créée le 10 mars 2022.

Le nom de Jeanne Louise Guérin (1894-1987) est attaché à celui des Parfums d’Orsay. Elle a racheté en 1916 la marque et l’usine située dans le quartier des Bouvets, créées par le Chevalier Alfred d’Orsay. Son fils, Jacques Guérin, a repris la Société dans les années 1930. L’usine employa jusqu’à 500 ouvriers, et ne fermera ses portes qu’en 1972.

Jetée (la)

Commence Parvis de l’Arche finit en impasse.

Inaugurée en 1998.

Voie piétonne suspendue.

La Défense, Secteur Esplanade Sud.

Jules Verne (rue)

Commence rue Marcellin Berthelot et finit rue Félix Pyat.

Anciennement rue Charles Decroix.

Romancier français le plus traduit dans le monde, Jules Verne (1828-1905) évoque des aventures extraordinaires en créant un genre nouveau de romans scientifiques d’anticipation.

Né à Nantes, il fait ses études de droit à Paris où il fréquente les salons, y rencontre Alexandre Dumas et celui qui va changer sa vie, son éditeur Pierre-Jules Hetzel. Leur premier contrat a été signé le 23 octobre 1862 et il lui demandera de dépeindre sous la forme de romans, les avancées technologiques et scientifiques du XIXème siècle. En 1872 il décide de s’installer à Amiens où il rencontre sa femme Honorine. Il y vivra jusque sa mort.

Passionné par la mer et les voyages, son génie d’écrivain a été de réussir à mélanger très méticuleusement la fiction et les informations documentaires de l’époque qui jointes à une certaine anticipation ont amené à dire de lui qu’il était un écrivain visionnaire à qui l’on attribue souvent la paternité de la science-fiction. Il a su éveiller chez ses lecteurs la curiosité, le goût d’inventer et l’esprit d’initiative. Au fur et à mesure de son œuvre, Jules Verne mettra en garde l’homme sur la bonne ou la mauvaise utilisation des évolutions de la science. Son œuvre abondante représente trente pièces de théâtre, soixante-quatre romans soit plus de vingt-deux mille pages de voyages extraordinaires dont les principaux sont Vingt mille lieues sous les mers, Cinq semaines en ballon, Le tour du monde en quatre-vingts jours, Michel Strogoff, Voyage au centre de la terre….

Jules Verne (square)

Situé Rue Marcellin Bertelot, il est entouré par le square des Marées et le square Moissan.

K

Kupka (Square)

Bordé par les rues Félix Pyat, Hoche et de Prony.

(voir boulevard Franck Kupka).

L

La Défense (place de la statue de)

Le rond-point disparait lors de l’aménagement du quartier de La Défense. On réalisa en plastique un double de la statue de Barrias pour faciliter la recherche d’un nouvel emplacement. Le 21 septembre 1983, la statue était installée difficilement sur une placette, en contrebas du bassin Agam. On baptisa donc ce lieu Place de la Statue de La Défense.

Lavoisier (Rue)

Commence rue Charles Lorilleux et finit avenue du Général de Gaulle.

Anciennement sente des loges, elle est ainsi dénommée par délibération du 24 mars 1904.

Lieu-dit : les Loges.

L’un des créateurs de la chimie moderne, Antoine-Laurent de Lavoisier (1743-1794), effectua en physique les premières mesures calorimétriques. On lui doit la nomenclature chimique, la connaissance de la composition de l’air et de l’eau, la découverte du rôle de l’oxygène dans les combustions et dans la respiration animale, l’énoncé des lois de conservation de la masse et des éléments. Il écrit en 1780 Mémoire sur la chaleur et le Traité élémentaire de chimie, participant ainsi à l’enseignement de la chimie aux profanes.

Député suppléant aux Etats Généraux de 1789, il devient membre de la mission pour l’établissement d’un nouveau système de poids et de mesures. Mais en 1793, après avoir supprimé l’Académie, la convention impose l’arrestation de tous les fermiers généraux et Lavoisier est constitué prisonnier. Il est alors envoyé devant le Tribunal révolutionnaire et le 8 mai 1794, il est condamné à mort puis guillotiné.

Lavoisier (passage)

Relie le quartier Boieldieu au passage Félix Pyat.

Lebaudy (Parc)

Île de Puteaux, site classé le 20 juillet 1937.

Situé dans la partie avale de l’île de Puteaux en bordure de l’île du Pont côté Neuilly.

Ce parc est renommé pour sa roseraie, traversée par une belle fontaine, de 1200 rosiers et près de 200 variétés. La présence de cette roseraie rappelle le rôle important de l’industrie de la parfumerie à Puteaux et de la culture de la rose de Puteaux au XIXème siècle, vendue aux pharmaciens et aux parfumeurs.

Outre la roseraie, les espaces de détente, un kiosque propice à des animations musicales, le parc accueille un centre de loisirs pour les enfants construit en 1983 et un parcours de santé implanté en 1987.

Ce parc fut cédé à la Ville par la famille Lebaudy en 1942, à la condition qu’il reste un parc de verdure. Au 19ème siècle, les Lebaudy sont des industriels du sucre (raffinerie de la Villette et de Roye dans la Somme). A la mort de son mari en 1892, Amicie Lebaudy devient une des plus grandes philanthropes de l’époque. Elle achète un terrain et fait construire un hôpital pour l’institut Pasteur (on peut y voir son buste). Elle finance entièrement le Groupe des Maisons Ouvrières qui porte aujourd’hui le nom de Fondation Amicie Lebaudy et gère, en région parisienne, un parc de plus de 800 logements dont 30 sont situés 24 rue Paul Bert à Puteaux.

Liberté (Rond-point de la)

Carrefour de la rue de la République et de la rue Paul Lafargue.

L’année du Bicentenaire de la Révolution française, l’arbre de la Liberté y a été planté le 21 mars 1989 en présence des enfants des écoles et de jeunes américains.

Loges (sente des)

Commence rue de Brazza et finit rue Monge.

Voie piétonne.

Lorilleux (square)

Situé au pied des HLM Lorilleux, à l’angle des rues de la République et du Moulin.

Voir rue Charles Lorilleux.

Louis Pouey (Passerelle)

Enjambe la rue Louis Pouey entre les Jardins Boieldieu et Défense 2000.

Voie piétonne.

Louis Pouey (rue)

Commence rue Anatole France et finit avenue du Général de Gaulle.

Prend son nom en 1972, ancienne partie terminale de la rue Anatole France.

Louis Pouey (1888-1971), ancien maire adjoint de Puteaux, mort en fonction.

Louise Bourgeois (Place)

Place centrale de La Rose de Cherbourg depuis 2022.

Place Piétonne.

Louise Joséphine Bourgeois, née à Paris le 25 décembre 1911 et morte à New York le 31 mai 2010, est une sculptrice et plasticienne française, naturalisée américaine. Elle est surtout connue pour sa sculpture et ses installations monumentales mais elle a également pratiqué la peinture et la gravure.

Lucien Voilin (Rue)

Commence boulevard Richard Wallace finit rue Chantecoq.

Anciennement rue des Damattes.

C’est en 1889 que fut ouverte une nouvelle voie partant du boulevard Richard Wallace et joignant la rue Chantecoq à qui l’on attribua le nom de rue des Damattes. Elle prend son nom actuel en 1960.Cette rue dessert l’église Sainte Mathilde construite entre 1930 et 1934. A côté de cette église, à l’angle avec la rue Chantecoq, se situait le cinéma le Central, le plus grand cinéma de Puteaux. Bati en 1934, il disparait en 1973.

Lieu-dit : les Damattes.

Lucien Voilin (1870 -1957) est maire de Puteaux de 1912 à 1925. Appartenant au parti socialiste, il est initialement conseiller général et dans l’opposition à la municipalité du radical Charles Decroix. Il devient populaire ainsi que la liste socialiste qu’il conduisait à la suite de la crue de 1910 dont les conséquences avaient été mal gérées par la municipalité en place ce qui avait accentué la misère dans la ville. Il sera élu maire puis réélu et enfin député. Il est inhumé au cimetière ancien de Puteaux.

Son épouse était connue des putéoliens pour avoir vécu 103 ans. Elle décéda en 1986.

Léon Blum (Square)

Situé entre la rue Jean Jaurès et le Quai de Dion-Bouton.

Primitivement, ce n’était qu’un chemin à travers champs, traversant la propriété de Monsieur Danger de Bagneux, conseiller secrétaire du Roi, qui en acquiert la propriété à la suite d’un échange, conclu avec la commune, d’un terrain qu’il possédait dans l’île de Puteaux. En 1789, il prend le nom de chemin de la Commune, puis devient rue Ernest, vers 1860, à la suite d’un don de terrain, consenti pas Monsieur Pitois, sous réserve que cette rue porterait le prénom de l’un de ses fils (voir rue Agathe). Une minoterie y était installée à la fin du siècle dernier. La rue Ernest sera appelée square Léon Blum par délibération du 6 décembre 1971.

Lieu-dit : le Préau.

Homme politique français, Léon Blum (1872-1950) dirige le parti socialiste (la SFIO : Section Française de l’Internationale Ouvrière) à partir de 1920. Il préside deux gouvernements du Front populaire (1936 et 1938). Il est alors à l’origine de nombreuses mesures sociales comme les congés payés.

Arrêté en 1940, il est jugé par le régime de Vichy et livré aux nazis pour être déporté en Allemagne de 1943 à 1945. Après la guerre, il est Président du Conseil, d’octobre 1946 à janvier 1947.

Léon et Robert Morane (Rue)

Commence rue Voltaire et finit rue Gérhard.

Rue créée le 21 février 2019.

Léon (1885-1918) et Robert (1886-1968) Morane sont deux pionniers de l’aviation française. En 1910, Léon Morane participe à la Grande Semaine de l’aviation de Rouen. Avec son frère Robert, ils effectuent une tentative en vue de remporter le Grand prix Michelin, une épreuve organisée par le fabricant de pneumatiques de Clermont-Ferrand, destinée à relier Paris au Puy-De-Dôme en moins d’une journée. Ils échouent et sont grièvement blessés lors de l’écrasement de leur avion. En 1909, Léon Morane et un ingénieur-constructeur, Gabriel Borel, s’associent et fabriquent un monoplan, leurs activités étant domiciliées rue Brunel à Paris. En 1911, les frères Morane créent avec Borel et l’ingénieur Raymond Saulnier la société des aéroplanes Morane-Borel-Saulnier. Ils remportent, devant 8 concurrents, la course Paris-Madrid avec un monoplan piloté par un aviateur au caractère, parait-il, plein de fantaisie et de hargne : Jules Védrines. La course fut dès le départ endeuillée par l’écrasement d’un avion qui percuta les personnalités officielles, tuant le ministre de la guerre et blessant le premier ministre de l’époque. Fin 1911, Borel s’étant séparé du groupe, les frères Morane et Saulnier créent la Société anonyme des Aéroplanes Morane-Saulnier dont les usines sont au 3 de la rue Volta. C’est avec un avion Morane que Georges Legagneux bat un record de hauteur en 1912 et que Roland Garros franchit la Méditerranée, parcourant 730 kms en un peu plus de 7 heures. Pendant la première guerre mondiale, des avions Morane sont équipés de mitrailleuses tirant à travers l’hélice en rotation, technique mise au point par Garros et Saulnier. Jusqu’en 1939 la société fabrique des appareils de tourisme et des avions de chasse dotés de moteur Hispano-Suiza. Après 1945 les fabrications sont transférées à Tarbes mais la société périclite et est finalement rachetée par le groupe Potez puis Sud-Aviation en 1966.

M

8 Mai 1945 (Place du)

Commence boulevard Richard Wallace et finit rue du 8 Mai 1945

Lieu- dit : le Bourg.

8 Mai 1945 (Rue du)

Commence rue Voltaire et finit place du 8 Mai 1945

La rue conduit à l’entrée de l’hôpital et longe le « Jardin du Sud ».

Lieu-dit : le Bourg.

Primitivement rue de la Vierge, elle tenait son nom d’une statue de la Vierge nichée au sommet de l’une des maisons bordant cette rue. Elle prend son nom actuel après s’être appelée rue de la Mairie. Initialement la rue prenait naissance sur le quai National mais elle fut amputée de son premier tronçon à la suite de la construction de l’hôpital. A l’angle de cette rue et de la rue Voltaire se trouve l’entrée du parc « Jardin du sud ».

Anciennement place de la Mairie. C’est sur ce terrain, primitivement occupé par une fabrique de laines que la Mairie fut construite en 1854. En 1934, les services municipaux furent transférés dans le nouvel Hôtel de Ville et l’ancien bâtiment détruit pour permettre l’édification de l’hôpital actuel. C’est en 1969 que la place prend le nom de place du 8 Mai 1945 en commémoration de l’Armistice qui marquait la cessation des hostilités le 8 mai à 23h. Cette date marque la libération de la France du régime de Vichy et du joug nazi. C’est un jour symbolique synonyme de liberté retrouvée et de liesse populaire.

Majunga (Jardins)

Situés rue Delarivière-Lefoullon.

La Défense, Secteur Esplanade Sud. Quartier Villon.

Manissier (Rue)

Commence boulevard Richard Wallace et finit rue de l’Église.

Cette rue est une des plus anciennes de la ville : elle figure sur un plan du XVIIème siècle. Elle aboutissait à une rue du Mouton que l’on ne voit déjà plus sur le cadastre de 1855. Au XVIIème siècle, un certain Charles Manissier écuyer, trésorier des Bâtiments Arts et Manufactures du Roi, possédait des terres à Puteaux. Le nom de la rue a été donné en souvenir de cette famille.

Lieu-dit : le Bourg.

Marcellin Berthelot (rue)

Commence avenue du Général De Gaulle et finit rue des Rosiers.

Anciennement rue des Moelloniers, elle prend son nom actuel en 1907.

Marcellin Berthelot (1827-1907) obtint son doctorat de chimie en 1854. Il se spécialise dans la synthèse des substances organiques (éthanol, acide formique, méthane, acétylène, benzène). Il découvre les notions d’équilibre chimique et de vitesse de réaction. Il succède à Louis Pasteur comme secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences en 1889 (il en était membre depuis 1873). Il entre à l’Académie française en 1901.

Il fut également Inspecteur général de l’Instruction publique en 1876, sénateur à vie en 1881, ministre de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts de 1886 à 1887 et enfin ministre des Affaires étrangères de 1895 à 1896.

Marché (Allée du)

Commence rue Eichenberger et finit rue Chantecoq.

Cette allée a été construite au moment de la première réalisation du Marché Chantecoq qui a été inauguré en décembre 1969.

Marianne (Passage)

Commence rue Rouget de l’Isle et finit impasse Hanet.

Il longe la voie de chemin de fer.

Anciennement rue du Puits des Chigneux.

Lieux d’expositions temporaires

Lieu-dit : les Chigneux.

Marius Jacotot (Rue)

Commence place Simone et Antoine Veil et finit rue Rousselle.

Baptisée rue de la Croix, du 25 octobre 1851 au 28 septembre 1881, puis rue du Marché, du 29 septembre 1881 au 30 septembre 1930.

Marius Jacotot est maire de Puteaux de 1925 à 1930. Ancien ouvrier de l’Arsenal de Puteaux il fut militant du parti socialiste et du mouvement coopératif. Il est à l’origine de la construction de la Mairie actuelle, de la publication du Bulletin municipal, de l’édification du Monument aux morts du nouveau cimetière et créateur du patronage laïque. C’est sous son mandat que furent inaugurées les écoles Benoît Malon, Jean Jaurès et l’Ecole Pratique de Commerce et d’industrie. Des terrains furent achetés pour la construction des HBM (Habitations à Bon Marché, ancêtres des HLM).

Il mourut en fonction en avril 1930.

Mars et Roty (Rue)

Commence rue Benoît Malon et finit rue Jean Jaurès.

Voie piétonne.

Percée en 1844 par deux entrepreneurs de maçonnerie : Messieurs Mars et Roty qui en ont fait don à la commune. Dans cette rue, se trouvait l’Ecole Pratique de Commerce et d’Industrie qui se transforma ensuite en lycée technique.

Lieu-dit : le Bourg.

Maréchal Leclerc (Cours du)

Commence rue Edouard Vaillant et finit rue de la République.

Voie piétonne qui permet d’accéder au Collège du même nom et à la ravissante Maison de la Mode.

Deux cèdres y ont été plantés en 2009 en l’honneur de l’amitié franco-libanaise.

Philippe Leclerc de Hauteclocque, plus connu comme le général Leclerc ou maréchal Leclerc, né Philippe de Hauteclocque le 22 novembre 1902 à Belloy-Saint-Léonard et mort dans un accident d’avion en 1947. L’émotion en France à l’occasion de la mort de Leclerc est immense. Le 8 décembre, ses funérailles sont nationales et il est inhumé aux Invalides, dans la crypte des gouverneurs. Il rejoint alors les autres grands militaires qui l’ont tant fait rêver : Foch, Lyautey. Cinq ans plus tard, le 11 juillet 1952, le Parlement vote son élévation à la dignité de maréchal de France et son épouse reçoit son bâton le 28 novembre 1952.

Marées (square des)

Situé rue Marcellin Berthelot, bordé par les immeubles du Carré Vert, le square Moissan et le square Jules Verne.

Dans ce square, on trouve la fontaine du sculpteur américain Prentice qui reproduit le mouvement des marées. Prentice se serait inspiré de la baie du Mont-Saint-Michel pour créer cette fontaine.

Michelet (Cours)

Limité par 3 secteurs : au nord, par l’esplanade du Général De Gaulle au sud par le boulevard Patrick Devedjian et le centre-ville de Puteaux via les passerelles des Vignes et de l’Orme. Desservi par la ligne 1 du métro. C’est le siège de nombreux restaurants et cabinets médicaux.

Michelet (Rue)

Commence rue Paul Lafargue et finit rue Delarivière Lefoullon.

Une rue Michelet fut ouverte en 1896. Elle disparut lors l’aménagement de La Défense et fut remplacée par la rue actuelle.

Jules Michelet, né le 21 août 1798 à Paris, mort le 9 février 1874 à Hyères, est considéré comme un des grands historiens français du XIXème siècle. Libéral et anticlérical, il est un des initiateurs du courant nationaliste aujourd’hui contesté.

Michets Pétray (Rue des)

Commence rond-point de La Défense et finit à l’échangeur de la Rose de Cherbourg.

Cette nouvelle voie reprend le nom d’une ancienne rue qui porte le nom d’une famille de cultivateurs de Puteaux.

Moissan (square)

Longe l’allée des villes jumelées, le square Jules Verne et le square des Marées.

Il existait une rue Moissan qui a disparu lors du réaménagement des quartiers.

Ferdinand Frédéric Henri Moissan (1852-1907) était un pharmacien-chimiste français, spécialiste des corps à hautes températures. Il est principalement connu pour avoir isolé le premier le fluor. Ses travaux eurent beaucoup d’applications dans l’industrie. Il reçut le prix Nobel de chimie de 1906.

Monge (Passage)

Passage souterrain sous le boulevard Patrick Devedjian.

Relie la rue Monge à la rue Louis Pouey, en contournant la Tour Défense 2000.

Voie piétonne.

La Défense, Secteur Arche Sud. Quartier Boieldieu.

Monge (Rue)

Commence rue de la République et finit en impasse, une voie piétonne donne rue Sadi-Carnot.

Ancienne rue des Champs-Moisiaux. Prend son nom actuel le 15 novembre 1906.

Lieu-dit : le Bourg.

Gaspard Monge (1746 – 1818), Comte de Péluse, est un mathématicien et homme politique français. Sa contribution scientifique est des plus variées : elle touche à la chimie (synthèse de l’eau en même temps que Lavoisier, composition de l’acier), à la physique avec la biréfringence et des travaux en optique et en acoustique. Mais son importante contribution est mathématique : il est l’inventeur de la géométrie descriptive, il enrichit le calcul différentiel et est un des fondateurs du système des poids et mesures basé sur la numération décimale. Homme politique, pendant la révolution de 1789, après avoir été un temps ministre de la marine, il joue un rôle d’organisateur dans le développement de la métallurgie et dans la production d’armes et de munitions. Il participe à l’expédition d’Egypte et est un des fondateurs de l’Institut du Caire créé par Bonaparte. Monge a également été un des créateurs de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole Normale Supérieure.

Montaigne (Rue)

Commence rue Monge et finit rue Anatole France.

Anciennement rue des Larrys. Prend son nom actuel en 1900.

Lieu-dit : les Larrys.

Michel Eyquem de Montaigne (1533-1592) est un philosophe, moraliste et écrivain de la Renaissance. Il est resté célèbre par Les Essais, un ouvrage dans lequel il a entrepris de se peindre. A partir de 1572, Il se consacre à l’écriture des Essais. La première édition date de 1580 mais Montaigne ne cessera de l’enrichir jusqu’à sa mort. Magistrat au parlement de Bordeaux, il est un temps diplomate pendant les guerres de religion. Il se lie d’amitié (peut-être d’amour) avec La Boétie dont le décès le meurtrit. Il sera maire de Bordeaux et s’efforcera de maintenir la ville à l’écart des troubles que suscitait le conflit entre Catholiques et Protestants.

Moulin (Parc du)

Bordé par les rues de la République et Cartault, il est relié à la rue Charles Lorilleux par une passerelle.

Le Moulin de Chantecoq situé dans la partie haute de Puteaux a été construit après 1648. En 1786 les Dames de la maison royale de Saint Louis établies à Saint Cyr donnent à bail le Moulin et ses dépendances à un meunier. En 1823, René Lorilleux loue le bâtiment pour y installer sa manufacture d’encres d’imprimerie. Son fils donnera à cette industrie une renommée internationale.

Après la délocalisation des usines dans les années 80, la Société Lorilleux fait don du moulin à la ville de Puteaux. La Municipalité le restaure en 1990. Une résidence d’artistes et un musée sont installés dans le moulin et la résidence du meunier. Une belle fontaine orne le parc.

Le parc où se trouve le monument à la mémoire du général de Gaulle, constitué d’une croix de Lorraine et d’une statue du général, est le lieu des commémorations suivantes. :

8 mai : Commémoration de la Victoire du 8 mai 1945.

18 juin : Anniversaire de l’appel du Général De Gaulle (du 18 juin 1940).

9 novembre : Anniversaire du décès du Général De Gaulle (9 novembre 1970).

Moulin (Rue du)

Commence rue de la République et finit avenue du Général De Gaulle.

Lieu-dit : les Champs Moisiaux

Très ancienne rue de Puteaux, figure sur le plan des chasses royales au XVIIIème siècle. Elle joignait le moulin de Chantecoq à l’actuelle avenue du général De Gaulle.

Avant la construction du chemin de fer en 1839, il existait une autre rue du Moulin qui a donné naissance à l’actuel boulevard Richard Wallace.

Médiane (liaison)

Entre la Boucle Galliéni et la Liaison Médiane à Courbevoie.

Relie Puteaux à Courbevoie. Voie routière.

La Défense, Secteur Esplanade Sud, Quartier Villon.

N

Nélaton (rue)

Commence rue Marcellin Berthelot et finit rue Félix Pyat.

Voie ouverte en 1895/1896 sur les terrains qu’occupait le château des Bouvets, ancienne propriété du baron Rohlfs. Les parfums d’Orsay s’installent au château des Bouvets de 1923 à 1972 et vont y employer jusqu’à cinq cents personnes.

Chirurgien de grand talent, Auguste Nélaton (1807 – 1873) connut, à ce titre, une célébrité européenne. Dans le domaine de l’urologie française du XIXème siècle, il est l’inventeur de la première sonde en caoutchouc vulcanisée, encore utilisée de nos jours. Il fut, entre autres, le médecin de Napoléon III.

O

Oasis (Rue de l’)

Commence rue Rousselle et finit rue Paul Lafargue.

Date de création : 1850.

Lieu-dit : l’Orme.

Tient son nom d’une ancienne propriété où se trouvait une mare ceinturée de peupliers.

Offenbach (Parc)

Situé rue Cartault.

Ainsi dénommé pour honorer la ville d’Offenbach, située dans la banlieue de Francfort (République Fédérale Allemande), jumelée avec la ville de Puteaux en 1956. Ce fut le premier jumelage pratiqué en France. Ces deux villes reçurent le prix de l’Europe en 1956 et 1957.

En l’année 2005, Puteaux a réaffirmé ses liens de respect et de coopération, en fêtant les cinquante ans de jumelage avec Offenbach. La délégation allemande était accueillie du 7 au 10 juin, sous le signe des échanges et de la fraternité.

Le parc d’une surface de 8000 m2 comporte un pavillon, ancienne résidence de la famille Lorilleux, 3 cloches de l’église Notre-Dame-de-Pitié, bénies le 7 Décembre 1856 et nommées : Caroline Léopoldine, Augustine Théodorine et Louise Marie, un beau platane d’orient et un parking souterrain.

Orme (Passerelle de l’)

Enjambant le boulevard Patrick Devedjian, la passerelle relie le cours Michelet au quartier Bellini desservi par un ascenseur.

Voie piétonne.

La Défense, Secteur Esplanade Sud. Quartier Bellini.

Ce nom rappelle l’ancienne présence de cet arbre qui servait de repère sur le chemin qui menait à Saint Germain (rue de la République).

P

Paradis (Rue)

Voie routière qui fait le tour du Square Gallieni et de la Tour Eve et donne accès à des parkings.

La Défense, Secteur Esplanade Sud. Quartier Villon.

Parmentier (Rue)

Commence quai de Dion-Bouton et finit rue Auguste Blanche.

Cette voie fut ouverte en deux sections : la première, aux environs de 1860, reliait le quai à la rue Voltaire. Dix ans plus tard, la libération des terrains de l’ancien cimetière (voir note rue Gérhard) permit l’ouverture de la deuxième section, joignant sous le nom de rue Napoléon le quai à la rue Auguste Blanche et à la rue de Neuilly (actuelles rue de Verdun et Jean Jaurès).

Lieu-dit : le Bourg.

Outre l’école Parmentier la rue comporte l’espace Garino, destiné à présenter les véhicules de Dion-Bouton et à l’angle Parmentier-Voltaire, une bambouseraie.

Agronome et pharmacien, Antoine Augustin Parmentier (1737 – 1813) a développé en France la culture de la pomme de terre. Originaire de la Somme, Parmentier se rend à Paris poursuivre ses stages en pharmacie. Blessé lors de la guerre de sept ans (1756 – 1763) il est fait prisonnier en Prusse où il découvre les vertus nutritives d’une solanacée, la pomme de terre. Il en présentera une thèse Recherches sur les végétaux nourrissants qui, dans des temps de disette, peuvent remplacer les aliments ordinaires…

Pasteur (Rue)

Commence rue Cartault et finit rue des Fusillés.

Ancienne sente des Bachottes. Elle prend son nom actuel en 1896.

L’atelier du peintre René Pradez se situait dans cette rue.

Lieu-dit : les Bachottes.

Chimiste et biologiste, Louis Pasteur (1822 – 1895) accomplit une œuvre immense dans l’étude de la microbiologie, science qu’il a créée.

Louis Pasteur est né à Dôle puis passe sa jeunesse à Arbois. Après avoir obtenu son baccalauréat il passe le concours d’entrée à l’Ecole Normale Supérieure en 1843. A l’ENS il prépare deux thèses dans le laboratoire de Jérôme Balard. Certaines de ses recherches portent alors sur la déviation de la lumière polarisée par les cristaux. Ses résultats concernant l’étude des acides tartriques mettent en évidence le phénomène d’isomérie optique. Nommé doyen de la nouvelle faculté de Lille, il débute des recherches sur les fermentations qui auront des applications dans la vinification et la fabrication de la bière. Avec de brillants collaborateurs comme Roux ou Chamberland, il se consacre ensuite aux maladies infectieuses et découvre le vibrion septique, le staphylocoque et le streptocoque. En 1879, travaillant sur le choléra des poules, il met au point un vaccin.

Il commence ses recherches sur la rage en 1880 et peut préparer un vaccin efficace contre cette terrible maladie. Les travaux sur la rage et sur l’asepsie ont fait de Pasteur un bienfaiteur de l’humanité. L’Académie propose alors de créer un établissement destiné à développer tous ces travaux, c’est ainsi qu’en 1888 naît l’Institut Pasteur. Outil de recherches, de formations et de soins (avec l’hôpital Pasteur maintenant disparu) l’Institut Pasteur sera à l’origine de nombreuses recherches dont plusieurs récompensées par le prix Nobel.

Patrick Devedjian (Boulevard) – (RD 993)

Boulevard circulaire entourant La Défense (Puteaux, Courbevoie).

Anciennement boulevard Circulaire (RN 13). Prend son nom actuel en 2021.

Voie routière non piétonne sur Puteaux.

La Défense, Secteur Arche Nord et Sud, Secteur Esplanade Nord et Sud.

Patrick Devedjian, né le 26 août 1944 à Fontainebleau et mort le 28 mars 2020 à Antony, est un avocat et homme politique français. Ancien Ministre, Président du Département des Hauts-de-Seine.

Paul Bert (Rue)

Commence rue des Bas-Rogers et finit boulevard Richard Wallace.

Elle prend ce nom par délibération du 21 novembre 1890.

La rue Paul Bert est une des rares rues où reste encore un puits. Actuellement au 5 de cette rue se trouve le Musée de la Section d’Or inauguré le 18 juin 2020.

Lieu-dit : Les Sablons.

Professeur de physiologie à la Sorbonne, Paul Bert, né à Auxerre en 1833 et mort du choléra en 1886 au Tonkin, fut membre de l’Académie des Sciences. Docteur en médecine, élève de Claude Bernard, ses recherches ont principalement porté sur la physiologie de la respiration et ses variations en fonction de l’altitude ou en plongée. Il a été député républicain et ministre de l’Instruction Publique et des Cultes du gouvernement Gambetta, de novembre 1881 à janvier 1882.

Son action politique repose sur trois sujets : l’instruction civique, son domaine de prédilection (sans doute occulté par l’action de Ferry), les cultes et les colonies. C’est essentiellement à la lutte contre le cléricalisme et à l’instauration de l’école laïque que Paul Bert, le libre-penseur, a consacré ses actions publiques.

Au 43, une plaque en hommage à Bernard Courtault 

Paul Bert expliqua le phénomène de décompression dans son ouvrage La Pression barométrique.

Paul Lafargue (Rue)

Commence rue Jean-Jaurès et finit rue Delarivière-Lefoullon.

Par délibération du 25 juin 1925, la rue Paul Lafargue succède à la rue Magenta (voie creusée en 1860, délibération des 30 juin 1860 et 8 octobre 1861).

Lieu-dit : les Coutures.

Homme politique, Paul Lafargue est né à Santiago de Cuba en 1842, issu d’une famille de descendants d’esclaves et de colons. A Londres, en 1865, il rencontre Karl Marx dont il épousera la fille. Gagné au socialisme scientifique et membre de la première internationale, il participe à la Commune puis gagne l’Espagne. De retour à Londres, il rencontre Jules Guesde, avec qui, en France, il fonde le Parti Ouvrier Français en 1880. Auteur du célèbre ouvrage Le droit à la paresse (1880) et du Cours d’économie sociale (1884). Il se suicide avec sa femme en 1911 par peur des affres de la vieillesse.

Pavillons (Rue des)

Commence rue Godefroy et finit rue Jean Jaurès.

Primitivement sente du Pré-haut, cette voie ancienne se trouve sur le tracé du plan des Chasses Royales de 1763. Elle bordait, au nord, une très belle propriété qui s’étendait jusqu’à la Seine. La rue a dû prendre son nom vers 1850/1855, lors du morcellement de cette propriété et de la construction des nombreux pavillons qui y furent édifiés.

Lieu-dit : les Pavillons.

Perronet nord, Perronet sud, Perronet ouest (Voies)

Voies entourant la Galerie Marchande de la gare du RER de La Défense.

Voies sous dalle.

La Défense, Secteur Arche Nord, Secteur Arche Sud.

Jean-Rodolphe Perronet (1708 – 1794) est un ingénieur et architecte français fondateur et premier directeur de l’école des Ponts et Chaussées. Constructeur du premier pont en pierre entre Neuilly et Puteaux, inauguré le 22 septembre 1772, en présence du roi Louis XV. Il a tracé la voie qui relie l’Etoile, le Pont de Neuilly jusqu’au Rond-Point de Chantecoq, actuelle Défense, et celui des Bergères.

Pierre et Marie Curie (rue)

Commence rue des Fusillés de la Résistance et se poursuit à Nanterre.

Ancienne sente des Bachottes nommée Pierre Curie par délibération du 15 novembre 1906, elle prend son nom actuel le 8 mars 2018.

Lieu-dit : les Bachottes.

Marie Curie, née Maria Salomea Skłodowska (1867-1934) est une physicienne et chimiste polonaise, naturalisée française par son mariage avec Pierre Curie en 1895.

Scientifique d’exception, Marie Curie est la première femme à avoir reçu deux prix Nobel. Elle reste la seule personne à avoir été récompensée dans deux domaines scientifiques distincts. Elle est également la première femme lauréate, avec son mari, de la médaille Davy de 1903 pour ses travaux sur le radium. En 1911, elle obtient le prix Nobel de chimie pour ses travaux sur le polonium et le radium.

Physicien français, Pierre Curie (1859-1906) est considéré comme un des pionniers de la chimie-physique sur la radioactivité. A 16 ans, Pierre Curie est reçu bachelier en sciences, puis obtient la licence en sciences physiques de l’école de pharmacie. Il étudie les cristaux et le magnétisme. Il commence sa carrière comme préparateur en 1877, puis démonstrateur d’expériences de physique pour les laboratoires jusqu’en 1882 pour devenir directeur de tous les travaux pratiques aux écoles de physique et de chimie industrielle. Il est élu à l’Académie des Sciences en 1905.

En 1903 Marie et Pierre Curie obtiennent le prix Nobel de physique pour leurs travaux sur les substances radioactives et leurs découvertes de deux nouveaux éléments : le radium et le polonium. La même année, ils sont décorés de la Davy Medal of the Royal Society of London.

Pincevins (Passerelle des)

Entre l’Allée des Valettes et la Passerelle Galliéni.

Voie piétonne.

Lieu-dit : les Pincevins.

La Défense, Secteur Esplanade Sud. Quartier Villon.

Pitois (rue)

Commence rue Voltaire et finit rue Auguste Blanche.

A l’origine, cette rue n’était qu’une sente ouverte vers 1827, sur un terrain appartenant à la famille Pitois joignant la rue Voltaire à la rue Gérhard. En 1880, elle fut prolongée jusqu’à la rue Auguste Blanche.

Cette rue figure sur le cadastre de 1855.

Lieu-dit : Le Bourg.

Claude Pitois (1789-1865) fut maire de Puteaux de 1840 à 1847.

Pont de Neuilly

Relie Puteaux et Courbevoie à Neuilly.

Le premier pont, construit en 1609 après le naufrage en 1606 du bac d’Henri IV et de sa famille, était constitué, d’une part, d’un premier pont en bois occupant l’emplacement de l’actuelle rue du Pont à Neuilly et joignant l’ile du Pont et, d’autre part, d’un deuxième pont en bois joignant l’ile du Pont à l’actuelle rue du Bac à Courbevoie. La rue du Pont à Neuilly a été créée à la suite du déplacement de la berge lors des travaux d’aménagement dus à Perronet. Fragile, dangereux, il fut reconstruit plusieurs fois avant d’être remplacé, en amont et à l’emplacement du pont actuel, par un pont en pierre d’un seul tenant construit par Rodolphe Perronet. Ce pont sera inauguré par le roi Louis XV le 22 septembre 1772. Ce pont fut adapté à la fin du XIXème siècle pour permettre le passage des tramways et des premières automobiles ; mais l’accroissement de la circulation et les embouteillages du week-end sur la Nationale 13 entrainèrent son remplacement par un ouvrage plus large.

Le pont actuel est un pont routier de 254m, de largeur utile 35m (chaussée 20m + 2 trottoirs de 7,5m), est formé de deux arches métalliques s’appuyant sur l’ile du Pont. Chaque bras de la Seine est franchi par une arche métallique (82m côté Puteaux-Courbevoie, 67m côté Neuilly) dont la carcasse est soudée, articulée aux extrémités et reposant sur des culées en maçonnerie. Ce pont métallique dû à Louis-Alexandre Lévy fut inauguré en 1942 puis remanié en 1992 pour faire passer la prolongation jusqu’à La Défense de la ligne de métro n°1. L’emprise du territoire de Puteaux est de la moitié amont de l’arche entre l’ile et Puteaux.

Pont de Puteaux

Relie Puteaux à Neuilly et le bois de Boulogne dans le prolongement du boulevard Richard Wallace.

6/8ème sur Puteaux – 1/8 ème sur Paris XVIe – 1/8 ème sur Neuilly.

Le premier pont en fonte, construit en 1895, a été remplacé par un pont moderne, sans pilier central, s’appuyant sur l’île de Puteaux, facilitant le trafic fluvial (juin 1978, première tranche des travaux, 1980, deuxième tranche, mise en service des têtes de pont en septembre 1980). Élargi à six voies routières, le trafic a été considérablement amélioré.

Prony (Rue de)

Commence rue Félix Pyat et finit rue Hoche.

Voie piétonne.

Voie ouverte en 1895/1896 sur les terrains de l’ancien château des Bouvets. Antérieurement elle reliait l’avenue du Président Wilson à la rue Hoche.

Cette rue a été déplacée lors de l’aménagement de la Défense.

Marie Riche, Baron de Prony (1755-1839) est un ingénieur hydraulicien et encyclopédiste français. Il tient son nom de la seigneurie de Prony, à Oingt (Rhône).

Ingénieur des Ponts et Chaussées, il devient l’assistant de Perronet dès 1791, il pose les bases du cadastre. Participe à la création de l’Ecole Polytechnique. Il rédigea son premier mémoire sur la poussée des voûtes à l’occasion du tassement survenu au moment du décintrement du pont de Neuilly.

En 1783, Prony connut son premier succès scientifique majeur avec un mémoire à l’Académie des sciences, Sur la théorie des ponts, avec une application de la mécanique à la construction du pont de Neuilly, et à celle d’autres ponts

Président Wilson (Avenue du)

Commence avenue des Bergères et finit avenue Georges Clémenceau à Nanterre.

Initialement, cette avenue menait jusqu’à la Défense. Ancienne route de Saint Germain-en-Laye, cette partie de la RN 13 prit son nom actuel au lendemain de la guerre de 1914-1918.

Le tronçon « Rond-Point des Bergères/Défense » correspond, depuis 1998, à l’avenue du Général De Gaulle.

C’est dans cette avenue, à proximité de la Place des Bergères, que se situait le cinéma « le Rex », l’un des 4 cinémas de Puteaux dans la période 1930-1950.

Lieux-dits : Les Michets Pétray, les Rus, les Champs Moisiaux, les Graviers, les Fontaines.

Thomas Wilson (1856-1924) a été élu Président des Etats Unis en 1912. Il décida de la participation de son pays à la première guerre mondiale sous son second mandat en 1917, l’Allemagne ayant décidé de reprendre la guerre sous-marine à outrance. Thomas Wilson a reçu le prix Nobel de la paix en 1919.

Puits (Square du)

Situé à l’angle de la rue Saulnier et de la rue de l’Appel du 18 juin.

Lieu-dit : le Bourg.

Pyramide (Patio de la)

Sur l’esplanade du Général de Gaulle, face à la tour Atlantique.

Voie piétonne en contrebas de l’esplanade.

La Défense, Secteur Esplanade Sud. Quartier Villon.

Pyramide (Place de la)

Entre l’esplanade du Général de Gaulle et les immeubles Altiplano.

Voie piétonne sous dalle.

La Défense, Secteur Esplanade Sud. Quartier Villon.

Pyramide (Voie de la)

Commence et finit Voie des Bâtisseurs.

Voie en boucle sous dalle, desserte des immeubles Altiplano et Eve.

La Défense, Secteur Esplanade Sud. Quartier Villon.

R

Rabelais (Rue)

Commence quai de Dion-Bouton et finit rue Voltaire.

Ancienne rue des Martyrs, elle prend le nom de rue de la Liberté sous la Révolution. Redevient, à nouveau, rue des Martyrs sous la Restauration. La rue des Martyrs devient la rue Rabelais le 28 septembre 1881.

Lieu-dit : le Bourg.

Moine bénédictin puis écrivain, François Rabelais (1494-1553) était également médecin et professeur d’anatomie. Esprit érudit et curieux, il est le parfait modèle des humanistes de la Renaissance. En fait, on sait peu de choses sur Rabelais, certains disent de lui que c’est un ivrogne et un jouisseur, d’autres, un érudit et un travailleur infatigable. Il consacra ses écrits à deux héros, Gargantua et Pantagruel, issus de la littérature du Moyen Âge. Il a su, par son écriture, amuser tout en instruisant. Pour lui, les nourritures intellectuelles et terrestres sont indissociables.

Richard Wallace (Boulevard)

Commence quai de Dion-Bouton et finit à la gare de Puteaux.

L’actuel boulevard Richard Wallace n’était primitivement qu’une portion comprise entre la rue Benoît Malon et la gare et portait le nom de rue du Moulin. On la prolongea plus tard jusqu’à la Seine par la transformation du tracé d’une rue Marcel, existant à l’époque. Franchissant le pont de Puteaux, le boulevard se prolonge dans Neuilly jusqu’au château de Madrid.

Dans l’annuaire Lefeuvre des années 1849/50, il est fait mention d’une « cour des miracles » qui tenait ses assises rue Voltaire, et qui servait de refuge aux mendiants de Paris. Cette cour des miracles disparut lors des travaux de percement du boulevard. Le boulevard est appelé jusqu’au 2 août 1890 Boulevard du Chemin de fer avant de prendre le nom de Richard Wallace.

Lieux-dits : le Bourg – les Damattes.

Sir Richard Wallace (1818-1890) est né à Londres sous le nom de Richard Jackson. On en sait peu sur sa jeunesse mais il vient à Paris à l’âge de 6 ans accompagnant la famille Hertford qui l’élève. Devenu secrétaire de lord Herford il change de nom en 1842, Jackson devient Wallace. A la veille de la guerre de 1870, lord Hertford décède ; il lègue à Richard Wallace la totalité de son immense fortune incluant Bagatelle dont il était propriétaire. Pendant le siège de Paris, Richard Wallace utilise cette fortune pour aider les pauvres. Il participe à la création de la société de secours aux blessés militaires. En 1871 il offrit 50 fontaines à boire à la ville de Paris à l ‘époque de la crise en approvisionnement d’eau. En 1879 il crée le Hertford British Hospital rue de Villiers qui deviendra l’hôpital Franco- Britannique à Levallois.

Pendant la guerre contre la Prusse en 1870, il fait un don de 1000 francs à la Ville de Puteaux au profit des Putéoliens réfugiés à Paris. L’année suivante, il refait un don, puis à partir de 1887, les époux Wallace font un don annuel de 500 francs jusqu’au décès de Lady Wallace en 1897.

Richard wallace, collectionneur d’objets d’arts, célèbre grâce à la Wallace Collection hébergée à Londres, a possédé de nombreuses toiles de Fragonard, Van Dyck, Vélasquez, Rembrandt…il a connu des artistes, tels Baudelaire et Flaubert. Bienfaiteur de la commune de Paris, en 1871 il reçoit la croix de Commandeur de la légion d’Honneur. Il repose au cimetière du Père Lachaise.

Roque de Fillol (Rue)

Commence rue Jean Jaurès et finit rue Paul Lafargue.

Ancienne rue des Coutures, cette rue divisée en trois sections portait les noms suivants :

– de la rue Jean Jaurès à la rue Rousselle : rue Guérin, bienfaiteur de la commune ;

– de la rue Rousselle à la rue Paul Lafargue : rue des Coutures, de 1812 au 26 Juillet 1912 ;

– une troisième section se prolongeait après la rue Paul Lafargue, sous le nom de Denis Papin.

La rue Roque de Fillol a pris ce nom le 27 juillet 1912.

La synagogue de Puteaux est située dans cette rue.

Lieu-dit : les Coutures.

Jean Théoxène Roque de Fillol (1824-1889) était maire de Puteaux en 1871. Socialiste, il est arrêté par les autorités versaillaises un mois avant la fin de la Commune. Jugé en août 1871 par le Conseil de Guerre pour sympathie avec les communards et pour de multiples chefs d’accusation il fut condamné aux travaux forcés et déporté en Nouvelle-Calédonie puis gracié en 1879. Après son retour il sera député de la Seine de 1881 à 1889. Dans son livre Histoire de la presqu’île de Gennevilliers et du Mont-Valérien, édité en 1889, il évoque « Un long et amer exil » et consacre un chapitre à Puteaux. Roque de Fillol repose dans l’ancien cimetière de Puteaux.

Rose de Cherbourg (Echangeur de la)

Relie le boulevard Patrick Devedjian à l’avenue du Général De Gaulle.

La Rose de Cherbourg tire son nom d’une part de sa forme qui vue du ciel évoque une rose et d’autre part de la Nationale 13 qui relie Paris à Cherbourg.

La Défense, Secteur Arche Nord, Secteur Arche Sud.

Rose de Cherbourg (Promenade de la)

Partie de l’échangeur transformée en jardins suspendus, inaugurée le 27 septembre en 2023.

La Défense, Secteur Arche Nord, Secteur Arche Sud.

Rosiers (rue des)

Commence avenue du président Wilson et finit avenue Pablo Picasso (Nanterre).

Ancienne sente des Rosiers.

Rue limitrophe de Nanterre.

Lieu-dit : les Fontenelles.

Cette rue fut ainsi dénommée pour rappeler les champs de rosiers qui existaient dans ce quartier. Leurs essences étaient très réputées puisque les rosiers de Puteaux fournissaient des usines à parfum comme René Coty, le Chevalier d’Orsay, Roger Gallet, Caron et Lenthéric. Des champs entiers étaient consacrés à la culture de la rose de Puteaux, sous le nom Rosa damascène, plus tendre, plus pâle, plus suave que la rose de Provins Rosa Gallica, quoique appartenant à la famille de la rose de Damas. On en rencontre encore quelques bouquets dans la roseraie du parc Lebaudy sur l’île de Puteaux. Très recherchée des pharmaciens et des parfumeurs, les premiers faisaient entrer son suc dans la composition de leurs collyres si renommés et si précieux pour les affections de la vue et les seconds en extrayaient une huile essentielle.

Rouget de Lisle (Rue)

Commence rue des Bas-Rogers et finit boulevard Richard Wallace.

Cette rue dessert deux squares dont celui de la Jungle inauguré en 2023.

Lieu-dit : les Sablons.

Capitaine à Strasbourg, poète et compositeur de musique, Claude Rouget de Lisle (1760-1836) est le père de La Marseillaise. Sorti de l’école de Mézières, en garnison à Strasbourg, il fait connaissance avec le maire Frédéric-Philippe de Dietrich dans une loge maçonnique. A la demande du maire il compose plusieurs chants patriotiques dont un hymne à la liberté. En 1792 les armées coalisées envahissent la France, le 25 avril il présente dans le salon de la mairie le chant de guerre pour l’armée du Rhin qu’il vient de composer. Celui-ci sera chanté par le bataillon des fédérés marseillais dans leur marche vers Paris en juillet 1792 et très vite sera appelé La Marseillaise qui devient l’hymne national français en 1879. Destitué de ses fonctions de capitaine parce qu’il s’oppose à l’arrestation de Louis XVI, emprisonné sous la Terreur, puis combattant en Vendée, il démissionne en 1796. Ne réussissant pas à percer dans une carrière littéraire, durant la période napoléonienne il dirige une entreprise de fournitures de vivres aux armées. Critique à l’égard de Napoléon 1er il vivra ensuite difficilement et obtiendra une petite pension de la Légion d’honneur accordée par Louis Philippe en 1830. Les cendres de Rouget de Lisle furent transportées aux Invalides en 1915.

Rousselle (Rue)

Commence rue des Pavillons et finit rue de la République.

Ancien chemin de la Picarée, puis de l’Orme, nommé ainsi en raison d’un orme qui était planté à l’intersection de la rue Rousselle et de la rue de la République, orme qui figure sur le plan des chasses royales en 1763. Cette rue prend son nom par un arrêté du 15 janvier 1877.

Lieu-dit : l’Orme.

Charles-Alfred Rousselle (1834-1890) est un bienfaiteur de la commune. Il fit don de 200 francs par an pour la construction d’une fontaine, encore présente au n°17. Puis il légua à la commune sa propriété sise au 21, rue de l’Orme.

République (Rue de la)

Commence rue Arago et finit avenue des Bergères.

Lieux-dits : la Côte – les Larrys.

D’abord appelée vieille route de Saint-Germain lors de la création du rond-point des Bergères, en 1763, elle garde ce nom jusqu’au 25 octobre 1851. Elle prend celui de rue de Saint Germain jusqu’à une délibération du 28 septembre 1881 qui la baptise rue de la République. C’est le plus ancien des axes routiers traversant Puteaux, il figure sur le plan de 1669. Gérard Leclerc, ancien président de la SHALP (Société historique, artistique et littéraire de Puteaux) pensait que les statères (monnaie gauloise) découverts à Puteaux l’auraient été lors de travaux dans les années 50.

Au bas de la rue, entre 1925 et 1967, le restaurant Camille Renault vite appelé le Big Boy (du fait du poids imposant de son propriétaire, près de 200 Kg) a été le rendez-vous d’écrivains et de peintres de l’école de Puteaux, comme Jacques Villon ou Frank Kupka.

Un peu plus haut, une école maternelle et primaire a été construite, à la fin du XIXème siècle.

A l’emplacement occupé actuellement par la poste, se trouvait le hameau de Chante Coq composé de 4 maisons dont le cabaret de Chantecoq. Une légende prétend que c’est en ces lieux que La Fontaine imagina sa fable Le coche et la mouche. Légende ou réalité ? Le fabuliste, en effet, emprunta mille fois cette route pour se rendre à Saint-Germain-en-Laye où résidait alors le Roi et sa cour, il n’est pas impossible que la côte qui conduit de la poste à la place des Bergères ait été à la source de son inspiration. Au XVIIème siècle, les putéoliens ont demandé et obtenu un moulin ; celui-ci est toujours présent.

Depuis les années 1930, La Poste principale et l’Hôtel de Ville, bâtis selon les plans des frères Niermans ont été édifiés. Presqu’en face de l’Hôtel de Ville, se situait une gendarmerie maintenant remplacée par des services municipaux. La rue de la République est également bordée par le palais de la Médiathèque inauguré le 30 janvier 2009 ; le cinéma le Central inauguré le 18 février 2009 en présence de Brigitte Fossey ; la crèche des Cèdres, une des plus anciennes de Puteaux édifiée en 1935 sur la propriété Rivoire achetée par la commune en 1912. A proximité du pont du chemin de fer, se trouve le Jardin des Vignes inauguré le 19 septembre 2009.

Passé ce pont, la rue de la République est bordée par le square du Souvenir Français, l’école Marius Jacotot, le parc du Moulin, le jardin Lorilleux, le jardin de la Folie et le jardin des Oliviers.

S

Sadi-Carnot (Rue)

Commence rue Monge et finit par un escalier donnant rue Louis Pouey.

Elle se terminait rue Jules-Guesde avant la construction de La Défense.

Anciennement rue des Vignes. La rue Sadi Carnot succède à la rue des Vignes, par une délibération du 3 juillet 1896. Une partie de la rue a été supprimée lors de l’aménagement de la Défense.

Lieux-dits : les Loges, les Larrys.

Marie François Sadi, dit Sadi-Carnot (1837-1894) est un homme d’état français. Elève de l’école Polytechnique puis de l’école des Ponts et Chaussées, il devient Ingénieur en chef de la Haute Savoie. Député de la Côte d’Or en 1871, il est nommé préfet de la Seine Inférieure, puis ministre des Travaux Publics en 1880, ministre des Finances en 1885 et Président de la République en 1887. Dans un contexte d’agitation syndicale et anarchiste, Sadi-Carnot est assassiné d’un coup de poignard par l’anarchiste italien Jeronimo Caserio à Lyon en 1894. Il repose au Panthéon.

Saulnier (Rue)

Commence rue Voltaire et finit rue Jean Jaurès.

Piétonne entre rue Voltaire et rue Benoît Malon.

La rue Saulnier est une voie ouverte en 1844 sur un terrain cédé par M. Langlassé, petit-fils de Monsieur Saulnier (par sa mère).

Lieu-dit : le Bourg.

Jean Saulnier (1752-1821) fut maire de Puteaux de 1800 à 1816. La famille Saulnier exerçait au XVIIIème siècle le commerce de l’épicerie en gros. Elle était considérée comme l’une des plus riches familles de Puteaux. Les locaux utilisés par cette famille ont servi ensuite à des cours professionnels organisés par les usines de Dion-Bouton. Ils furent ensuite repris par une association catholique avant de devenir le presbytère de la paroisse de Puteaux au n°33.

Le square du Puits se trouve à l’angle de la rue Saulnier et de la rue de l’Appel du 18 juin.

L’ancienne mosquée de Puteaux, en cours de rénovation, est située dans cette rue.

Sculpteurs (Voie des)

Commence rond-point de La Défense et finit voie des Bâtisseurs.

Voie sous dalle, desserte d’immeubles.

La Défense, Secteur Esplanade Sud. Quartier Villon / Quartier Michelet.

Simone et Antoine Veil (Place)

Place que l’on trouve sur les plus anciens plans. Au XVIIème siècle, appelée place de la Croix des Arpents, elle devient place du Marché en 1881 (Le marché étant alors sur cette place). Après la Seconde Guerre mondiale, elle prend le nom de place Stalingrad le 11 février 1946 (en souvenir de la bataille qui marque le début de la défaite des nazis). Le 8 mars 2018, elle prend le nom de Simone et Antoine Veil.

Simone Veil est née à Nice en 1927. Elle y fait sa scolarité jusqu’au moment de l’arrivée des allemands dans cette ville. Elle est alors déportée à Auschwitz. Libérée, elle fait des études de droit et sciences politiques. Elle travaille à la direction de l’administration pénitentiaire et attire alors l’attention sur le sort des femmes détenues. Elle se marie en 1946. Elle aura trois enfants. En 1956, elle occupe un haut poste dans la magistrature. En 1974, elle est ministre de la Santé publique et fait adopter la loi dépénalisant l’avortement. En 1979, elle est élue au Parlement européen dont elle devient la première présidente. De 1993 à 1995, elle est ministre d’Etat, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville. En 1998, elle sera au Conseil Constitutionnel jusqu’en 2007. Elle est élue à l’Académie française en 2010. Elle meurt en 2017. Elle sera enterrée au Panthéon aux côtés de son mari en 2018.

Souvenir Français (Place du)

Anciennement square des Martyrs de la Résistance (par délibération du 30 décembre 1944).

Située face à la gare de Puteaux, cette place, initialement baptisée square de la gare, comporte un monument portant les noms d’une partie des putéoliens morts en déportation, fusillés ou décédés lors des combats de la Libération. Ce monument érigé sous la mandature de Charles Ceccaldi-Raynaud a été récemment refait et le square est devenu le 8 mai 2019 place du Souvenir Français, lieu de commémoration : le dernier dimanche d’avril, Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation et le 27 mai, Journée nationale de la Résistance.

Sports (Allées des)

Île de Puteaux.

Partant de la voie de circulation du pont de Puteaux, c’est une boucle qui fait le tour des parkings des Sports et de l’Écluse, longe l’entrée du Parc des Sports interdépartemental, passe sous le pont côté Neuilly, et remonte vers la voie de circulation du pont de Puteaux en longeant le Naturoscope, le gymnase Raymond Dot et l’entrée du parking du Palais des Sports de Puteaux.

Station (Chemin de la)

Commence boulevard Richard Wallace et finit rue Monge.

Voie piétonne.

C’est un passage ouvert lors de la construction de la gare de Puteaux en 1839. Il longe la voie de chemin de fer et le jardin des Vignes. On y accède par escalier, escalator et ascenseur. Il est bordé de belles demeures.

Lieu-dit : les Damattes.

Sud (Place du)

Entre la passerelle Jean Moulin et la passerelle Galliéni.

Voie piétonne.

La Défense, Secteur Esplanade Sud. Quartier Villon.

T

Théâtre (Place du)

Cette nouvelle place située rue Mars et Roty a été créée en juillet 2014 sur une partie de l’ancien collège technique.

Lieu-dit : le Bourg.

Tilleuls (Avenue des)

Commence rue Bernard Palissy et finit rue des Bas-Rogers.

Voie privée créée aux environs de 1900 sur les terrains de la Cahutte.

Lieu-dit : La Cahutte.

Triangle (Cour du)

Entre la passerelle du Triangle et l’allée de l’Arche.

Voie piétonne.

La Défense, Secteur Arche Nord. Quartier Faubourg de l’Arche.

Triangle (Place du)

Formée par deux passerelles en V au-dessus de la rue de la Demi-Lune.

Voie piétonne.

La Défense, Secteur Arche Nord. Quartier Faubourg de l’Arche.

Trouée verte

Espace créé en 2014 entre le boulevard Richard Wallace et la rue Mars et Roty. En son milieu une fontaine Wallace munie d’un brumisateur. De part et d’autre deux façades en trompe-l’œil des plus réussies.

Lieu-dit : le Bourg.

V

(Voir rue Hoche)

(Voir rue Jules Verne)

Valettes (Allée des)

Entre l’allée de la Dame Blanche et la passerelle des Pincevins.

Voie piétonne.

Lieu-dit : Les Valettes.

La Défense, Secteur Esplanade. Quartier Villon.

Valettes (Chaussée des)

Entre l’avenue Jean Moulin et le boulevard Patrick Devedjian.

Modifiée et mise à double sens en 2020.

Voie routière.

Lieu-dit : les Valettes.

La Défense, Secteur Esplanade Sud. Quartier Villon.

Valmy (Rue de)

Entre le pont Léonard de Vinci à Courbevoie et le boulevard Patrick Devedjian.

Ancien chemin des Coudes.

Lieu-dit : les Saurins.

La Défense, Secteur Arche Nord.

Valmy, bataille remportée le 20 septembre 1792 par l’armée française commandée par les généraux Dumouriez et Kellermann contre l’armée coalisée prussienne commandée par le duc de Brunswick. Cette année 1792 marque le début de la Première République et du calendrier républicain (le 22 septembre 1792 devient le 1er vendémiaire de l’an 1).

Verdun (Rue de)

Commence avenue Georges Pompidou et finit rue des Bas-Rogers.

Cette rue s’appelait initialement rue de Neuilly.

La rue prend naissance à Suresnes et dans son tronçon compris entre l’avenue Pompidou et la rue des Bas Rogers sépare Suresnes (au nord) de Puteaux (au sud).

C’est en hommage aux combattants de 14-18, que la rue de Verdun est inaugurée en 1954.

La rue de Verdun nous rappelle la bataille qui eut lieu en Lorraine autour de la ville de Verdun de février à décembre 1916, pendant la première guerre mondiale (1914-1918). Conçue par l’état-major allemand pour détruire l’armée française, cette bataille débute par une offensive allemande précédée d’une préparation d’artillerie. L’armée française, soumise à un déluge de feu, subit de sérieux revers. Un fort, Douaumont, tombe aux mains de l’ennemi. Mais l’offensive est bloquée par l’arrivée de troupes commandées par le général Pétain. Il s’en suit une guerre de tranchées alors que le ravitaillement des troupes françaises s’opère par une voie de chemin de fer sinueuse et une route transformée en bourbier. Sur celle-ci circule une file ininterrompue de camions apportant renforts, vivres et munitions : c’est la voie sacrée. Les usines de Puteaux ont participé à l’effort de guerre. Offensives et contre-offensives se succèdent sous la direction du général Nivelle. Pour la troupe le lot quotidien des soldats dans les tranchées c’est le supplice des gaz, de la boue, de la peur : c’est l’enfer de Verdun qui résume toute l’horreur de la guerre. C’est à Verdun que les troupes françaises ont subi le plus de pertes humaines. De février à décembre 1916 on a comptabilisé plus de 300 000 hommes morts ou disparus et de nombreux blessés.

Victor Hugo (Rue)

Commence rue des Bas-Rogers et finit rue Chantecoq.

Nom donné par délibération du 25 mars 1902.

Ancienne sente des Sablons, elle s’arrêtait à la hauteur de la rue Charles Chenu (ancienne sente Leroy). Elle fut prolongée jusqu’à la rue Chantecoq en 1900 par acquisition de terrains sur la propriété Rivoire.

Lieu-dit : les Sablons.

Ecrivain, romancier, auteur de théâtre, critique, journaliste, historien, Victor Hugo (1802-1885), est, sans conteste, l’un des géants de la littérature française. Il n’a cessé, sa vie durant, de combattre l’injustice en protestant contre le travail des enfants, le bagne, luttant contre la peine de mort…Ses premiers écrits, Odes et Ballades, les Orientales, Hernani, Notre-Dame de Paris, Ruy Blas font de lui le chef de la jeune école romantique. Malgré l’amour tendre et vigilant de Juliette Drouet, il connaît la douleur lorsqu’il perd sa fille Léopoldine qui s’est accidentellement noyée près de Villequier. Républicain libéral, lors de la proclamation du Second Empire, il se réfugie à Bruxelles puis à Jersey et enfin à Guernesey pour un long exil, de 1851 à 1870. De ces vingt années d’exil vont surgir Les Châtiments, Les Contemplations, La Légende des siècles et une grande fresque romanesque, Les Misérables, et tant d’autres écrits… Son œuvre est immense. Après son exil, revenu en France, sa gloire ne cesse de grandir. En 1876 il est élu sénateur. A sa mort, son cercueil fut exposé sous l’Arc de Triomphe puis transporté au Panthéon.

Vignes (Passerelle des)

Entre la rue Paul Lafargue et le cours Michelet.

Voie piétonne.

La Défense, Secteur Esplanade Sud. Quartier Michelet.

Villes jumelées (allée des)

Commence rue Edgard Quinet et finit square des Marées.

Voie piétonne.

Le jumelage a posé ses jalons en Europe dès 1946, au sortir de la Seconde Guerre mondiale. L’objectif initial était de resserrer les liens entre les nations européennes pour les réconcilier. Actuellement cet objectif se resserre autour d’échanges culturels, économiques et rencontres sportives entre villes.

La ville de Puteaux est jumelée ou a signé un Pacte d’Amitié avec 10 villes européennes ou extra européennes.

Les villes jumelées sont : Offenbach (Allemagne), Esch-sur-Alzette (Luxembourg), Mödling (Autriche), Velletri (Italie), Zemun (Serbie).

Les villes avec lesquelles un Pacte d’Amitié a été signé sont : Kati (Mali), Gan Yavné (Israël), Braga (Portugal), Opocno (République Tchèque), Tanger (Maroc).

Voleurs (Pont des)

Enjambe la rue Marianne à proximité de la rue Rouget de Lisle. Comme en toute ville, il existe de beaux et de mauvais quartiers. Ce pont n’avait pas, au début du siècle, bonne réputation, ce qui lui valut d’être nommé pont des voleurs.

Volta (Rue)

Commence quai de Dion-Bouton et finit rue de Verdun.

Initialement, cette voie fut ouverte sur les anciens terrains du château de Puteaux. Elle prend son nom actuel en 1900.

Lieu-dit : le Château.

Au numéros 2 de cette rue et aux 3-5 quai National (actuellement de Dion-Bouton) se localisait, dès 1900, la société Ouest-Lumière. Cette société alimentait en courant alternatif Puteaux, plusieurs communes de la banlieue ouest ainsi que certaines lignes de tramway. Le charbon qui alimentait l’usine arrivait par péniches sur la Seine. L’usine qui employait plus d’une centaine d’ouvriers (et ouvrières) est rattachée au Syndicat des communes de Banlieue pour l’électricité (SCBPE) en 1924 puis intégrée à EDF en 1946. Sa démolition commence en 1991. Aux numéros 3-5 de cette rue, en 1911, l’ingénieur Raymond Saunier s’associe aux frères Morane pour créer l’usine d’aviation Morane-Saunier. Sur leurs avions voleront Georges Legagneux (1912) et Roland Garros (1913).

Physicien italien, Alessandro comte Volta (1745 – 1827) est l’inventeur de la pile qui porte son nom. Un des chercheurs qui influença le plus Alessandro fut Luigi Galvani, professeur d’anatomie à l’université de Bologne, qui constata en 1786 qu’une décharge électrique provoquait la contraction des muscles de la grenouille. Reprenant les expériences de Galvani sur les muscles des grenouilles, Volta découvrit que le courant électrique est transmis par l’intermédiaire d’un liquide et qu’un arc conducteur dont les extrémités sont appliquées en deux points du nerf afférent au muscle doit être constitué de deux métaux différents pour provoquer la contraction musculaire. Il en déduisit qu’il devrait inclure un liquide entre deux plaques de métaux différents pour réaliser un générateur d’électricité : une pile. Sa première pile était composée par un empilement d’éléments constitués chacun d’une plaque de cuivre et d’une plaque de zinc séparées l’une de l’autre par un papier buvard imprégné de saumure.

Voltaire (Passage)

Commence rue Gérhart et se termine en impasse.

Il s’agit d’une voie nouvelle créée lors de l’édification du quartier des Arts. Au début de ce passage et parallèlement à lui, une petite impasse, l’impasse Voltaire.

Voltaire (Rue)

Commence rue Francis de Pressensé et finit rue Godefroy.

La rue Voltaire, anciennement rue Saint Denis, figure déjà sur des plans anciens, elle joint les terres du château au cœur du bourg construit autour de la vieille église. Sous la Révolution elle se nomme rue de la Franciade puis retrouve son nom primitif sous la Restauration. On retrouve cette voie sur les plans cadastraux de 1810 et 1855 dont la comparaison indique un important développement du bâti qui la borde. Elle prend enfin le nom de Voltaire le 28 septembre 1881.

Lieu-dit : le Bourg.

La rue est en deux tronçons : le premier commence à la rue Francis de Pressensé et se termine rue Auguste Blanche ; suit un petit passage piétonnier jusqu’au boulevard Richard Wallace. Le second tronçon part de ce même boulevard et se termine rue Godefroy.

Actuellement la rue est bordée par les bâtiments de la résidence de l’Arsenal, ceux du quartier des Arts et à proximité de la rue Auguste Blanche par le Jardin du sud, un square planté de palmiers rustiques (Tachycarpus), d’un olivier et de figuiers. Au 9 de la rue Voltaire une étroite sente la relie à l’extrémité de l’impasse Legagneux.

Le compositeur Lully (1632 -1687) y avait une maison de campagne et son banc à l’église. II est d’ailleurs le parrain d’une des cloches de l’ancienne église (la cloche Jean-Baptiste). Le Conservatoire, rue Francis de Pressensé, porte d’ailleurs son nom ainsi qu’une aire de jeux qui lui fait face et que borde la rue Voltaire.

Écrivain, pamphlétaire, François Marie Arouet dit Voltaire (1694 – 1778) aura par son œuvre une influence non négligeable sur les destinées de la Révolution française. Durant sa longue vie Voltaire couvre presque tout le XVIIIème siècle. Son œuvre sera connue de l’Europe entière. De la comédie à la tragédie, du dialogue au pamphlet, du journalisme au conte philosophique, de l’ouvrage historique aux discours, Voltaire a pratiqué, en vers ou en prose, presque tous les genres. Voltaire incarne encore aujourd’hui le philosophe vantant l’esprit de liberté dans ses Lettres philosophiques et l’opposition à l’intolérance et à l’injustice, ayant, avant beaucoup d’autres, défendu les droits de l’homme et les grandes causes de I’humanité. On lui doit des tragédies (Zaïre, Mahomet), des contes (Zadig et Candide), un Traité sur la tolérance et le Dictionnaire philosophique.

W

William Lévy (Square)

Situé dans la partie haute du boulevard Richard Wallace, au pied de la gare SNCF.

Militant socialiste, William Lévy (1908 – 1961), dirigeant de la SFIO, est tué par l’OAS à Alger le 20 novembre 1961.

C’est à la mémoire des soldats morts pour la France pendant la guerre d’Algérie que fut érigé un monument et que le square fut inauguré en 1973. Aujourd’hui, ce monument porte le nom de monument aux morts de la guerre d’Algérie, des combats du Maroc, de la Tunisie et des théâtres d’opérations diverses ; il est le lieu des commémorations suivantes :

25 septembre : Journée nationale aux Harkis ;

5 décembre : Journée nationale d’hommage aux morts pour la France pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie.

19 mars : Journée nationale du Souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc par la FNACA ;

8 juin : Journée nationale d’hommage aux morts pour la France en Indochine.

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